‹ L'industrie dans la Grèce ancienne (volume 3)Chapitre 12 sur 42 · COS ET TÉOS · texte numérisé non relu

COS ET TÉOS

Nous voici devant deux places bien insignifiantes et dont la situation économique serait presque ignorée,

Zustànde 10 : Es gab eine Masse Fabriken in Athen von der verschiedenster Art.

Nous connaissons le produit en drachmes des droits d'entrée et de sortie dans les ports athéniens : nous pourrions d'après cela nous faire une idée de l'importance du commerce. Ce droit était d'un cinquantième ou 2 o/o de la valeur : il frappait les marchandises qui entraient et celles qui sortaient. Il produisait, peu après les guerres du Péloponèse, de 30 à 36 talents, ce qui suppose un mouvement commercial de 2000 talents environ. Après l'occupation de Décélie, on avait remplacé les tributs des cités alliées par un droit de 5 o/(, sur l'entrée et la sortie, dans leurs ports. Les Athéniens attendaient de cette mesure une augmentation de leurs ressources, bien qu'auparavant les tributs produisissent environ 1000 talents. On pourrait en conclure que tout le mouvement commercial des cités tributaires ne s'élevait qu'à 30 ou 40.000 talents, Beloch G. G. I 397 et 435. Dans la première moitié du second siècle, un droit, de même importance, du moins on peut le supposer, procurait à Rhodes 1 million de drachmes pour 50 millions de drachmes de marchandises.

Pour que ces chiffres pussent nous donner une idée tout à fait précise, il faudrait pouvoir les traduire en francs. Beloch. G. G. II 351 parle de la fortune du banquier Pasion : celui-ci disposait pour ses affaires d'un capital de 50 talents. En monnaie actuelle, cela ne fait, observe-t-il, que 300.000 marks, ou en tenant compte de la baisse du métal, un million peut-être ou un peu plus. Seulement le capital rapportait trois fois ce qu'il rapporte aujourd'hui, de sorte que les 50 talents de Pasion représentent 3.000.000 dans les mains d'un banquier de nos jours. Il ajoute : « Néanmoins cet exemple montre clairement combien

sans un hasard heureux qai nous a gardé deux inscriptions intéressantes.

petites encore étaient les conditions de la Grèce au IV" siècle et nous devons nous garder d'appliquer ici nos mesures habituelles »..

A. Bauer Die Forscliungen zur Griech. Gesch. Munich 1899 412 observe, à ce propos, ce qui suit : il importe assez peu de savoir combien de millions de notre monnaie représentait une fortune comme celle de Pasion ; mais la grosse question est l'effet qu'a produit l'accumulation de semblables fortunes en quelques mains et les conséquences qui en sont résultées au point de vue de l'inégalité économique.

Cela n'est pas du tout exact. Il importe beaucoup de savoir si la fortune de Pasion est une grande fortune, c'est-à-dire si eile permet un train de dépenses considérables, une façon de vivre fort large. L'évaluation des monnaies grecques en monnaies d'aujourd'hui dirait cela clairement. Un paysan dans un village perdu de la campagne peut être riche relativement avec quelques milliers de francs. Un roi nègre qui possède beaucoup de coquillages est fort riche, en Afrique ; mais toute sa fortune n'est pas Ciipable de créer de véritables inégalités sociales. Tout le monde est pauvre autour de lui : il est un peu moins pauvre que les autres. Personne ne l'accusera d'être un gros capitaliste.

Ceux qui veulent à tout prix qu'il y ait eu en Grèce de grandes inégalités de fortunes au IV© siècle, ne tiennent pas compte de ces considérations, Cf. Livre III, Ch. La valeur réelle du salaire et Livre IV, Ch. La politique mercantile, qui montrent combien les fortunes, vraiment grandes étaient rares à Athènes.

