Bleus de rosaniline
Bleus alcool. — Bleu Nicholson. — Bleus solubles. — Bleus coton. — Bleu de diphcnylamine, bleus à l’alcool, bleus alcalins, bleus solubles,
b'eus coton.
Les bleus alcools sont aujourd'hui peu employées et sont réservés généralement à la teinture de la soie.
On doit les dissoudre dans l’alcool avant de les ajouter au bain de teinture. Le coton se teint sur mordant de tannin et émétique, la laine sur bain neutre, ainsi que la soie.
Les bleus Nicholson se teignent sur bain alcalin ; on ajoute au bain contenant la matière colorante du borate de soude ou du carbonate de soude et l’on manoeuvre la laine à teindre dans ce bain pendant une heure en maintenant le bouillon. La laine pendant cette opération fixe le sel de soude. On met l’acide en liberté en passant la laine dans un bain acide (on emploie généralement l’acide sulfurique) et chaud. La nuance bleue apparaît alors. L’afdnité de la laine pour le sel alcalin étant faible, le bain est loin d’être épuisé, il faut donc pour marcher écono-
128 TEINTURE A L'AIDE DES MATIÈRES COLORANTES iniquement conserver le bain pour des teintures subséquentes.
Les nuances qu’on obtient ainsi sont bien tranchées, mais elles ont l’inconvénient de brousser l. Elles résistent relativement bien au foulon,.
La teinture de la laine par les bleus solubles se fait en bain acide (on pourrait également opérer de la même manière pour les bleus alcalins), mais on arrive difficilement à unir; les bleus qu’on obtient ainsi sont bon marché, mais ils déchargent au frottement.
Les bleus cotons se teignent par de nombreux procédés, mais les nuances obtenues n’ont pas une grande solidité. Le procédé le plus simple consiste à passer le coton dans un bain contenant de l’alun et la matière colorante ; les nuances obtenues ainsi sont faibles relativement à la quantité de matière colorante employée; aussi est -il bon de conserver les bains.
On peut également teindre sur mordant de tannin et d’émétique sur un bain ne contenant que le bleu coton ; les nuances qu’on obtient ainsi sont faibles et verdâtres. En ajoutant de l’alun au bain de teinture et en le rendant légèrement acide les nuances obtenues sont plus intenses, mais elles sont aussi plus rouges.
On peut encore mordancer le coton par l’une des méthodes suivantes :
Par simple passage dans un bain d’alun à6uB. ou de sulfate d’alumine à 4° B. ; en passant dans un bain d’acétate d’alumine à 5° B.; puis traitant ensuite par l’alumi-
1 Cest-à-dii’e de tacher une sui'face blanche sur laquelle on frotte l’échantillon.
DÉRIVÉES DU TRIDHÉNYLMÊTHANE
natc de soude à 5° B. ; enfin si l’on veut fixer 1 alumine à l’aide du sulforicinate ou du sulfoléate d’alumine, on passe d’abord le coton dans le mordant gras et on teimine par le traitement à l’acétate d’alumine qu’on fait suivre quelquefois d’un passage àl étuve.
Voici du reste quelques procédés employés :
1° Teindre en un bain avec 8 pour 100 alun, 2 pour 100 carbonate de soude, ajouter le bleu en quantité suffisante et maintenir le bain à 70° pendant la teinture qui dure environ une heure ;
2° Passer au sumac ou au tannin comme à l’ordinaire, laisser reposer une heure.
Passer dans un bain monté avec 10 kilogrammes alun, manœuvrer une demi- heure à 70° et ajouter dans le bain en quantité suffisante la matière colorante préalablement dissoute ;
3° Passer dans un bain de savon à 10 pour 100 du poids du coton, tordre légèrement (crêper). Passer dans un second bain contenant 12 pour 100 alun et 0,3 pour 100 de sel d’étain, manœuvrer une demi- heure, ajouter dans le même bain la matière colorante et continuer la teinture. Laver et sécher.