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III. — FILTRATION ET LAVAGE DU BICARBONATE DE SOUDE

Quel que soit le mode de carbonatation adopté, on recueille à la sortie des carbonateurs, un liquide riche en chlorhydrate d'ammoniaque et tenant en suspension le bicarbonate de soude. Il importe de priver aussi complètement que possible le précipité de liqueur mère, parce que, en opérant autrement, il se produirait, pendant la calcination du bicarbonate, une double décomposition entre le carbonate de soude et le chlorhydrate d'ammoniaque, décomposition qui diminuerait la richesse de soude la fabriquée, par suite de la formation de chlorure de sodium. Pour obtenir une bonne séparation du liquide et du précipité, il faut que celui-ci ait un état physique convenable. Il ne doit pas être en fins cristaux car le précipité est alors trop volumineux et retient trop d'eau, mais il ne doit pas non plus être en cristaux trop gros parce qu'alors le lavage devient difficile et la calcination onéreuse. On évitera ces deux inconvénients en ne carbonatant ni lentement ni à trop basse température.

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lent les liquides, débouche dans une pièce de fonte munie d'une soupape S qui s'ouvre quand on embraye et se ferme dans le cas contraire, évitant les fuites d'air par les joints. La tubulure V aboutit au bas de la tour à coke, de façon que l'aspiration du ^entilateur agit dans ce centrifuge dès qu'on met en marche.

APPAREILS DE M. SOLVAY

Les deux appareils employés par M. Solvay sont fondés sur l'emploi du vide. Dans les deux cas, on emploie pour le la-

Fig. 18. — Appareil de M. Solvay pour filtrer le bicarbonate de sou ie.

vage du précipité de l'eau chaude dans laquelle le chlorhydrate d'ammoniaque est beaucoup plus soluble que dans l'eau îroide, tandis que la solubilité du bicarbonate de soude n'est que peu influencée par cet accroissement de température.

Le premier de ces appareils, employé dans l'usine de Norlhwich, se compose (fig. 18) d'un tambour fermé T renfermant une surface filtrante /"sur laquelle arrive la mixture i

118 FABRICATION DB LA SOUDE A L'a)IH<»4UQDE

à filtrer, par l 'intermédiaire da tube Aqui communique le bas de la colonne à carbonater. 11 ; est paiement répard par le tourniquet hydraulique l. Pour laver le dépôt form^ on ferme le robinet R, puis ouvrant R', on laisse arriverpar

les eaus de lavage. Le vase V sert à faire le vide; c'est là que se rendeni, par le luyau B, les liquides filtrée. Le vide est obtenu par l'emploi d'une pompe à piston d'eau.

Le second des appareils permet une filtratian méthodique. Il se compose [fig. 19) d'une caisse à fond parabolique A

ij&visée, i>ar des cloisons rayonnantes, en huit compartimenis. ILsl caisse A se termine en un cylindre D, également divisé en huit compartiments^ de telle sorte que la caisse et le cy- Kndre représentent un ensemble de huit entonnoirs. Le couvercle de chacun constilue la surface filtrante et la partie inférieure du cylindre D repose sur une boîte B avec laquelle elle est en communication par les ouvertures o. Cette boîte B, est divisée en quatre parties dont une pleine, dispositif qui permet de changer la marche du liquide filtré que l'on envoie à volonté dans Tun des réservoirs supérieurs R par des tuyaux spéciaux. La caisse A est mobile. On verse le liquide à filtrer sur chacun des segments du filtre et quand le premier est chargé de précipité, on fait faire à la caisse A 1/8 de tour alors ce même segment reçoit un liquide de lavage ayant déjà servi et les liquides écoulés se rendent dans un réservoir spécial. On poursuit de cette façon le lavage méthodique. Le précipité déposé à la partie supérieure des entonnoirs est enlevé mécaniquement.

APPAREIL DE M. BOULOUVARD

Cet appareil est une presse hydraulique, de construction spéciale, représentée par les figures 20 et 21 .

lise compose d'un plateau filtrant F, porté par le piston ?, auquel on donne un mouvement ascendant ou descendant en faisant arriver de l'eau dans la cavité e. Le filtre consiste en une plaque de tôle carrée, perforée dans le cercle correspondant à la section du cylindre C, et la recouverte d'une pièce de feutre, c est un châssis carré.

Le plateau filtrant est sillonné de rainuies rayonnantes qui amènent le liquide filtré dans une rainure circulaire o communiquant avec le tuyau d'écoulement E.

