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TEINTURE A L’A IDE DES PHTALÉINES

La fluorescéine est peu employée, elle ne teint la soie que difficilement, pour ainsi dire pas le coton, et sur laine elle ne donne que des nuances peu brillantes.

Sur coton on fixe les phtaléines à l’aide de mordants de plomb, on peut également employer les mordants d’alumine quoique les nuances obtenues avec ce dernier soient moins fraîches.

Voici comme exemple, un procédé de teinture pour l’obtention des roses d’éosine sur coton brut.

Pour 100 kilogrammes coton, laisser traîner une heure dans un bain monté avec 4 kilogrammes acétate de plomb. Teindre dans le même bain avec 50 grammes éosine J E.

Vauréosine et la rubêosine donnent les nuances jaunâtres.

Avec la chrysoline on obtient des jaunes qui se fixent beaucoup plus facilement que lorsqu’on emploie la fluorescéine, MM. Monnet et Rcverdin proposent de mordancer le coton en sulforicinate d’ammoniaque et alun.

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L 'èrythrosine donne des nuances plus bleues que Y éosine, mais moins violacées que celles produites par les roses bengales, phloxines et cyanosines, dont les teintes sont d’autant plus bleues que les substitutions chlorées sont plus avancées.

Les lutèciennes donnent des écarlates se rapprochant assez de ceux qu’on obtient à l’aide de la cochenille.

Les teintures faites sur coton avec ces matières colorantes résistent généralement fort mal à l’action de la lumière ; un rose d’éosine est déjà très altéré par une exposition de quelques heures au soleil, et un léger savonnage suffit pour les faire disparaître complètement.

Sur laine, ces matières colorantes résistent beaucoup mieux ; on teint alors en bain neutre ou rendu légèrement acide par l’acide sulfurique ou l’acide acétique ; on se contente même souvent d’ajouter au bain une faible proportion d’alun.

Sur soie, on procéderait de la même façon, l'éosine donne alors des nuances présentant un effet sensible de dichroïsme.

La rhodamine récemment introduite dans le commerce, se recommande par la fraîcheur des nuances qu’elle produit et par leur grande résistance aux agents atmosphériques.

Différant en cela des phtaléines que nous avons examinées jusqu’ici, elle a un caractère basique très accusé qui permet de la fixer sur coton à l’aide d’un mordançage au tannin et au tartre émétique.

Sur laine et sur soie on teint sur bain neutre, et sur cette dernière les nuances obtenues présentent un effet dichroïque très accentué.

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