‹ L'industrie de la bonneterieChapitre 28 sur 82 · Caisse des aiguilles, etc · texte numérisé non relu

Caisse des aiguilles, etc

Salaire net : fr. 1.50 environ.

L'ouvrière fait le bobinage elle-^mêmeè

N** H. — Jeune fille travaillant chez ses parents. Le père est charron.

Produit : lalon ei semelles pour cbausseues d*eiifants (noires). Le fabricant fournit les bords. L*oHTrière fait le rebroussage et tricote la semelle et le talon. Pas d'assemblage ni de couture : ces travaux se font chez le fabricant.

Taiif : Tailles n""" i et 2, 7 centimes la paire; failles n<» 3 et 4, 8 cemimes la paire ; laillesn»" 5 et 6, 9 crnUmes la paire; tailles n<>* 7 et 8, 10 centimes la paire.

L*ouTrière travaille la taille n^ 1 et reçoit donc 7 centimes la paire.

Produclian journalière : environ 12 paires.

Salaire brut : 84 centimes.

A déduire :

Location de la machine et aiguilles.

L'ouvrière reçoit le fil sur bobine. Donc, pas de bobinage.

Salaire net : fr. 0.70 à 0.75.

N" 12. — Jeune fille. Le père est tailleur à son compte. Peaucoup d'ouvriers du village sont tailleurs à la pièce pour des grandes maisons de Bruxelles. Une autre jeune fille fait la dentelle. Le fils (15 ans) aide le père dans son travail.

Produit : bords de chaussettes bleu et^blanc pour enfants. Tarif: Tailles 1 et 2, 7 centimes la paire ; tailles 3 et 4, 8 centimes la paire; taiUes 5 et 6, 9 centimes la paire; tailles 7 et 8, 10 centimes.

L*ouvi ière pioduit la taille n° 3. Elle reçoit donc 8 centimes par paire.

Production journalière : 25 à 30 paires en travaillant bien.

Journc'e de travail : 6 heures du matin à 7 heures du soir avec intervalles.

Salaire brut : 2 francs à fr. 2.40 par jour*

11 y a peu de frais à déduire. Car, le père est propriétaire de la machine qu'il a achetée il y a 15 ans et payée 400 francs. De plus, pas de frais de bobinage : le fabricant livre le fil sur bobine. Les seuls frais à charge de louvrière sont donc : Tentretien de la machine, la casse des aiguilles, les frais de trans-

port : chaque quinzaine, l'ouvrière rapporte l'ouvrage à Âlost, doù un messager \% remet à Lede chez le fabricant, pour lequel l'ouvrière travaille.

Salaire net : fr. 2.25 environ.

N** 13. — Femme mariée. Son mari travaille en France. Sans enfants.

Produit i ciuusseues pour houiines en grosse laine rouge.

OtUUlage : doux machines. Tune pour faire les bords appartient à Touvrière, qui l'a payée 300 francs; Tautre (piéleute) est louée 3 francs par mois au fabricant.

Tarif : Mi centimes la paire.

Production journalière : 10 à 12 paires.

Journée de travail : 5 heures du matin à 8 heures du soir, avec intervalles.

Salaire brut : fr. 1.20 à l.ii.

L'ouvrière est seule pour desservir les deux machines. Sa vieille mère bobine.

A déduire :

Page 1