VALEUR DE LA CONDENSATION
Il est d'abord facile de calculer les volumes respectifs
" eau et d'acide chlorhydrique renfermés dans le mélange
gazeux, les volumes de poids égaux d'acide chlorhydrique et
4 1 de vapeur d'eau étant entre eux : ^—-z : tt: , c'est-à-dire sensi-
oo,5 18
Wement comme 1 : 2. Si bien que, dans un f el gaz, il y aurait
en réalité 700 volumes d'acide chlorhydrique et 2 X 500 —
1 000 volumes de vapeur d'eau. Soit un volume total de
Le volume Xo de vapeur d'eau contenue dans Tunité du
ïïiélange est donc
• En nous reportant au tableau de la page 214, nous voyons que la tension de vapeur à 50** centigrades (température de notre refroidissement) est de 50 millimètres. Par conséquent, le volume x^, de vapeur d'eau restant après la condensation, a comme valeur :
D'où l'on tire d'après [V] que la quantité d'eau condensée
''' ^^^^' ^ ( 1-1.166x0.066)0,588 = ^^^^^' ^" ''''' densation a donc été de 96,1 0/0 par le seul fait du refroidissement à 50<> centigrades.
Ce nombre est manifestement exagéré parce qu'au lieu de raisonner sur un mélange de vapeur d'eau, d'air et de chlore, nous avons considéré simplement un mélange d'eau et d'acide chlorhydrique. Or, la présence de l'air dans le mélange rend la condensation moins aisée, comme il est facile de s'en rendre compte par l'exemple suivant :
Supposons que le même ga^ soit mélangé à l'air en pro
Halphkn. ~ La soude. 13
218 ACIDE CHLORHYDRIQUE i
portions telles qu'il y en ait 5 volumes pour 1 volume d'HCl, alors ces gaz auraient la composition volumétrique suivante :
Acide chlorhydrique 14,1
Eau ...'... 15,1
Air 70,8
Le volume Xo fie vapeur contenu dans l'unité du mélange serait évidemment
Xo := — ^^ = 0,151 100 '
D autre part, la tension maxima de la vapeur d'eau à 50* est, d'après le tableau de la page 214, 50 millimètres, d'où le volume de vapeur d'eau restant après refroidissement à 50° est :
Par conséquent, la quantité d'eau condensée par le seul fait du refroidissement est d'après [V] :
(1 — l.ltjb X 0.066) X 0.151 ~ '
soit 61 0/0.
Ainsi donc, la présence de l'air diminue la condensation par refroidissement.
Comme conclusion, on peut dire que, pour un mélange gazeux renfermant beaucoup de vapeur d'eau et peu d'air, le refroidissement préalable est la clé d'une bonne condensation, mais lorsque les gaz à condenser ne contiennent qu^ peu ou point de vapeur, le refroidissement préalable n'a plus qu'un rôle secondaire.