MM. A. Boude et fils, à Marseille
Cette maison, fondée en 1850, est une des plus importantes raffineries de soyfre qui existent en France. Les der-
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niers perfectionnements apportés dans la disposition de ses fours lui ont permis de réduire le combustible dépensé de 45- p. 100 à 20 p. 100 du soufre raffiné, ce qui donne une économie de 50,000 à 55,000 francs par an.
Un autre brevet a pour effet de répartir les vapeurs de soufre qui sortent de la cornue sur une plus grande surface, d'en faciliter le dégagement, et d'éviter ainsi les tendances qu'elles ont à se condenser à l'état liquide dans les parties qui avoisinent l'ouverture du col de la cornue. On ramène par suite à 5 et 6 p. 400 la production du soufre candi, qui est habituellement de 24 p. 100, d'où une nouvelle économie considérable, attendu que le soufre candi, ne pouvant être utilisé que comme trituré ou pour être transformé en soufre en canon, se vend généralement 2 francs de moins par 100 kilogrammes que le soufre sublimé; cette économie peut être chiffrée à environ 40,000 francs par an.
L'usine emploie 100 ouvriers et 20 ouvrières.
Le nombre de chevaux-vapeur est de 20.
L'usine possède en outre 2 machines-outils, 20 fours, 20 chambres de condensation pour tamisage et trituration.
Les matières premières sont tirées de Sicile, et la production annuelle atteint 12,000 à 13,000 tonnes de soufre raffiné.