Dictionnaire de chimie de Wûrtz, p
Hauteur totale ^ 38^,1.
Base carrée de ini,53 de côté.
Maçonnerie au-dessus du sol 1,65
Chambre à gaz G (fig. 60) 1,07
Colonne de coke divisée en trois parties égales. . 29,83
Réservoirs d'eau et chambre d'eau 4,60
Hauteur du tuyau d'échappement des gaz au-dessus
du réservoir d'eau 0,95
Total. . . 38,10
Comparaison des systèmes de condensation.
Les résultats que donne la mise en œuvre des divers systèmes de condensation sont très différents. L'emploi des l)onbonnes ou des auges permet d'obtenir un acide à haut degré, l'installation peu coûteuse ne demande que peu d'entretien et de main-d'œuvre, mais outre que l'on ne peut que malaisément y condenser des gaz peu riches, on a toujours, 3vec ce système, une perte en acide chlorhydrique, perte que les divers auteurs évaluent à 10 ou 15 0/0.
Avec les tours de condensation, au contraire, l'absorptiondu gaz chlorhydrique par l'eau peut être considérée comme poinplète; de plus, les gaz pauvres y peuvent être CDudensés .ils exigent, bien entendu, des volumes relatifs plus considérables que les gaz riches). L'acide qui s'écoule des tours ^ par contre, un degré moins élevé que celui des bonbonnes. -•es colonnes sont des appareils coûteux qui demandent un -Grtain entretien.
L'emploi d'un système mixte de bonbonnes et de tours -st usité en France où il donne de bons résultats au point Je vue de la condensation et du degré de l'acide obtenu.
Les figures 64 et 65, empruntées au traité de MM. Lunge
-t Naville, donnent une idée exacte d'une semblable inslal-
^tion.
Rendements.
Théoriquement, 100 kilogrammes de sel marin produisent
t^bi AClbK chlorhy:iri*>ue
62''^, 36 d'acide chlorhydnqne {nzeux; mais comme le Mu])\n\(i dans l'industrie ne renfemie jamûs pl:^ qi Oii 0/0 de sel (en moyenne, que, d'autre part, le saifa produit contient encore 1,5 0^0 de sel iodécomposé. il r^ftulte que le rendement maximum ne peot être que 57 à 58. M. Clapham admet que les 57,7 parties d'acide qi devraient fournir 100 kilogrammes de sel marin, sedécoi posent de la façon suivante :
Acide condensé 55,S
— resté dans le sulfate 1,52
Pertes 0,38
J/('!valiiation des pertes est différente suivant les auteurH. M. Allhusen résume la marche de son usine de lt| -
façon Huivante :
(inz de la cuvette 68,6 0/0 de la quantité théorique
(iass de la calcine & réverbère . 29,4 — —
Pertiî» 2,0 —
Dan» Kon rapport sur l'Exposition de 1867, M. Balard ni^^njulo (ju'ù Chauny on obtient un rendement de 1)5 0/0 en aciil(î h 'il<> Baume, tandis que M. E. Lequin 'O évalue en moyenne de 8 à 12 0/0 la perte en muriatique résultant, auHHi ))ioii <l'une condensation imparfaite, que des pertes par loH KHZ (jui s'échappent des portes de travail, et qui incommo(i(>nt fort les ouvriers.
Quant aux j(az acides qui proviennent de la décomposi- | tion du sel par Tacide sulfureux, suivant le procédé indiqué par M. Ilaiiçreavos, onarriveaursià les condenser presquecom-
plèteniont puisque ce procédé fonctionne en Angleterre où les prescription^ de VAlkali Act exigent qu'il ny ait pas plus de 0,20 ^crains diacide non condensé par pied cube de K«/ Ou assure niùnie que la perte n*est guère que de 0,03 à 0,0.) ^crains et en moyenne de 0,04.
(1) liOquin, Happoris du Jury de l'Exposition universelle de 1889.
GENERALITES
Dans ce procédé, le sulfate de soude est transformé en soude brute par la triple influence du charbon, du calcaire et de la chaleur. La réaction, simple dans ses grands traits, n*en est pus moins compliquée et son processus n*a été dé- (inilivement établi que depuis quelques années, grâce aux observations de MM. Dubrunfault, Gossage, Kolb, Scheurer- Keslnor et Unger.
Tout d'abord, le carbone réagit sur le sulfate de soude en produisant, d'une part, du sulfure de sodium et, d'autre part, du içaz acide carbonique. Cette première phase de la réaction prend naissance à une température peu élevée, suivant l'équation :
S0*Na2 + 2C = Na^S -j- SGO^
Le sulfure de sodium formé réagit sur le calcaire et se transforme en carbonate de soude avec production de sulfure de calcium insoluble (par suite de sa formation par voie sèche).
CO^Ca + Na^S = CaS + CQaNa^ Quand la température est devenue intense, ]e calcaire en
:cès se décompose, surtout en présence d'un excès de larbon. Il se produit de la chaux vive et un dégagement Dxyde de carbone qui donne de la porosité à la masse et cilile son lessivage.
CO^Ca + G - GaO + 2G0
Sulfate de soude.
On cherche à l'avoir aussi poreux et aussi léger que posible, c'est pourquoi Ton a coutume de n'employer le sulfate le fabrication récente qu'après l'avoir laissé exposé penlant quelque temps en tas, parce qu'alors il subit une sorte ie délitement très favorable à la production de la soude.
La présence d'une petite quantité d'acide sulfurique libre permet d'obtenir une masse poreuse peu sulfurée. Gette proportion ne doit en aucun cas dépasser 1 à 1,5 0/0.
Calcaire.
On emploie soit la craie, soit le calcaire. Ge dernier doit être aussi pur que possible. Il doit notamment être dépourvu de silice, d'alumine et de fer, ainsi que de magnésie. On l'emploie, suivant la marche des opérations, en morceaux plus ou moins gros, parfois même en poudre. On l'amène à Tun de ces états par l'emploi de broyeurs ordinaires. Quand la cuite doit durer plus d'une heure, il faut prendre ^e calcaire sous la première forme.
Avant de l'employer, il est nécessaire de déterminer exac-
temenl sa teneur en eau, parce que celle-ci, qui peut se Irouver dans la proportion de 20 0/0, rendrait le dosage inexact en modifiant les quantités de chaux mises en réaction.
Charbon.
La seule qualité qu'on puisse exiger d'nn chirbon ou d'une houille est qu'ils abandonnent seulement une petite quantité de cendres et de soufre. Il ne semble pas plus avan- L. tageux d'employer les charbons gras que les charbons maigres. Les expériences de M. Kolb montrent que la nature de l'agent réducteur ne présente aucune importance, pourvu qu'on en prenne une quantité équivalente à 44 de carbone. Pour l'emploi, on le concasse en menus morceaux de volume J^^ inférieur à celui des morceaux de sulfate ou de calcaire, en évitant toutefois de le réduire en poudre.
Un bon charbon pour mélange ne doit pas renfermer plus de l'i àl3 0/0 de cendres, 0,5 à 0,75 d'azote, 0,5 à 2,0 de soufre.