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RAPPORT AVEC LE TAMIS 75 MESCH

Ces chiffres sont théoriques, en ce sens qu'ils ne mettent en évidence que la capacité comparée de production ; mais ils ne tiennent aucun compte de l'usure et des frais de remplacement des tamis, qui, dans les finesses de 75 et au-delà, deviennent un élément de dépense considérable. Une organisation susceptible de tamiser 100 tonnes par jour à une pareille finesse exigerait des installations formidables pour repasser les refus successifs, etc.

Il est reconnu qu'une usine susceptible de broyer, au tamis 42-mesh, 100 tonnes par jour, ce qui est une dimension suffisante pour la chloruration, ne passerait pas 40 tonnes si on adoptait le tamis-40. Au-delà de 30 mesh, le broyage avec des cylindres, si •avantageux au point de vue du rendement, ne pourrait être que difficilement appliqué. Les constructeurs eux-mêmes de ce genre d'appareils les déconseillent lorsqu'on veut atteindre des finesses supérieures à 40-mesh.

11 n'y a donc pas de comparaison possible comme frais de broyage entre ceux qu'exige le traitement du minerai brut par la cyanuralion, demandant un broyage au tamis 60 ou 80 et celui nécessaire à la chloruration, c'est-à-dire au tamis 12 mesh. 11 convient aussi <le remarquer, à l'avantage de la chloruration, que la proportion de slimes est infiniment moindre que dans li cas du broyage fin pour la cyanuration du minerai cru.

La comparaison la plus intéressante se trouve dans le broyage au tamis 12 pour la chloruration et au tamis 24 ou 30 pour la cyanuration, avec grillage dans les deux cas, parce que c'est celle qui -s'applique dans la pratique.

Tout le problème ne consiste pas, comme le pensent les gens non initiés, à dissoudre le métal précieux au moyen d'une solution faible de cyanure de potassium ou de chlore, et de précipiter ensuite l'or par le zinc, l'hydrogène sulfuré ou le sulfate ferreux. Tout ceux qui ont une expérience de l'uu et l'autre procédé savent qu'ils offrent l'un et l'autre leurs difiicultés spéciales, chimiques et métallurgiques, qu'il faut envisager dans tous leurs détails si on veut arriver à des conclusions exactes, d'autant plus que les études chimiques des réactions qui accompagnent la cyanuration sont beaucoup plus nombreuses et plus complètes que celles faites jusqu'ici sur le procédé concurrent de la chloruralion.

Dans cette dernière méthode, la précipitation totale de l'or s'obtient au moyen des réactifs usuels : hydrogène sulfuré, charbon de bois ou sulfate ferreux. Dans la cyanuration, au contraire, cette partie si capitale du traitement est entourée de sérieuses difficultés -et a souvent occasionné des perles irréparables.

Le chargement et le déchargement des barils, employés dans la -chloruration, sont des manœuvres qui peuvent s'exécuter aussi -aisément que celles exigées pour les opérations similaires dans les

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