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PROCÉDÉ DE MM. SGHAFFNKR ET HELBIG

^ Dans cette dernière réaction, on évite la formation . ^^ d'acides de la série thionique, en faisant réa^^ir les gaz sul- .'^ fureux et hydrogène sulfuré au sein dune solution de chlo* * ^ rure de calcium.

La cause, qui a surtout empêché ce procédé de se dévelop^ ^"^ per, est la lenteur de la régénération du chlorure de ma» gnésium. D'autre part, M\f . Stengl et Morawshy affirment que le chlorure de calcium ne joue aucun rôle chimique dans la réaction de Tacide sulfureux sur Thydrogène sulfuré^ en ce qui concerne Facide pentathionique.

Quoi qu'il en soit, ce procédé a fonctionné pendant deux années entre les mains de M. Chance dans l'usine d'Olbury, où l'on était arrivé à produire le soufre de celte façon à rai- \^ son de Ofr,31 l'unité (i). ■ ;2

Des raisons d'ordre économique ont fait abandonner celt^ '-^ manière de régénérer le soufre. . \

Perfectionnement de M. Parnell

Pour éviter la formation des acides thioniques qui, ea,^^: dehors de la perte de soufre qu'ils occasionnent, empêchent 'j» le soufre précipité de se déposer, M. Parnell avait proposé j| de faire la réaction en présence de sulfure de calcium qui *^ les neutralisiil. Le soufre se dî dosait aisémen). Quant aux thionates qui restaient en solution, on les chauffait 80U« pression de façon à les décomp3ser en soufre et acide suif a* reux.

(1) Rapport du Jury international de VExpoxitim de Parii, i8S9, ,1 p. 100. '^

334 TRurEHexT dks marcs oa cnvaRêes de soude

Perfeciion!i9iii9al da Mil. Paraell et Simpson (i>

Toujours dans le but de r^énérer le soufre des composés thioniques, M. Paraell et Simpson ont proposé de conduire les ^az sulfurôux et hydrogène sulfuré dans une tour, à l'intérieur de laquelle ruisselait de Tacide sulfurique à 12 ou 13° Baume. On séparait alors le soufre qui s'était précipité et Toq concentrait Tacide sulfurique^cequi produisait le dédoublement des acides thioniques en soufre, acides sulfurique et sulfureux.

Lo

PROCÉDÉ DE M. OPL(2)

Ce procédé, qui a été appliqué en France à l'usine d'Hautmont^ est caractérisé par la transformation du sulfure de calcium insoluble, en suif hydrate de la même base qui, lui, est soluble.

En pratique, on met les marcs en suspension dans trois fois leur volume d'eau, et on soumet à l'action d*un courant d'hydrogène sulfuré.

GaS + H^S = Ga(SH)2

On filtre pour séparer la solution de sulfhydrate d'avec le carbonate de chaux et le charbon, qui forment un dépôt d'environ 33 0/0 du volume primitif.

Les liqueurs claires sont séparées en deux portions : la première, oxydée à la façon ordinaire, abandonne son soufre quand on la traite par l'acide chlorhydrique. Quant à la seconde, on y fait affluer de l'acide carbonique produit dans un

(1) Moniteur scientifique Quesneville, 1889, p. 1099. (2) i^—''— /r scientifique, Qucsnemlle, V%%'i, ^.'îSA» '

PROCÉDÉ DE M. OPL 335

four à chaux; il en résulte un dégagement d'hydrogène sulfuré, qu'on utilise pour transformer en sulfhydrate une nouvelle quantité de sulfure de calcium.

On arrive, de cette façon, à régénérer 98 0/0 du soufre y contenu.

Au lieu de chercher à isoler le soufre, on peut se borner à traiter les marcs, en suspension dans Teau, par l'acide carbonique de façon à transformer tout le sulfure en sulfhydrate qu'on décompose par l'acide muriatique. L'hydrogène sulfuré produit est brûlé pour servir à la préparation de l'acide sulfurique. Dans ce cas, le carbonate de chaux produit es! moins pur que celui qu'on obtient avec la première façon d'opérer.

