‹ L'industrie chimique aux États-Unis [microforme]Chapitre 7 sur 162 · A CR TR I · texte numérisé non relu

A CR TR I

0,000 AS TE mr 14,400 :

TES. Matière colorantes artificielles... 27,

0,000 Acide salicylique................. 1,727

mg Es

__ Les Etats-Unis ont donc réussi pendant ces qua. e dernières années, non seulement à remplacer les importations d'Allemagne dont ils dépendaient largement auparavant, notamment en ce qui concerne leur consommation de matières colorantes, de parfums et de produits pharmaceutiques, mais ils ont réussi aussi à combler le déficit de nos fabrications de poudre, explosifs et produits intermédiaires.

Ce n’est pas d’ailleurs seulement par son importance que l’industrie chimique américaine mérite de retenir notre attention. D’autres raisons doivent nous inciter à être mieux renseignés que par le passé sur les développements rapides de certains pays. Bien des problèmes s'imposent maintenant à nous. Non seulement la situation dirigennte que nous avons conquise dans le domaine politique doit .:uu. servir à développer notre puissance économique, mais les dif, tés financières créées par la guerre et la nécessité de maintenir et améliorer notre change, sont autant de raisons qui nous obligent à augmenter nos exnortations.

Il y a un certain nombre de produits pour lesquels nous ne devons guère songer à lutter sur les marchés extérieurs, parfois à cause d’un approvisionnement moins favorable en matières premières que chez nos concurrents, mais le plus souvent parceque la main d'œuvre dont on va disposer en France sera limitée et assez exigeante au point de vue des salaires.

Dans la branche produits chimiques, la question main-d'œuvre ne joue qu’un rôle assez faible. D'autre part notre situation naturelle, nos ressources en houille blanche, la possession de certaines matières premières (bauxite, sels de potasse d'Alsace, etc.) nous placent dans une situation aussi favorable que les plus favorisés de nos “oncurrents. Ce ne sont pas enfin les techniciens nécessaires qui nous feront défaut, si on veut bien leur accorder 5 situation plus en rapport avec les services que l’on attend

eux.

L'industrie chim'- : -st donc l’une des industries où nous pouvons exceller et pL .aquelle nous pouvons songer à not : créer des débouchés. Parmi les concurrents que nous rencontrerons sur les marchés extérieurs de produits chimique, ilyena deux que nous connaissons déjà assez bien: l’Angeterre et l’Allemagne. Pour ce dernier, l'occupation de la partie la plus industrielle de l'Allemagne nous donne l’opportunité, d’une part de la paralyser pour un temps suffisant à notre préparation d’après guerre, et d'autre part de pénétrer les secrets de fabrication, l’organisation commerciale, etc. des usines de produits chimiques de la région rhénane qui sont les plus importantes.

Au-delà de l'Atlantique, un autre concurrent commercial et industriel s’est développé merveilleusement durant la guerre et à cause de la guerre. Lu usines de produits chimiques américaines fabriquent maintenant quantité de produits qu’elles

nières magne en ce e parussi à t pro-

ee que ntion.

eignés pays.

seuleans le ssance guerre autant

ous ne parfois atières rceque itée et

‘œuvre uation de cere, etc.) s favoniciens ‘corder attend

ù nous à not :

‘enconyena l’Alleindusrt de la d'après cation, miques

mercial

guerre amériqu’elles

En Éle

n’auraient jamais songé à fabriquer autrement. Des usines y existent qu’il faut utiliser pour autre ehose que la fabrication des poudres et explosifs. Certaines Sociétés ont accumulé des capitaux considérables. Des techniciens se sont formés; l’opinion publique s'intéresse maintenant aux choses de la chimie et demande qu’on en favorise et protège le dévelcppement.

On retrouve ainsi aux Etats-Unis le même ensemble de circonstances favorables au développement de l’industrie chimique qu’en France et en Angleterre.

Il vient d’être fait allusion aux avantages que nous pouvions tirer de notre occupation de la région du Rhin, vis-à-vis de l’industrie chimique allemande. Pour nos autres concurrents, et principalement en ce qui concerne l’industrie chimique américaine, de semblables méthodes ne sauraient entrer dans notre esprit. L'aide des Etats-Unis, et en particulier des usines de produits chimiques américaines, nous a été trop précieuse, et l’ac-" cueil que tous les français qui les ont visitées y a été trop cordial, pour que toute pensée de concurrence peu loyale ne doive même pas nous effleurer.

Sous réserve de ces observations, il n’est pas douteux que nous avons le plus gros intérêt à connaître et à suivre le développement de l'industrie chimique américaine dans la mesure où cela est légitime. Ceci est susceptible de nous montrer dans quelles directions la concurrence américaine peut se manifester . sur les marchés étrangers, dans quelle mesure on peut la craindre et au contraire quelles catégories de produits chimiques fabriqués en France peuvent trouver un débouché aux Etats-Unis.

Au début de ce travail, nous avons groupé un certain nombre de généralités tlont la connaissance est nécessaire si on ne veut pas se contenter de faire une comparaison toute superficielle des conditions économiques de l’industrie chimique aux Etats-Unis et en France. C’est dans cet ordre d'idée que sont donnés aussi brièvement que possible, quelques indications sur les ressources des Etats-Unis en matières premières, le coût du charbon, de la force hydro-électrique, des transports et de la main d’œuvre; les droits de douane, etc.

Le reste du travail est consacré à une série de monographies sur les différents produits chimiques en se plaçant surtout au point . de vue économique. La plus grande place est donc donnée à l'étude des ressources en matières premières, aux statistiques sur la production, les importations et les exportations, à de brefs renseignements sur les usines, et enfin aux fluctuations de prix pendant la guerre. Maigré ia quantité des renseignements recueillis, ce n’est pas une étude complète que nous avons voulu faire et nous avons passé sous silence tout ce qui ne paraissait présenter qu’un intérêt de liaison ou de remplissage.

HR

Au risque de scandaliser les statisticiens français qui pourront nous consulter, nous devons leur avouer candidement, que quelques-uns des chiffres qu’ils trouveront ne sont que des chiffres approchés. S'ils n’ont pas la rigueur mathématique, bien souvent illusoire d’ailleurs, de nombre de statistiques qui poussent le souci de l’exactitude ou de l’inexactitude, comme on voudra, jusqu’à donner les toutes dernières décimales que l’on puisse imaginer, du moins nous sommes nous efforcés de fournir les chiffres les plus récents dans la mesure où c’est possible.

En France les statistiques ne sont pas trèsenfaveur. Seraitce parce que nos statisticiens et nos comptables sont si lents à publier leurs résultats, que quand ceux-ci apparaissent ils n’intéressent plus personne. La couception américaine est toute autre. Elle n’exclut pas l’exactitude, mais comme il est parfois difficite de réunir tous les chiffres en temps voulu, on publie très vite des chiffres approchés. Ensuite on rectifie. Bien des Sociétés américaines arrivent sinsi à publier leur bilan et leur compte de profits et pertes, un mois à peine après la clôture de leur exercice. En France il faut au moins trois mois pour cela et combien de Sociétés demandent quatre à cinq mois avant de rendre public le moindre chiffre.

Page 1