Rodbertus Zur Frage des Sachwerths des Geldes im Alterthum. Hildebrand Zeitschr. f. Nationalokonomie XV 1870 341 et XVI 182. Friedlànder Ueber den Kornpreis und den Sachvç-erth des Geldes in der Zeit von Nero bis Trajan Ibid. 1869 306-308. Dans Darstellungen aus der Sittengeschichte Roms III, une lettre de Rodbertus en appendice au chapitre sur le luxe. (( Les moyens d'apprécier la valeur réelle de la monnaie ancienne nous échappent. Tout ce que l'on peut dire, c'est qu'elle était

L'inscription de Cos (') donne une idée du commerce et de l'industrie exercés dans cette île. Elle énumère les différentes personnes ou les différentes catégories de personnes à qui des sacrifices et des cérémonies religieuses sont imposés. Parmi elles, figurent les adjudicataires des taxes ou impôts. Ces taxes frappent, cela va de soi, les travaux les plus productifs auxquels se livrent les habitants. On peut donc tirer de cette inscription des détails très précis sur la situation économique de la cité.

Nous trouvons d'abord l'adjudicataire de la taxe qui se percevait sur le prix des transports par mer Tav wvàv vaû^cro'J (1. 1 et 2) (-).

Vient toute une série d'adjudicataires de taxes qui portent sur diverses denrées alimentaires. On se demande si un droit était perçu sur chaque transaction ou si ces métiers et ces négoces étaient directement atteints. Les taxes étaient apparemment perçues au marché, sous

supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui ». Bibliographie dans Mommsen-Blûmner Le tarif de Dioclétien.

Quoi qu'il en soit, nous en savons assez pour dire que ni le commerce, ni surtout l'industrie n'ont pris, dans l'antiquité, nn développement qui approche, même de fort loin, do celui qu'ils ont atteint dans les temps modernes.

(1) Commentée par J.ïôpffer MAI XVI iHi = CoUitz-Bechtel 3G3-2 = Th. Eeinach Rev. Et. gr. V 1891 = Ch. Michel 720. Elle est du Ile siècle.

(^) Tôpffer rapproche une inscription de Myra où l'on voit que sur le prix du passage, l'adjudicataire doit lever une somme égale au quart de ce prix. Le Bas Inscriptions d'As. Min. 1311; une inscription de Cyzique qui, d'après lui, pourrait faire croire à un monopole de l'Etat pour le transport par mer; une inscription de Smyrne Le Bas Asie Min. 4, contre ceux qui se sont ligués pour monopoliser les transports par mer ïj 7:opO[j.£"ia en diminuant le prix.

la forme de droits d'étalage. Dans cette hypothèse, seraient cités les boulangers pour les pains à'pTwv (') et peut-être pour d'autres pains de forme différente ty,; d.SsX'ia; (-) ; les marchands de grain rji-zo'j et ceux de farine d'orge àXcpÎTwv; les marchands de vin o-lvo-j e-l OaXâo-a-a (^) ; les marchands de fruits do-7:c{wv ; les marchands de poisson salé -rap^yo-j.

D'autres commerces ou d'autres transactions étaient encore atteints. L'inscription cite l'adjudicataire de la taxe des bois toI -p'.àiJLsvo', wvàv ^-jXwv, l'adjudicataire de la taxe des femmes esclaves o-wjjiâTwv yjva'.xcCwv et des esclaves vignerons àtjL-cXos-TaTc'jvTwv (*), l'adjudicataire de la taxe du commerce de l'encens X'.jBavoTzwXàv.

Une catégorie assez curieuse de taxes était formée par celles qui étaient levées à l'occasion de la pêche du thon. Des sacrifices sont imposés aux adjudicataires de l'observatoire public toI àyopâcavTs; Tav wvàv o-xoTzà; Qa|jio7{aç et à l'adjudicataire de l'observatoire érigé sur le Nautileos, de même à ceux qui louent des observatoires particuliers. Il s'agit de postes élevés d'où l'on pouvait épier l'arrivée des bancs de thon.

Certaines taxes sont aussi perçues sur l'agriculture : l'une frappe les quadrupèdes wvàv TSTpa-ôocov ; une autre peut être le soi lui-même Tzpt.àtjLsvG; ^àv tovàv x-jxXo-j y à; (^) Enfin une taxe était perçue sur les métairies stzoix'.wv.

(1) L'inscription porte ensuite KATATQN : M. Reinach lit

XaTTWV.

(^) Les dj^sÀu'. paraissent avoir été des gâteaux destinés aux cérémonies religieuses.

(^) Droit perçu sur le vin exporté, d'après M. Reinach. A l'intérieur de l'île de Cos, mais non à Calymna, la consommation était libre.

(^j D'après M. Reinach.

(^) D'après M. Reinach, il paraît s'agir d'un domaine consacré à la déesse Terre.

