NOTIONS SUR LE TAMISAGE
ment dits, pour la sortie des bocards), offrent moins d'incertitude, car on les classe simplement suivant la largeur de la fente et on ind ique en même tem ps la proportion des vides aux pleins (/îg. 180).
Avec ces données, on calcule et on compare facilament les sections d'écoulement
offertes aux matières g
par des plaques perfo- 'a
rées déterminées. ■*
La dnréedu tamisage |
influe aussi beaucoup %
sur le rendement d'une 4
perforation ou d'une §
maille déterminée. °-
Tout le monde sait |
qu'en tamisant à la g
main, par exempte, on «
arrive à faire traverser g
le tamis par des grains I
supérieurs à son nu- S
méro, pourvu qu'on à
agisse par chocs prolongés, une fois toutes les matières fines évacuées.
L'entretien et l'usure des toiles métalliques qui constituent les tamis employés dans les appareils pour le traitement des minerais d'or, jouent un rôle qui est loin d'être négligeable dans le prix de revient. Même avec des tôles à fentes inclinées, les tamis d'un
bocard ne durent guère plus de quinze jours. Dans le broyage à sec, où on est obligé de recourir uniquement au tamisage pour opérer le classement, l'importance de l'usure des tamis est un des principaux inconvénients de la méthode, surtout quand on la compare à la facilité avec laquelle on réalise la même opération avec des classificateurs hydrauliques, dont l'usure est nulle et qui travaillent sans aucun contrôle une fois qu'ils sont réglés, tandis que tout tamisage demande une surveillance constante afin d'éviter les surcharges, les engorgements et de remplacer les toiles trouées.
' Classification des appareils de broyage. — Les appareils de broyage se divisent en quatre classes, d'après la façon dont s'opère la trituration.
a) Appareils agissant par le choc : pilons. — Ces appareils ont pour type le moulin californien à bocards (stamp-mill), dérivé luimôme de l'ancien bocard allemand et parvenu, on peut le dire, à un degré de perfectionnement tel qu'il n'y a plus guère à chercher que des améliorations de détail dans l'ensemble qui porte le nom de moulin californien. C'est, par excellence, l'outil des minerais à or libre, qui constituent la très grande majorité de ceux actuellement exploités sur le globe. Aussi le décrirons-nous dans toutes ses parties.
Les moulins à force centrifuge tels que le broyeur Carr, le Vapart le Cyclone, etc., agissent aussi par le choc; mais ils ne sont pas employés dans l'industrie aurifère. L'usure rapide de leurs organes, la consommation élevée de force motrice et l'obligation de travailler à sec les ont fait écarter a priori.
b) Appareils travaillant par écrasement. — Cette classe est innombrable et chaque jour voit éclore un nouveau modèle. Je me bornerai, à la description de ceux qui ont reçu la sanction d'une pratique prolongée.
On peut distinguer un certain nombre de divisions, suivant la façon dont s'opère la trituration.
Moulins chiliens : ces broyeurs, à vitesse réduite, issus du moulin à huile de nos ancêtres, sont fréquemment employés dans le traitement des minerais d'or. On en construit avec sole circulaire fixe et meules tournantes mobiles, ou, à l'inverse, à meules fixes, la sole tournant sur des galets.