REFROIDISSEMENT DES GAZ
condense qu'une très faible quantUé d'acide chlorue tout en retenant la presque totalité de l'acide que. La faible teneur en HCI des eaux qui s'en it par le robinetinférieur fait qu'on ne les ulilise pas. a quelques années la Société Salzbergwerk Neust a breveté un procédé de refroidissement des gaz re-
Fig. 56. — Douche.
1 sur l'absorption de leur chaleur par la fusion ise d'un sel dont la chaleur latente est assez élevéeO. sel utilisé est le chlorure de calcium, renfermant en- 1,5 partie d'eau pour 1 partie de sel anhydre. Le le résultant de la fusion de ce composé se réunit dans
Brevet 8. ii° 5.244, exposé le 19 juin 1»»0.
CONDENSATION DES GÂZ 233
^nt sans entraîner de manipulations et parcourt toute la ie en sens inverse de la marche des gaz.
On ne les emploie guère que pour la condensation des z riches des cuvettes ou des moufles, parce que le résultat l médiocre avec des gaz étendus. Même avec ceux-là, leur nploi se fait rarement seul, mais le plus souvent on combine ïur action à celle des tours.
Auges.
Les auges sont aussi des appareils de condensation issez imparfaits et ne sont employées qu'avec les tours. On ihoisit, pour les construire, des pierres inattaquables aux icides telles que les pierres siliceuses, les grès des Vosges, les laves de Volvic, etc. Ce sont des réservoirs rectangulaires, iontles parois verticales se rejoignent par le simple contact ^e leurs bords taillés en biseau. Une rainure est ménagée ians le biseau et sert à recevoir une garniture de caoutchouc; le bord supérieur est entaillé pour recevoir la couverture. Celle-ci est formée d'une dalle, qui peut être d'une ^ude plusieurs pièces. Les pierres étant convenablement taillées, on les dessèche soigneusement, surtout les biseaux, ^vec des cendres chaudes. On place horizoutalement la dalle inférieure et Ton pose dans sa rainure un rond de caoutchouc de 25 millimètres d*épaisseur qu'on maintient par Un clou que Ton enfonce dans chacun des coins, puis on place les parois verticales et leurs joints de caoutchouc et Ton maintient le tout par une armature formée d'équerres en fonte et de tirants en fer après quoi, on garnit les joints avec un mortier au goudron et on serre les joints horizontaux au moyen de quatre tiges en fer qui s'accrochent sous la dalle du fond et sont assujetties à des traverses posées sur le couvercle.
EMPLOI DE l'eau PULVÉRISÉE
Pour rendre plus complet le travail de ces appareils, M. Newall et Bowman ont préconisé Temploi d'eau pulvé- 3ée qu'on fait arriver, par une forte pression, dans un petit utage de platine ayant une ouverture de 1 à 1/2 millimèe carré, d'où elle jaillit en se pulvérisant contre un bouton 1 platine. On obtient par là une dissolution rapide du gaz ai provoque une grande élévation de température et néceste un refroidissement assez complet. Chaque auge doit être îîiée à la suivante par des tuyaux en poterie s'étendant sur a assez grand parcours vertical ou horizontal. La mise en œuvre de ce procédé nécessite l'utilisation 'eau filtrée. Encore, dans ce cas, n'évite-t-on pas toujours obstruction de l'ajutage en platine et, par conséquent, l'arrêt ubit de cette partie du condensateur. Ces considérations ont lit rejeter l'emploi d'un procédé qui, théoriquement, paraisait appelé à fournir de bons résultats.
Tours de condensation.
On doit à M. Gossage un grand perfectionnement dans la condensation du gaz chlorhydrique, grâce à l'emploi de coonnes de condensation dont le but est de produire un conact intime entre les gaz très divisés, se mouvant ascensionlellement, et de l'eau s'écoulant de haut en bas de l'appareil ur des matériaux solides poreux qui retardent sa marche et éparpillent en gouttelettes et minces filets.
Les tours de condensation sont en principe composées d'une lolonne cylindrique ou prismatique en maçonnerie, dont
donnent une excellente condensation. On leur reproche être d'un prix élevé.
Le coke est la matière qui rend les plus grands services t dont Tusage est le plus général. Il doit être poreux, dur peu sujet à Técrasement. On ne doit pas le choisir en l>locs trop volumineux, qui se rompent aisément, non plus 'en morceaux trop petits qui gênent le mouvement des et diminuent le tirage. Dans tous les cas, les morceaux plus gros sont réservés pour le bas de la tour. Fréquemment, on emploie un système mixte qui consiste à placer, à la partie inférieure de la colonne, des pièces de terre sur lesquelles on vient disposer le coke. Gomme ce coke ^ôt combustible et peut prendre feu, il faut avoir soin de ne ^îiire arriver les gaz dans la tour que quand ils ont été con- "v^eiiablement refroidis.
les tours, construites avec des dimensions telles que celles dont nous parlons plus loin, déterminent un tirage suffisant pour la condensation des gaz des cuvettes ou des fours à ïHoufle ; on peut d'ailleurs l'augmenter en plaçant sur la tour ^ne petite cheminée en poterie. De cette façon, le dégagement gazeux s'effectue dans Tatmosphère, ce qui est précieux pour permettre de juger la marche de la condensation. Lorsque celle-ci est complète, la tour ne doit émettre qu'un léger nuage de vapeur se dissipant aisément tandis qu'il persiste quand il renferme de l'acide chlorhydrique.