Certaines taxes atteignent les habitants de l'île voisine de Calymna : Tune frappe le vin aYopâ^avTs; Tav wvàv £v KaX'jjjLVTj o'^vo-j È; o''xo7r£Owv ; l'autre, les bêtes de somme wS'jyr, et les laines loia.

La seule industrie imposée paraît être celle des fabricants de rames xw7:o;'jo-Ta!.. On peut y ajouter la profession de médecin. Elle est également soumise à une contribution dans l'inscription de Téos (').

R. Herzog (^) a publié tout récemment un fragment d'une inscription semblable à celle dont nous avons extrait ces renseignements. La nouvelle inscription est encore un règlement des sacrifices dans un temple, mais paraît moins ancienne. D'après les restitutions de l'éditeur, elle nous fait connaître les catégories suivantes de personnes à qui des sacrifices sont imposés : les entrepreneurs, 6'jôvtwv os xal toI epyoXajSe'JVTeç to Upov 'f\ ûa|jLÔa-!.ov è'pyov xa8' exolito^ £Via['jTov aTt]a[c], les débiteurs des banquiers, Gu6v':[wv] os [xa'^Tol â7ro[o£',]xvj;jL£vo!. TràvTs; UTïo t[wv TpajTcsÇs'.Tàv T, a)vÂw; ttwç. R. Herzog rappelle les relations qui existaient à Délos entre le Temple et les banquiers ; de même à Cos, les banquiers recevaient en dépôt les fonds du temple ; on comprend dès lors que leurs débiteurs pouvaient être tenus à des sacrifices au dieu.

Une inscription (f) du IV® siècle nous permet de compléter cette liste : elle cite les potiers x£pa[jL£Lç, les forgerons '^aXx£iç, les médecins taTpoi, les joueurs de flûte, o:Skff:y7.^ et leur attribue une part dans les victimes immolées dans les sacrifices.

(1) Et à Delphes, Tôpffer 1. c. 430.

(*) R. Herzog Koische Forschungen und Funde Leipzig 1899 Nos 9, 10.

(3) Prott Fasti sacri 5 = Ch. Michel 716 1. 54.

L'inscription de Téos (') contient les clauses d'un contrat d'union passé entre Téos et une autre ville. Les citoyens de cette dernière deviennent citoyens de Téos et reçoivent certaines exemptions d'impôts.

D'après la nature de ces impôts, on peut établir le caractère économique du pays. Tout d'abord il était agricole, car sont déchargés des taxes les bœufs de labour et les bêtes de trait (-).

Ensuite, il était couvert de forêts, car l'inscription fait plusieurs allusions à l'exploitation des bois et on peut même croire qu'ils constituaient la principale richesse.

Enfin, un passage fort mutilé concerne l'industrie de la laine. Celle-ci s'exerçait à l'aide de laines de Milet et ses produits se vendaient en dehors de l'île (").

Nous venons de voir passer devant nous des types bien différents. Si Ton considère le chiffre de la population ou le rôle joué dans l'histoire, la comparaison entre ces villes est à peine possible. Cependant elles ont toutes un air de famille : elles se ressemblent, parce que, chez elles, règne à des degrés divers, une certaine activité commerciale. Plusieurs, comme Corinthe ouDélos, lui doivent la vie et la prospérité. Elles se ressemblent

{•) Judeich MAI XVI 1891 292, Cf. Ibid. XVI 431 Topffer ; Ibid. XVII 143 Wakernagel ; Judeich Sitzungsber. d. Berl. Akad. 1898 545; Wilhelm Arch.— ep. Mitth. aus OE.— U. XVII 1894 415.

(^) Jusqu'à un certain nombre de têtes ; l'élevage des porcs est libre, Wilhelm 1. c.

(^) L. 13 : xat oTrdaoi av yXâvôta epyotwovrat r^ à.... [tj aJÀ)ox'. è^ spt'wv MtXTjuîtov ri T[pt]^£Îtov ^ [X!x[XÀtov fj].... Toûxtov aÙTOÙç àxzAÈii; clvat xal auToO 7ra>X3[ov':cov ?. Les citoyens de la cité qui s'unit à Téos sont également exemptés de la taxe des esclaves et de la taxe des médecins.

encore par une activité industrielle moindre, et de beaucoup, si on la rapproche de l'activité commerciale.

