‹ L'Industrie des Constructions Navales en FranceChapitre 35 sur 35 · ANNEXE VI · texte numérisé non relu

ANNEXE VI

Leiire adressée par la Chambre Syndicale des C onstructeurs

au Ministre des Travaux publics (1 4 Janvier 1927):

« L'industrie de la construction navale est pour ainsi dire da

seuie en France à ne pas tirer sa protection du tarif douanier. Les droits qui frappent les navires acquis à l'étranger par l'armement français sont tellement faibles qu’ils constituent de simples droits de statistique; or, il n’est pas possible d'en envisager le relève-

ment; la différence entre ces droits et ceux qu'il serait nécessaire

- de fixer pour constituer un droit de protection est tellement importante qu’elle conduirait à un taux extrêmement élevé. Cette mesure

serait inadmissible, car elle obligerait l'armement français à payer

ses navires beaucoup plus cher que l’arimement étranger. Il faut, au contraire donner à l'armement français le moyen de se mainte-

nir sur le terrain de la concurrence RE vin où il est cons-

tamment appelé à lutter.

__ Seul le régime des primes est AU a de combler l’infériorité française; quant au régime de l’admission temporaire généralisée aux matériaux de construction navale, il constitue une protection nuisible. Protection insuffisante d’abord; protection injuste ensuite, puisqu'elle n ’avantage une branche de l’industrie française qu’au détriment d’une autre branche.

Bien pis, lorsqu'il s’agit de machines marines et d'articles fa-

briqués tels que ceux que produisent eux-mêmes certains établissements de constructions navaies, qui sont constructeurs de machines marines en même temps que constructeurs de coques, l'admission temporaire Conduirait à la disparition de toutes ces fabrications. Admettre en franchise de droit les turbines, moteurs « diésels », etc., reviendrait à annihiler les efforts des fabricants français de ces appareils parmi lesquels se trouvent un grand nombre de chantiers navals.

D'ailleurs, le résultat envisagé serait tellement faible qu’il ne s’en suivrait aucune commande nouvelle pour nos chantiers. Ce n’est pas ce que la Commission extra parlementaire a voulu.

: Le a

. BONNECARRÈRE.

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À Pour le on | Le Doyen délégué, © MoREaAL.

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