EMPLOI DES MARCS DE SOUDE
Utilisation des marcs pour la production du sulfure de
sodium^^K
Ce procédé, dû à M. Helbig, est fondé sur les observations suivantes :
1» Les charrées chauffées avec de Teau à une pression de 5 atmosphères, se décomposent avec formation de sulfhydrate de calcium
2CaS + 2H20 = Ca (HS)^ + Ga(0H)2
2* Le sulfate ou le carbonate de soude décomposent le sulfhydrate
a) Ca(HS)2 + S0^Na2 -- sO*Ga -f 2NaSH
3* Si Ton opère ces réactions en présence d'un alcali ou d'un carbonate alcalin, Ton obtient, non plus du sulfhydrate mais du sulfurç de sodium.
La réaction générale est la suivante :
2CaS + S0*Na2 + GO^Na^ = GaCO^ + GaSO* + 2Na2S
L'opération se fait en chauffant dans des marmites en fonte, par introduction directe de vapeur à 5 atmosphères, un mélange en proportions convenables de charrées, de sulfate de soude et de soude brute qui agit comme carbonate de soude. On filtre les liquides obtenus, on les concentre jusqu'à 32° Baume, on pêche les sels étrangers qui se déposent et Ton abandonne au refroidissement. Il se forme ainsi des cristaux de sulfure de sodium hydraté (Na^S + OH^O), que Ton utilise dans diverses industries, notamment pour le tannage des peaux, le blanchiment du jute et la préparation des matières colorantes.
(1) Moniteur scientifique Quesnevillet 1883, p. 464. Halphen. -— La Soude. 19
39^ IVaOïanQt SB^ IMMCS ou CBABUIBB DB SODDE
KKJDÛLàllf» MP SfNnmB DES «HABBte
Ce6t M. Goesage ({itt ««t lepucnier Pidèe de déoompoier les sulfun» de» cfaanée» fvt m «cide. La production d'une soudière «& ikiid» MoAJinfm étml insaffisante à décomposer la totalité de» narcsi» VL Gosng^peiisaà les traiter méthodiqueiueat par Tacide caibowiqiiieet à brûl^ Thydrogèiie sulfuré produit» poitr to tnuasfonMr «a acide sulfureux, utili' sable dans le» ckuaaJMre» dd plomb» pour la fabrication de facidesulfurique. Lagnude dUutmi des gai sulfureux unsi obtenus ne permit pa» de \m employer dans oe sens.
^ PROC&nfi BB M. SCHAFFNER
TMerie.
il a pour but, la ré|i;énérationy en nature, du soufre contenu dans les changées et est fondé sur les considérations suivautes dues à cet auteur :
L'oxydation à Tair, du sulfure de calcium insoluble, transforme ce coi ps en sels solubles, notamment en byposulûteSy polysuliures et suif hydrate de sulfure» suivant les réactions :
2CaS + = CaO + CaS«
CaSa + 80=CaSH)'
Si la cbaleur augmente» rhyposulfite se décompom en sulfate et soufre
PROCÉDÉ DE M. SCHAFFNER 327 .
CaS»0» = CaSO»+S '■:'.'.
CaSO» + = CaSO* , '
On doit chercher à éviter cette réaction secondaire, parce ''^
que le sulfite et le sulfate, étant presque insolubles, repré- '-i sentent des pertes en soufre.
Sous l'influence de Tacide carbonique, il se dépose du ^
soufre . S
CaS + G02 + zz CO^Ca + S
Si Taction est prolongée, il se forme de Thyposulfite -
2CaS + C02 + 40 = CO^Ca + GaS^O^
Si, en même temps que l'acide carbonique, Teau intervient, il se produit du sulfhydrate de sulfure
2CaS + C02 + H2O = CaCO^ + Ca(SH)2 -
L'hydrogène sulfuré peut également prendre naissance \
CaS + CO*^ + H*0 = CO'Ca + H^S -'•
Ce gaz, en présence de Tair, peut s'oxyder et donner du ., soufre
Le soufre, rais en liberté dans Tune des précédentes réactions donne, avec le monosulfure, des polysulf ures
CaS + 4Si=:CaS5 que l'oxygène transforme en hyposulfîte et soufre
CaS^ + 30 = CaS203 + S^
Ce dernier réagit à nouveau sur le monosulfure pour le transformer en polysulfure et h\poswYù\ft.