Avec les gaz des fours à réverbère, on ne peut pas se contenter du seul tirage de la tour, à cause de Tallure des foyers; dans ce cas, on établit généralement une communication de la tour avec la cheminée de l'usine. 11 faut alors foire attention et chercher autant que possible à obtenir un tirage convenable en donnant des sections suffisantes aux conduits et aux tours, parce que si le tirage est surtout déterminé par l'appel de la cheminée, il en résulte une marche rapide des gaz à travers la colonne, et comme la con donation demande un certain temps, il s'en suit qu'on éprouv Halphen. — La soude. 14
f2i2 AdlJE CHI»RHTDRIQUE
de ce chef des perles en acide non condensé. Lorsque ïm opère sur des '^z provenant de la calcine, on doit leor finre parcourir un carneau suffisamment long et large pour qne^ circulaot sans frottement, leur température puisse s'abaisser. Il est bon de ne pas refroidir la première bonbonne et de ne pas la comprendre dans la circulation de Tacide chiorfaydrique liquide, parce qu'elle retient Tacide sulfurique entraioé et que sou rôle principal est de charger d'humidilé les gaz secs qui la traversent. On facilite par là lelravailde condensation.
11 est de toute nécessité de donner à la tour des dimensions suffisantes pour que les points de contact soient asseï nombreux et aussi pour que la marche des gaz se fasse avec assez de lenteur.
Le plus souvent on condense séparément les gaz de la cuvette et ceux de la calcine. Ce travail rationnel permet d'obtenir avec les gaz de la cuvette un acide plus pur et de ne faire porter les difûcultés de la condensation que sur les gaz de la calcine.
Lorsque la condensation doit s'effectuer par le seul emploi des tours, on a coutume d'accoupler deux de ces appareils on reliant la partie supérieure du premier à la partie inférieure du second, au moyen de tuyaux de poterie. On recueille alors dans la première colonne de l'acide concentré et dans la seconde de l'acide dilué. L'acide obtenu est d'autant plus riche en acide chlorhydrique que la hauteur de la tour est plus considérable.
Il n'y a pas intérêt à employer Teau acide qui s'écoule de la seconde tour, pour condenser les gaz de la première, parce que le bénéfice qu'on relire de la récupération d'une faible quantité d'acide se trouve largement compensé par les frais que nécessite l'élévation de ce liquide.
La tendance actuelle est d'employer des systèmes de condensation mixtes, composés de bonbonnes ou d'auges et de *'^*'rs de condensation. L'acide qui s'écoule de la tour sert
*ectement ou après refroidissement à alimenter les bon-/ Qnes. Là, il se concentre et donne aisément un acide au re demandé parle commerce(19à 21o Baume). L'exemple ivant donne une idée de ce genre d'installation (^). Un four à moufle fait en vingt-quatre heures huit cuites de K) kilogrammes de sel. Le canal réfrigérant est en pierre et section intérieure est de 70X70 centimètres, sa longueur
I mètres. La batterie de bonbonnes se compose de soixante- )uze pièces de 300 litres chaque, divisées en trois séries, itour, garnie de coke, a 25 mètres de haut; sa base carrée esure à Tintérieur 1",6 de côté. L'acide qui s'écoule jla tour marque de 15 à 17° en hiver et de 13 à 15 en été. Q le refroidit en le faisant passer dans des tubes en Uplon- !S dans de l'eau froide. Il sert à alimenter les bonbonnes, acide qui sort des bonbonnes, et qu'on tire près du four, arque 20^ à froid. La circulation du liquide est automatile et Tacide commercial est emmagasiné dans de grandes ernes en pierre.
Quand on travaille séparément les gaz de la calcine et ux de la cuvette, on envoie directement les premiers ns la tour à coke tandis que l'on fait passer les seconds ibord dans les bonbonnes puis dans la tour à coke. De tte façon on obtient facilement de l'acide à haut titre.
II ne semble pas qu'il y ait inconvénient à donner aux pareils de condensation un trop grand volume; la dépense ule doit limiter Tindustriel, la condensation étant d'autant us complète que la capacité est plus considérable.
Une disposition adoptée par l'usine du Petit-Queviljy rmel, paraît-il, d'obtenir une condensation plus complète icide, en injectant, au sommet delà tour, de l'eau pulvérie qui assure un meilleur contact.
(l) LuDge et Naville, Traité de la fahncalion de la soude^ p. 245.
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