Ici les différences se marquent nettement : Athènes dépasse de loinCorinthe et celle-ci, à son tour, l'emporte sur Délos. Téos et Cos représentent, si je puis le dire, au point de vue industriel, la moyenne des cités grecques. Plus bas, il n'y a, mais ils sont nombreux encore, que les états purement agricoles.

Si nous envisageons, en eux-mêmes, ce commerce et cette industrie, dont nous venons de reconnaître l'existence comme facteurs sociaux de quelque valeur, dans plusieurs cités grecques, nous nous garderons d'exagérer leur importance.

CHAPITEE IV.

Exportations et Importations.

Le titre de ce chapitre en indique clairement l'objet. Une véritable industrie ne va pas sans exportations ni sans importations. Elle reçoit de l'étranger des matières premières ; elle envoie au dehors le trop plein de sa production. Il vient aussi de l'étranger des objets fabriqués. Par ces échanges, l'industrie vit et prospère.

La plupart des faits que je groupe ici ont été déjà réunis, mais trop souvent sans ordre et sans distinction entre les époques. Je les répartis sous trois chefs :

I. Importation en Grèce d'objets provenant de pays étrangers.

II. Exportation en pays étrangers d'objets fabriqués en Grèce.

m. Importations et exportations de cités grecques à cités grecques.

Importation en Grèce de produits étrangers.

Je me demande quelle a été la dépendance dans laquelle la Grèce est restée envers l'étranger, quels sont les produits de son industrie qu'elle lui a empruntés.

Les Phéniciens {^). Je les ai montrés, dès l'époque

(*) Th. Schinùlling Der Phônizische Handel in den griechischen Gewàssern I Munster 1884, II Munster 1885 Progr.

homérique, apportant, en Grèce, des objets précieux, par la matière ou le travail artistique ('). Les relations avec la Phénicie ne furent jamais^ rompues ; mais il est bien difficile d'en retracer l'histoire. Hérodote décrit des faits du présent, lorsqu'il nous montre les Phéniciens, arrivant à Argos avec une cargaison qu'ils exposent en vente et, fait à noter, cette cargaison se compose de marchandises égyptiennes et assyriennes (-). En 430 (^), Athènes recevait dans ses ports des navires venant de la Phénicie ; de même au siècle suivant (^). D'après Wilamowitz (^), auY* siècle, la Phénicie n'a aucune importance, au point de vue des relations commerciales, avec la Grèce (d'Europe) ; il en est autrement au lY^ siècle.

A toute époque, les mentions d'objets introduits par les Phéniciens sont extra ordinairement rares. Je trouve les parfums (•^). Hérodote nous enseigne que, de son temps, les Phéniciens allaient les chercher en Arabie et

(') II. XXIV 743 : S-.oovs; TroX'jôatoaÀo-.. Strab. XVI 2, 24: Sioo'v'.oi TTOA'j'rsyvo'. xa\ xaXÀtTsyvot. II. VI 289 : ttÉttXo'. Tra(j,7rotV.tXot, s'pYa yuva'.xwv ^toovitov.

II. XXIII 740 : une coupe d'argent, œuvre des Sidoniens, don fait à Thoas par des commerçants phéniciens. Od. XV 459 : un collier d'or et d'ambre, œuvre des Phéniciens. Schmiilling 1. c. I 23 et Helbig sur la question my^cénienne Mém. Acad. Inscr. XXXV 1896 343.

{^) I 1, 15 : oop-iTL A'.y'JTrrt'a T£ y.où 'Acra'jpia.

(5) Thuc. II 69 : en 430, les Athéniens envoient dix trières en observation sur les côtes de la Carie afin de protéger les navires de commerce qui viennent de Phasélis et de Phénicie.

(*) Xénophon loue le bon ordre qui règne à bord d'un navire phénicien, Oecon. VIII 11.

(^) Wilamowitz Aus Kydathen Berlin 1880 77.

(«5) Théocr. XV 119. Buchsenschiitz Haupstatten 95.

les introduisaient en Grèce (*). On se rappelle ee que j'ai dit de l'importation des métaux que les Phéniciens tiraient de leurs mines d'Espagne, de Cypre et d'ailleurs. Les mentions relatives à l'industrie phénicienne sont plus fréquentes chez les auteurs latins que chez les auteurs grecs : c'est que la civilisation romaine, plus développée au point de vue matériel, plus riche, s'appropria, bien plus que la civilisation grecque, les richesses des peuples étrangers (^).