^oemeni rir 'icriua tu- sl ttjj&ut Dégrafée par œs réacricn».
U .^r^saite te oniei^ :;» TansônmiKiFais^ qm'aa lessinge ie*f :aarnî«iff )x.''^ le^^ tijOiii: ux. ntàiESLpe d'hyposalfites, de 3(ii ''iï^iit'iir'^ -n te iuil^h'^'iraes &« ^narTr^, L'ai ditîon d'acide înioriYar'rie taiis in« «e^iDitUie £iaBxniion détermine l'iûtjrt a ir:*i'iïnu»j«aoa te* 3iii'r«tJhc:^es. aToc mise en 11berre te «untre :it t "îiY'triî^aïf SLufiiTi:
'^iiaQti "xjuiï esp^iiysaiîfir^ssjttc ièeîŒip^fe, les hyposulriter :onanaeai»ac %iiiefmHii: à -icrç àkrjiils arec mise en
»3*ir. .vinie -çiii r'ireox, eaïayé iiiK ciiieU|iKar reafermant ie* o«j»/-a :-ir^-r. e-^ tria^fora.» ea hT:»sulàtes avec mise ea libtirtr: ie ^.«iir»»
Pratique d^ procédé de M. Schaftner.
Les •:harrées son: -nievées telles qu elles sortent des bacs de lessiva;ie et é e.i lies sur une grande aire où elles séjournent trois semaines. Au bout de ce temps, on les retourne à la peile, on brise les gros morceaux et on abandonne encore pendant vingt-quatre heures; après quoi, on lessive à leau fioide et on soumet le résidu à une oxydation énertçique, déterminée par une insufflation d air ou de gaz puisés dans le canal de fumée de Tusine. On opère un second lessivage. Le résidu peut encore être oxydé une ou deux fois ' fournir de nouveUes\ess\Neç,.Tà\idk cyoïe les liquides du
PROCEDE DE M. SCHAFFNEH
premier lavage sont riches en composés sulfurés, les suivants renferment surtout de rhyposulfile de chaux. On mélange ces liqueurs en des proportions telles, qu'elles renferment 2 molécules de-soufie sous forme He polysulfures pour 1 molécule do soufre sous forme d'hyposulfite. Ces eaux servent à remplir deux réservoirs clos (fig. 87) communiquant entre eux par un système de tubulures, permettant
Fig. 87. — Appareil de M. Schaffaer poarla précipitation du soufre.
d'envoyer à volonté les gaz dégagés dans le premier réservoir, à travers le liquide contenu dans le second réservoir, ou bien d'envoyer les gaz du second réservoir à travers le liquide du premier. Ces réservoirs sont en fonte ou en pierre et chauffés à la vapeur. Pour mettre Topéralion en route, l'on introduit dans l'un d'eux juste la quantité d'acide chlorhydrique nécessaire pour décomposer les polysulfures, et on laisse le gaz s'échapper. C'est une perte de soufre qui ne se produit que pendant la mise en marche et une fois pour toutes. On introduit alors la quantité d'acide chlorhydrique nécessaire pour décomposer les hypcsulfites; en même temps qu'il se dépose du soufre, il se dégage du gaz sulfureux qui, arrivant dans le liquide du deuxième réservoir, transforme
les polysulfurej en hyposulGtes. On vide le premier réservoir, on remplace les liqueurs par de nouvelles lessives, puis on décompose les hyposulQtes du second réservoir par i l'acide chlorhydrique. L'acide sulfureux dégagé transforme j en hyposulQtes les polysulfures du premier réservoir, et ainsi I de suite. Une fois le régime normal établi, il n'y a plus lieu i de fractionner les additions^ d'acide chlorhydrique, que l'on | ajoute d'un seul coup en quantité suffisante pour détruire res hyposulfites. Les liquides, tenant en suspension le soufre régénéré, sont traités comme il est dit plus bas.