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lement ; pour le premier chef, il reçoit en 300, 120 drachmes par an (2 ob. par jour) ; en 269, 180 dr. par an (3 ob, par jour); en 248, année intercalaire, 130 dr. par an (2 ob. par jour); en 201, 120 dr. par an (2 ob. par jour); en 190, année intercalaire, 130 dr. par an (2 ob. par jour); en 180, 120 dr. par an (2 ob. par jour).
La somme allouée normalement pour la nourriture ((TtTT,pÉ(nov), paraît avoir été de 120 drachmes par an, comme dans les comptes de 180, plus les vêtements; en 250, il est porté pour ce chef : éT^copiSo;, 11 drachmes 3 oboles, x'.Twvo;, 10 drachmes; en 201, ljxaT'.(T|jLoi3, 20 drachmes; en 180, ei; l(jLaT'.<T(jLdv, 15 drachmes.
Enfin le salaire des ouvriers libres : plusieurs ouvriers libres sont attachés au service du temple d'une façon régulière : ainsi, en 282, deux ouvriers de la pierre XtOoupyot, Leptines et Bacchios et un forgeron, Heracleides. Les deux premiers paraissent avoir été engagés pour l'année entière, le troisième pendant deux mois seulement. Il s'agit bien d'ouvriers libres ; en voici la preuve : Heracleides qui a touché pendant deux mois, en 282, un salaire régulier n'est plus, en 281 , payé qu'à la façon. Son compagnon Dexios et lui touchent un salaire en raison du nombre d'outils qu'ils ont aciérés ou repassés. Le même Dexios reçoit pour cet office 40 drachmes en 279.
En 282, ces trois ouvriers xe^rviTai, sont payés en nature. Le compte de 282 (H porte mois par mois, pendant dix mois, les dépenses faites pour le salaire des tailleurs de pierre et, pendant deux mois, pour le salaire du forgeron. Durant le mois Lenaion, ils obtiennent ensemble : t(^ d(j;(ov'.ov 30 drachmes et deux médimnes, 4 hémiectes, 3 chénices de froment : la ration journalière pour chacun est donc 1 '/s chénice de froment. D'autres mois, ils reçoivent de la farine d'orge, à raison d'une ration jour-
(*) Inscription citée BCH XIV 1890 481.
nalière de trois ohenices par homme. De plus, les deax X'.Oo'jpyoi ont reçu ensemble 35 drachmes pour leurs vêtements. Durant le mois Lenaion, le froment coûtant 7 drachmes le médimne, la dépense faite de ce chef pour les trois ouvriers s'est élevée à 1 9 dr. 4 ob. : ajoutons-y 30 drachmes pour leur opsonion et le salaire de la boulangère, 7 dr. 3 ob. ; le total est de 57 drachmes I obole, ou 4 oboles par jour; mais la somme descend dans le mois Artémision où le prix du médimne de blé est tombé à 4 dr. 3 ob.; elle monte dans le mois Bouphonion où le médimne est à 10 drachmes.
En 279, changement important. Les XtOoupyoi sont payés en argent : ils touchent ensemble 480 drachmes ef; Ta èîîini^oeta et 44 drachmes pour leur habillement, ce qui donne une dépense quotidienne de 4 oboles par jour pour la nourriture. En 269, Bacchios resté seul au service touche 240 dr. Après 269, il n'est plus fait mention d'ouvriers attachés au service du temple. En transformant en argent le payement en nature, on a pris une moyenne supérieure à la réalité : comme je le montrerai, le coût de l'entretien d'un homme libre, se trouvant dans des conditions ordinaires, était à Délos plus près de 3 oboles que de 4.
Nous avons donc cette échelle : Ouvriers d'élite : 2 drachmes par jour. Esclaves .: 2 oboles par jour. Ouvriers du temple : 4 oboles par jour pour leur nourriture. Pour les deux dernières catégories, il faut ajouter les vêtements. Remarquons un point important : la somme de 2 oboles est suffisante pour la nourriture d'un adulte.
Le chiflTre le plus remarquable est le dernier : des ouvriers libres, hommes de métier cependant, ne reçoivent aucune rénumération en argent. Ils sont très largement nourris, mais d'autres ouvriers gagnent 2 drachmes. Il faut supposer que les premiers sont des célibataires. On peut admettre aussi qu'ils reçoivent d'autres avantages, le logement peut-être. On voit encore
que le temple se charge de fournir ou du moins d'entretenir les outils. Grâce à ces subventions, leur salaire tendait à se rapprocher du salaire des autres ouvriers libres, tout en restant encore inférieur. Cette différence est difficile à expliquer : elle tient sans doute aux conditions dans lesquelles s'exerçait Tindustrie locale. Délos n'a jamais été uu centre industriel. L'organisation économique a pu y rester aussi simple que dans les régions les moins avancées de la Grèce. Il se peut aussi que les ouvriers nourris et habillés par le temple soient des habitants de l'île, tandis que les travailleurs, payés à raison de 2 drachmes, viennent de l'extérieur et imposent leurs exigences à l'administration du temple.
En résumé : à la fin du V'' yiècle à Athènes, salaire ordinaire et général : 1 drachme par jour. Dans le dernier tiers du IV" siècle, ce même salaire ordinaire est monté à l drachme 3 oboles. Pour certaines catégories d'ouvriers, il dépasse ce taux. La somme allouée pour la nourriture d'un esclave est de 3 oboles par jour. Le taux nominal du salaire a donc monté à Athènes du V* au IV" siècle. Quelles sont les causes de ce progrès ? Les circonstances qui influent sur les salaires sont nombreuses. Il faut mettre en première ligne l'amélioration en général de la situation économique et notamment par l'accroissement de la circulation monétaire.
Au IIP siècle, à Délos, le taux des salaires s'écarte assez sensiblement de ce qu'il était à Athènes un siècle auparavant, moins pour les ouvriers d'élite, que, semblet-il, pour les ouvriers libres ordinaires. Le prix de la nourriture d'un esclave est inférieur d'un tiers à ce qu'il était à Athènes au IV'' siècle (*).
^M Ajoutons les salaires des protesseiirs à Téos BCH IV 1880, 113 : trois ypat !A|AaToo'.oâx/.aXoi à GOO, 500 dr. suivant leur degré; deux TraîooTpiflai à 500 ; un maître de musique à 700 ; un oTrXojxâ^ro; à 300; uu maître pour le mauicment de l'arc et du javelot à 250.