L'industrie carthaginoise nous est représentée comme très prospère : Hermippos parle des tapis et des voiles ; Xénophon, des filets fabriqués en lin du Phase et de Carthagc (^).

DÉgypte. Les relations de la G-rèce avec l'Egypte

(■*) Il serait fort utile de recueillir et de classer tous les faits qui attestent les relations de la Grèce avec la Phénicie. En voici quelques-uns que j'ai notés. Athènes, CIA II 86, 01. 101-104 = 376-373 : proxénie à Straton, roi de Sidon, et dispense du métoikion, de la chorégie et de l'eisphora pour les Sidoniens qui résident à Athènes xax' £[jL7topiav; CIA II 168, en 333 .'décret pour les Kittiens, cité infra, Livre III, Ch. IV. Thèbes, CIGS I 1407 =^ Gh. Michel 217 : Noba, Carthaginois, proxène des Béotiens en 366/5. Oropos, CIGS 4260, vers 350 : proxénie à un Sidonien et à un Tyrien, fin du IIP siècle ou commencement du suivant. Rhodes IGI I 32 : Nahum, proxène. Samos, CI G 2256 : proxénie à un Sidonien.

(') Hermipp.Ath. I 28 A: KapyTjôwv oirj.ooLç xal TcoixiXa TïpojxîoàXaia Xen. de Ven. 2, 4 : xà^ oï àpxj? 4>aaiavo\3 r) Kapy^ccov-'o-j XsTr-roù X-'voo xoù z% ivoot'a xal -rà or/.-ja. Poil. V 26 : "Apx'j=^ ôè xai oiy,~-jy. xal EVoÔiajTÔ jxÈv /l'vov auTibv, XiyjTZ-z'.ry^ , tj (ï>a(T'.avtxôv, r^ Kap/TjOo'viov, 7] SapSovixôv sTvat oeT. ^HpdooTOç Ôè -o (ï>aaiavov oVrôp èarzi KoXy.xov, Gcp' 'EXatjVcov Sapoovixov xaXstaôai /syst. xal ouvara'. xal xo à-o Sapoooç, àtp^-^ç Vjtoç xai tô KapyrjOovtov l'vSoçov lax'.v, wç aTio '^ïis

ï(JTzéÇ)%Q XO[J.'Zd[i.£VOV.

it bien antérieures à la grandeur d'Alexandrie (') : elles remontent au VIP siècle. Hérodote (-) raconte comment Psammétique s'entoura de mercenaires Cariens et Ioniens et leur donna des établissements en Egypte. Ses successeurs continuèrent sa politique. Sous Apries, le nombre des mercenaires cariens et ioniens fut porté à 30.000 {^). Enfin Amasis donna aux Grecs la ville de Naucratis (') : à ceux que la navigation amenait en Egypte, il accorda des terrains pour construire des autels à leurs dieux et établir des enceintes sacrées Tsaivsa. La plus grande et la plus célèbre do ces enceintes était appelée l'Hellenion. Les villes qui l'avaient établie ensemble étaient Chio, Téos, Phocée, Clazomène, Rhodes, Cnide, Halicarnasse, Pbaselis, Mitylène. Ces villes nommèrent les préposés à l'entrepôt, -zon-zy-yj. to-j £!jL7:op(o'j, chargés de la surveillance et de la protection du commerce et de la juridiction. De leur côté, les Eginètes avaient consacré un terrain à Zeus; les Samiens à Apollon ; les Milésiens à Apollon. Autrefois, ajoute Hérodote, Naucratis avait été le seul marché de l'Egypte e).

Les produits de l'industrie ou de l'agriculture égyptienne étaient nombreux. D'abord, le lin. L'Egypte était célèbre pour la fabrication de la toile : les produits égyp-

(1) Busolt G. G. r- 476.

('2) II 154. Strab. XVII 1,18 : les Milésiens s'établissent à l'une des bouches du Nil et y construisent un mur ; plus tard ils fondent Naucratis. — Thuc. IV 53 dit que le port deCythère était fréquenté par des vaisseaux venant d'Egypte et de Lybie.

(3) Hérod. II 163.

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