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SYNTHÈSES

s'assurent encore la collaboration des savants qui peuplent les laboratoires, leur préparant les matières premières, leur fournissant des aides, leur facilitant en un mot tous les moyens pour arriver rapidement au résultat désiré.

C'est ainsi qu'ont été effectuées les synthèses de la coumarine, de l'héliotropine, de la vanilline, connues déjà lors de l'Exposition de 1889.

Depuis cette époque, on a fait découvertes sur découvertes dans cette voie.

De nouveaux brevets ont été pris par MM. Haarmânn et Reimer sur l'eugénol et l'isoeugénol, corps qui, par oxydation, se transfo;rment en vanilline,

M. J. Bertram, de Leipzig, a également fait breveter un procédé de préparation des deux éthers monométhyliques de l'aldéhyde protocatéchique, dont l'un est la vanilline et l'autre l'isovanilline.

La maison Haarmânn et Reimer, de concert avec la Société de Laire et G'*, de Paris, a en outre fait breveter les résultats des belles recherches entreprises par MM. Tiemiann et Kruger, sur le parfum de l'iris et de la violette.

: Ces sav.ants ont montré que ce parfum était principalement dû à la présence d'un corps à fonction cétonique, auquel ils. attribuent la formule C*^H*°0 et qu'ils appellent irone. 100 kilogrammes de racine d'iris renferment approximativeinent de 8 à 30 grammes de ce produit.

L'odeur de l'irone pure est très forte, et semble tout à fait différente de celle de la violette. Cette différence disparaît quand on f aitune solution alcoolique très étendue.

Mais, ce qui ajoute de Timportance au travail de ces savants, c'est qu'ils ont obtenu un produit, à odeur de violettes, en partant d'une substance isolée de l'essence de citronnelle, et à laquelle l'essence de citron elle-même doit son parfum.

Le cxtraly isolé par la maison ScmMMEi et C^% est contenu dans cette dernière essence, dans la proportion de 7 p. 100 ; son pouvoir comme parfum est donc environ quinze fois plus grand que celui de l'essence de citron.

Quand on condense le citral (C*°H*^0) avec de l'acétone, on obtient un produit, Idipseudoionone qui, chauffée avec de l'eau, de la glycérine et de l'acide sulfurique, se transforme en un composé isomère, de même formule que Vii'one^ et auquel MM. Tiemann et Kruger ont donné le nom de ionone (G*^H^^O).

Ce composé possède la même odeur que l'irone, parfum de l'iris et de la violette.

Ce que ces recherches ont de particulièrement intéressant au point de vue industriel, c'est que le citral est d'un prix assez peu élevé pour qu'on puisse s'en servir comme matière première pour la production du principe odorant de la violette.

D'autres études, non moins fertiles en résultats théoriques et industriels, ont été faites sur les essences de géraniums (Semmler), de Licari kanali, de coriandre (Barbier, de Lyon), de lavande, de petit grain, de néroli (Bertram et Walbaum), de bergamote, d'aiguilles de pin, d'eucalyptus, etc.

De l'ensemble de ces recherches, on peut conclure que les principes odorants, c'est-à-dire ceux dont la présence >

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