Lorsque la filtration est terminée, on abaisse le piston P qui entraine avec lui le cadre /*, jusqu'à ce que ce demi

FJSIElUnoS I« LA. SOCltE A L'unOM&QCE

me. ex «pii prmKt de le retirer de J'appural en le bisuit gtifser sur les fanil galets g. On

r Qllrer le blcarbo

enlève alors le gâteau de dessus le filtre que l'on replac mrle cadre/; puis, faisant arriver l'eau en e, ou soulève I piston P et le plateau filtrant qui se trouve ainsi prêt à r* cp" ' t nouvelle quantité de liquide et de précipité. L<

|iislons P' et P . :-r ::'--> 'ai' .e: :ia :•* -••- ^ --n ■ Les robinets i '.rus ••■«*> 1 m :'. -?» »: •■..'.<:■.'•-' : ném«iQt par ua :i:--^ir-i .e'->r //, :>-:t-:. :\ »';■ . faire arriver à vo "or.Tr . •^:ii ia.is . »< ::i ■ — '. ': i •^*

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entre les tuvaiix : e' ' . faisaii: :.■■.'... ■.•;:i : .t\-

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tourne la manivelle .'.". ir-'i-ir faire '.^:v.::-. ::i. : .'■■'• '.■.

et le cvlindre C' et âu=.si ie ù:its ie ..< .r.j»- V '■ - • ■ ' purçeur P, alDrs. le ovimire P s'ila s-e. :\:' ■:"'. ^ : presseur et oblij^e le li']ui-ie :i traverser \-. ..'/:^ ; :•? . : i que la rondelle r venant butter le ;e-. .e; L. iiiret--.- ■■;•'■ communication entre les tuvaux ' et " rt. «ievi'./.i'.e r du piston P'. A ce moment, on tait .ivvwf:':. i a • le ^:^ ^ : le robinet V, une solution de carbonate i ? =.''i.le [- :.■ répand dins l'espace annulaire 'i et li'-u* -îi c. ïl:n'; ■ '."i ' : âion juâqu'à ce qu'on en ait accuniul»^ 'ine s .r: -«iire :'ir *:* ' ^ qu'on évalue par l'indicaleur de niveau //. Kn mait-i'iv -^^t \à manivelle w,on fait arriver, d.\ns l'espice arii y.' tv- , i l'air comprimé qui chasse ia clairce : celle «.i .■ i<-- \w '■■' fuyau v' relié au moyen d'un caoulcho'i ; à la î li-'i'ur'' K qui correspond à un tube foré djn< le j^laleau ii'i pi-î^Mi V . Ce plateau est, comme nous l'avons (lit, inmu d" r.nn'ni^< rayonnantes et recouvert d'une plaque en tùlo et d luio t«Mli» S filtrante. La clairce pisse par ces rainures, tr.ivorsi* !«' l> carlxinale de soude et s'échappe par la tnbuîuro K.

Un seul homme peut diriger deux pres<os i*t pnMlinn» 240 kilogrammes de bicarbonate par heure.

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r-ii ri îl ^cz ies iggarels i iZtnfiùiA. le bxarbonate TCXLus-Tzifî luor» imî jbcçltti* '^ooittîtê d'eaa. q[iû atteint en nu^'^tiaiifi iO )'.> iif sjil pouis;. éà pecîks q[itiiitité$ d'ammoniatx'ie. ie zhlnA-^'brktii «t <Âf bô^ortiofliAte de !a même base. M. SÂTiT i LajiLxiiff in i^puneiL tius leqn^ oq dessèche ce pr:*! il: -m 1*; soiijrier'aat i TictioiL d^ ^az rîcbes en acide carb»:c-»;if?. à ine jîxpératiire ie .&. Pocur rendre ce sel uli- Lsiiii^r iii.i.-? là ■jjGgcmTT.ttiML, c*esl-à-4ife pour le priver de ieè s*ils i:rLJCi:aiii:aax. M. L. Mocd a propoGéde leparifier par cri.<il .silioa ea Le dL<so[faiit à 6^ dans une atmosphère satiir^tf i'-icide carbooiqne^ mais TempUn du bicarbonate est peu zoo^i'iérabie et il semUe que chaqne fois qu'on a en '. 1^ Il pr:da:tioa du caii)onate neutre, on cherche à effei^ti^er en même temps la dessication et la torréfaction. Pciniii ie ^rand nombre d'appareils proposés pour torréOer le bicarbonate^ nous nous bornerons à signaler les sui- Tants :

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