60 PROCÉDÉ DE MH. OPL ET MILLER U)

Ce procédé, étudié à l'usine d'Hautmont, est basé comme le précédent sur la transformation du sulfure de calcium en sulfhydrate; il n'en diffère que par les traitements postérieurs. Ici, en effet, on porte à l'ébullition la solution de sulfhydrate ; l'hydrogène sulfuré se dégage en même temps que de la vapeur d'eau, et il se forme de la chaux :

Ga)SH)« + 2H2 = Ga(0H)2 + 2H2S

La vapeur étant condensée, on partage l'hydrogène sulfuré en deux portions, dont Tune est brûlée pour produire de l'acide sulfureux, tandis que l'autre sert à solubiliser de nouvelles charrées.

Les essais effectués ont montré qu'en réalité il était bien possible d'obtenir des solutions de sulthydrate pesant 25' Baume, mais on a reconnu que, lorsqu'elles ne marquent plus que

(1) Brevet aUemaad^no 28.067^du 26Jjanvier 1884. Voir Chem, Ind 1884,|p. 251.

:':î« nuiTKMKNT DES MARCS OU CHABHÉES DK SOCTE

A» lUiiiuê, IV.tion <le la vapeur d'eau ne suffit pjoa i Ii» (ii^coiuptiiKMv 11 i*n ri'isiilte une perte importanle de rtados. (1 i^st vr;»i .|iN», par fie moyen, on supprime les fuars à châoi ni lout l»t ni;it»'în»^l «ie pompes qu'il aécessite. en même temps \\\\ ini proituil lie riiyiirni^^ène sulfuré pur; mais la paretiîde r.e ^:r/ n'a pa?4 une im|)ortance considérabie, puiâque l'on M,ut <pu^ la t'.nmhuHlinn de 'j^iiz à «30 0/0 d'hvdro>^ne solforé donnt* (le r.inde snlliireux ulilisable dans les chambres de plomb bailleurs, il ne sf^mblepas avantai^eux de chercher .^ piNMlîiire l'acide sulhiriqne par Thydroj^ène sulfuré; et le prolilt^me, pour rester sur le terrain économique, doit être ramené â la rêjféaération à l'état de soufre.

I^M petilt^M eaux 2IU If urées, qui marquent 6^ Baume, piMivrnI. i»insi que l'a fait remarquer M. Hasenclever l'.èlre employées à mettre en pjUe les résidus frais.

Le» MpéralionM d'etTectuent danri une batterie composée:

I ' «l'un cNlindre mélan^^eur dans lequel les résidus arrivrnt et >ont méianvrés à l'eau.

U' l)e ilrMix s«-rieî4, chacune de troiri cylinlret?, placées à di?^î ha»jlrMir.' dilV.-renles : ces cvlindres sont en fer battu et Hont munis d'imitateurs. Les résidus sont envoyés du mé- Idii^îriir dan i le premier et le deuxième cylindre de la série .nuprrieuie, i>ù ils se trouvent en contict avec du gaz hydro- Ifène Hulfu'éet ^e transforment en sulfhydrate. Les liqueurs di: ^mll*llydrate arrivt>nt dans le dernier cylindre de la série «uiMîriiî'ire; là, elles sont chauffées gnlce à une double enveloppe <i ciritulition «le vapeur.

Le* trou cyliii'lres iuf«'«rieurs servent à la décomposition des le-isivtîi de su'flïv Ir de. On y fait arriver les liquides réchauiï's ditns le d»'rnier cylindre supérieur. Ils sont inéllioilii|ueuient travers«*s par un courant de vapeur d'eau, ciiculant au-dessus du lirjuidc. 11 sort, par ce fait, des cylindreH inférieurs, un mélan<;:e de vapeur d'eau et d'hydro-

(i) Moniteur scieniifit^uf yuesufviUe, \^^^. ^. vv^.

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