PROCÉDÉ DE M. MOND
lagnésium en les soumettant , comme Ta indiqué M. Schaff- % à riniluence de la magnésie et de l'acide carbonique :
CaCl2 + MgO + C02 = G03Ga + MgGl»
Le chlorure de magnésium ainsi produit est composé dans four de M. Péchiney à foyer mobile.
Procédé de M. Mond (i).
^ Ce procédé^ dont nous avons déjà parlé page 132, consiste à volatiliser le chlorhydrate d'ammoniaque en Tobligeant à
Ker sur un sel à acide polybasique qui fixe Tacide chlorhyue et laisse Tammoniaque se dégager; lorsque celte fiemière phase de la réaction est terminée, on élève la temî^pèrature et l'on fait intervenir l'air ou la vapeur d'eau suivant ^çie Ton se propose d'obtenir du chlore ou de l'acide chlorhy- Irique.
Après avoir proposé diverses solutions, le même auteur
temble avoir adopté, dans son usine, un procédé semblable
tu précédent et qui réside dans les opérations suivantes :
4° Séparation du chlorhydrate d'ammoniaque des eaux
résiduelles par congélation ;
^ Décomposition du sel ammoniac solide par la magnésie;
3° Décomposition du chlorure de magnésium avec production de chlore.
On manque de données sur la valeur de ce procédé qui parait présenter un certain nombre de points faibles ; cependant, on croit généralement que son application a produit de bons résultats financiers à l'usine de Wînnington.
(1) Brevet anglais du 20 mars 1887.
144 BÉGÉNÉRATION DU CHLORE
Procédé de M. Alsbarge.
On porte à 1 ebullition les liqueurs qui renferment lé chlorhydrate daiPDQODiaque, pour dégager tout le carbonate et Ton traite ensuite par un mélange de magnésie et de bi oxyde de manganèse provenant d'une opération précédente.
Âpres le départ de l'ammoniaque, on ajoute de l'acide nitrique qui d^age du chlore.
Le résidu, composé de nitrates, donne, par calcinatioo, des vapeurs nif reuses, que Ton oxyde pour les ramener à Téfat d'acide nitrique, et un mélange de magnésie et d*osydede manganèse qui sert pour une nouvelle opération.
On peut aussi décomposer le chlorhydrate d'ammoniaque par voie sèche, au moyen du bioxyde de manganèse, ce qui met l'ammoniaque en liberté ; il reste un mélange de chlorure et de bioxyde de manganèse que l'on traite entre 100 et 105° par l'acide nitrique qui dégage tout le chlore. Le résidu, composé de nitrale de manganèse, donne par calcination, comme dans le cas précédent, des vapeurs niireuses, que Ton oxyde pour régénérer l'acide nitrique et du bioxyde de manganèse qui rentre dans le cycle des opérations.
Perfectionnement de M. Solvay,
Dans son brevet allemand du 15 mars 1889 (brevet S no4.Gî)l exposé lel^i'août), M. Solvay revendique la préparalion de chlorure de magnésium anhydre en mélangeant le chlorure de magnésium hydraté, pris à l'état cristallisé ou a rélat de fusion, avec du chlorure de magnésium anhydre et en
(1) Monilcur scientifique Quesntville, 1889, p. 137o.
PROCÉDÉ DE H. GILLOTEÂUX
lettant le tout à Taclion d'un courant d'air. Le chlo-
auhydre, amené à l'état de fusion dans une cornue ana-
le à la poire de Bessemer, est soumis à Taction de Tair que
tinjecte au sein de la masse en fusion : on obtient ainsi un
rement gazeux renfermant 15 à '20 0/0 de chlore.
Procédé de M. Gilloteaux.
chlorhydrate d'ammoniaque est décomposé par le bi-
ite d'ammoniaque qui donne du sulfate neutre et de
ide chlorhydrique. Ce sulfate neutre, chauffé à 200°, se
impose en sulfate acide et ammoniaque qui rentrent en
Itement.
Halphen. — La soude.
gLxerautés
le $utf;ftto iîe $o}iJe est le point de départ du pn L^bîsino, qui lo mot en œuvre, quels que soient sa source sou niv\io iio préparation, à la seule condition qu'il préseol certaines v|u;ihtès dont nous nous occuperons plus loin. N( seulotweut ou le rencv>ntre à Tétat naturel, mais sa prépa^j ration a donne naissance à une importante industrie^^quiei!] fabri^iue annuellement d'énormes quantités.
Da is la nature, il se trouve sous deux formes : à l'étal anlwdiv el à Tètat hvdraté. Le sulfate de soude naturel anhviiie constitue la !h^narditex la variété hvdratée renfernie dix nio'èoules dVau : elle est connue sous le nom de soude ,vî,/' :'->' ou ":ircJiil{it\On le rencontre aussi, à Tétat de sel double, constituant la t^iaubrritr ^sulfate double de soude et de chaux . Le natron en i*enterme souvent d'importantes pix^portions ; entin, les dépots cristallisés, formés par certains lacs salés, sont riches en sulfate de soude. Les analyses suivantes, dues à M. Abich, donnent la composition des sels déposés par Teau des lacs de la plaine d'Arax.
SFIS CBISTAI-LISÈS EACX-MÈRES DESSÉCHÉES
à la surface
au fond
lacs
lagunes
1d,oo
Carbouale de soude.
Chlorure de sodium.
Le sulfate de soude que produit Tindustrie, est obtenu en itant le sel marin par l'un des trois procédés types suints :
lo Décomposition du chlorure de sodium par Tacide sulrique.
2* Double décomposition entre le chlorure de sodium et tan sulfate.
I 3" Action d'un sulfure métallique ou de l'acide sulfureux •«ur le chlorure de sodium.
Les modes d'obtention par voie sèche sont de beaucoup les plus intéressants, attendu que le sulfate produit, étant ^ l'état anhydre, peut être employé directement à la prépa- •jration de la soude, tandis que celui qui a été préparé par loie humide, ne s'obtient qu'en dissolution ou à l'état cris- .tallisé. Le peu de valeur du sulfate de soude ne permet pas d'effectuer les importantes dépenses que nécessite l'emploi i'évaporateurs; il est également, dans bien des cas, un obstacle à la déshydratation du sel cristallisé, dont la réduction à l'état anhydre consomme une proportion relativement considérable de combustible.