CHAPITRE III
Teinture à l’aide de la cochenille.
Malgré l’apparition des ponceaux azoïques qui ont considérablement restreint la consommation de la cochenille, on l’emploie encore pour la teinture d’étoffes dont la nuance doit être assez résistante, par exemple pour les draps des pantalons des officiers d’infanterie.
Teinture sur laine. — La cochenille se teint sur laine de différentes façons :
1° Sur mordant de bichromate. On mordance préalablement la laine en la faisant bouillir avec :
3 pour 100 bichromate de potasse,
3 pour 100 acide sulfurique ou 3 pour 100 acide oxalique,
et l’on teint dans un second bain contenant la cochenille.
2° Pour obtenir les cramoisis on mordance la laine
avec :
4 pour 100 sulfate d’alumine ou 8 pour 100 alun,
et l’on teint clans un bain monté avec :
5 pour 100 crème de tartre,
8 à 15 pour 100 cochenille.
3° On peut également mordancer avec :
0 pour 100 sulfate d’alumine et
2 pour 100 acide oxalique.
4° L 'écarlate s’obtient en mordançant avec :
1 1/2 à. G pour 100 sel d’étain et 4 pour 100 crème de tartre ou
3 pour 100 acide oxalique.
On teint ensuite en cochenille en ajoutant un peu de sel d’étain au bain de teinture.
5° On peut aussi teindre en un seul bain contenant soit l’acide oxalique, l’alun et la cochenille, soit le sel d’étain, l’acide oxalique et la cochenille, mais le rendement est alors plus faible, une portion notable de la matière colorante étant précipitée en dehors du tissu.