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Fig. 23. — Appareil pour la fabrication du bromure de fer.
Dans la cuve I, on fait arriver le Brome d’un réservoir placé en surélévation. Le couvercle possède trois -ouvertures; par l’ouverture a passe le tuyau de verre venant du réservoir; en b se trouve le tuyau d’adduction de vapeur d’eau; en c une ouverture de 25 mm est surmontée d’un tuyau d'argile qui conduit le mélange de vapeur d’eau et de Brome dans la cuve de granit n° II appelée cuve de réaction. Le robinet d sert à l’évacuation de l’eau de condensation qui s’est accumulée dans la cuve I.
Le couvercle de la cuve de réaction porte un trou d'homme m per lequel on introduit la tournure de fer, il porte encore une ouverture de remplissage, une autre ouverture £ dans laquelle aboutit le tuyau d’adduction de vapeur. Un second tuyau sort de l’ouverture À et se rend à da base de la tour qui est remplie de tournure de fer.
Le tuyau d’adduction du Brome aïnsi que les deux tuyaux de vapeur aboutissent au fond des deux cuves. Sur le parcours du tuyau d'argile, qui met en communication la cuve II et la tour, est placé un regard vitré qui permet
BROME
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d'observer la quantité et la couleur de la vapeur passe.
La tour porte à sa partie infériciée une grille 4 sur r la- |
quelle repose la tournure de fer et, un peu au-dessus du
fond, un robinet n par lequel s’écoule de la tour la solution
de bromure de fer, formée au cours de l'opération.
La tour de réaction porte sur un de ses côtés, un peu au-dessus du fond, une ouverture d’assez grande dimension qui est obturée par un tampon de bois.
On introduit dans la cuve n° IT, 1.000 kg de tournure de fer, autant que possible du fil d’acier, mélangé avec des petits morceaux de planure, des déchets de fer de forge exempts de rouille. On doit éviter les déchets de fonte. On procède ensuite au réchauffement de l’appareil. Pour cela, on ouvre légèrement les vannes de vapeur de la cuve I et II et on laisse écouler les eaux de condensation par d et z. Au bout d’un certain temps, on fermeles arrivées de vapeur, on ferme d et on obture z; on fait couler lentement le Brome du flacon dans la cuve I. On y introduit ensuite de la vapeur.
L’écoulement du Brome et l’arrivée de vapeur sont réglés de telle sorte qu’il ne s’échappe de la cuve de réaction vers la tour de condensation que l’excédent de vapeur d’eau, ce que l’on constate à travers le viseur, placé, comme il a été dit, sur le trajet du tuyau allant de la cuve à la tour.
On interrompt l'introduction du Brome si une trop grande quantité de ce corps n’est plus fixée par le fer et s'échappe de la tour de réaction.
La durée d’une opération dépend de la capacité de la cuve de réaction. Pour une production de 1.000 kg de bromure de fer en vingt-quatre heures, la cuve de réaction ‘doit avoir une capacité de 2 m5 à 2m 5,
Lorsqu'on constate qu’il n’y a plus absorption de Brome, on arrête l’arrivée de la vapeur d’eau et l’arrivée du Brome, on fait écouler ensuite le bromure de fer par z, on peut immédiatement le recevoir dans son emballage commercial (fût ou caisse étanches) où il ne tarde pas à se prendre en masse par le refroidissement.
La cuve de réaction peut alors être rechargée et mise à
nouveau en travail. On commence d’abord par recueillir la
quantité de lessive de bromure de fer fluide qui s’écoule de
la tour de condensation et on la verse par l'ouverture de remplissage dans la cuve de réaction. Cette cuve peut être munié, avec avantages, d’un thermomètre qui permet d’apprécier exactement la fin de la réaction.
En effet, la température se maintient sans variation à
1700 et tombe, dès qu’il n’y a plus assez de fer dans lap-
pareil, à 1009 et même au-dessous.
Le bromure de fer s’expédie dans des fûts de bois bien étanches, par exemple des fûts ayant contenu de l'huile ou du pétrole, et d’une contenance de 350 à 450 kg.
La composition du produit doit répondre à peu près à la formule Fe“Br®; sa contenance en chlore ne doit pas dépasser 0,5 %.
Il renferme alors :
Brome. . 65,0 à 70,0 % Chlore. . SRE Re 0,0 à 0,5 PE A ÉTÉ 18,0 à 19,0 Eau et otbte s 10,0 à 15,0
Son prix de vente est calculé d’après sa teneur en Brome.
Le bromure de fer préparé dans les usines de potasse sert à la fabrication des bromures de potassium, sodium ammonium, qui est le monopole de deux usines allemandes de produits chimiques.
En outre du bromure de fer, les usines de potasse de Stassfurt préparent, pour le traitement des minerais d’or, un mélange de sels de Brome désigné simplement sous le nom de Bromsalz.
Ce sel est constitué par un mélange de NaBr © + Na Br dans la proportion de 1 molécule de bromate pour 2 molécules de bromure.
On le prépare de la façon suivante :
On verse dans une lessive concentrée de soude, du Brome à saturation, on évapore ensuite, au moyen de la vapeur, la lessive jusqu’à cristallisation, le sel obtenu est desséché dans un courant d’air sec à une température inférieure à 1002. Obtenu avec du Brome pur, il répond à la formule : 1 NaBr Oÿ + 5 BrNa.
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Il n’y a pas grand inconvénient à employer os Br souillé de chlore. AE
Pour arriver à la proportion hole de 1 molécule à de BrO#Na pour 2 molécules de BrNa, il est nécessaire d’ajouter une quantité déterminée de bromate, que préparent, en grandes quantités, plusieurs usines de potasse par l’électrolyse de solutions de bromure de sodium.
Pour la vente, le Bromsalz est emballé dans des fûts de bois, comme sx bromure de fer. |