CAMPAGNE DE 40.000 TONNES
Dépenses Peseta*
Betteraves : 40 000 tonnes à pesetas 32.50 1 .300.000
f*. vénérai | s? 1 :::::::::/:.::::.:::: S:S
Impôt 75 .000
e\v.„,\, a» *„h„;„„*u„ •( main d'œuvre 100.000
Frais de fabrication j matières . 400 . 00
Intérêts et amortissement (10 0/0 du capital social
de 2.000.000 200.000
Bénéfices nets 2. 132.000
Total 4 . 260 . 000
Recettes Pesetas
Sucres (l' e et 2e quai.) : 3.400.000 kilos à 110 pesetas
les 100 kilogs 3.740.000
Sucres (de 3 e et 4e quai.) : 400.000 kilogs. à 80 pesé-
tas les 100 kilogs 320.000
Mélasses : 2.000.000 de kilogs. à 10 pes. les 100 kilogs . 200.000
Total 4.260.000
Je crois qu'il serait superflu d'insister ; les industriels et commerçants français trouveront dans le travail que je leur offre, tous les renseignements possibles, car rien d'aussi complet n'a encore été fait en Espagne même sur cette question.
Je n'oserais pas engager nos capitalistes à venir monter des fabriques de sucre en Espagne, malgré l'état prospère et les certitudes d'avenir de cette industrie, parce que ce n'est pas mon rôle d'abord, et ensuite parce que la législation espagnole peut brusquement changer toutes les conditions de cette industrie du jour au lendemain, et qu'en Espagne, il faut s'attendre à tout à ce point de vue. En outre, la grande quantité des fabriques qui se construisent et des sociétés qui se forment (et on peut estimer routier. 11
lOti GASTON ROUTIER
sans exagération qu'il y aura à la fin de 1900 plus de 45 fabriques de sucre de betteraves en activité) ne peut qu'entraîner une pléthore de production et, dans un délai relativement court une grande concurrence qui sera de nature à bouleverser le marché dus sucres et à modifier du tout au tout les conditions prospères de cette industrie à l'heure actuelle (1).
Ce que je peux et dois faire, c'est d'attirer vivement l'attention de nos grandes usines sur le mouvement de l'industrie sucriôrewi Espagne en ce moment, et de les engager à fournir aux fabriques qui se créent le matériel perfectionné, les machines de tous genres dont elles ont besoin, et que des voyageurs allemands, anglais et belges cherchent déjà à vendre avec autant de zèle que de ténacité. Voilà un débouché pour l'industrie française : il s'agit de ne pas le laisser échapper !
(t) On parle déjà dans les journaux espagnols, d'un syndicat ou Trust, qui serait entrain d'être formé par une cinquantaine de fabricants de sucre espagnols (c'est-à-dire la totalité environ des fahricatirsï, dans le dessein de fixer le cours du sucre raffiné et d'en maintenir le prix, malgré l'énorme surcroît de production que l'on prévoit dans un avenir peu éloigné.
Note de V Auteur.