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L'Industrie Francaise et l'esclavage

Il y a bientôt trois mois le Journal des Débats, en parlant de l'attentat de Harper’s Ferry, émettait des opinions injurieuses pour mon pays. Citoyen américain, je ne pouvais garder le silence. C'est alors que je lui écrivis la lettre suivante. Le rédacteur en chef la soumit à l'examen d'un collaborateur distingué, qui, je dois le déclarer, n’est nullement responsable du retard de la publication. J’acceptais, sans balancer, tous les changements qu’il m’indiquait, dans le but de ne pas trop heurter les susceptibilités françaises au sujet de l’esclavage des nègres. Je lui suis redevable, de plus, de quelques corrections verbales qui rendaient peut-être plus excusable la hardiesse de vouloir m’adresser aux lecteurs des Débats dans une langue qui ne m'est pas familière. C'est à la veille de mon départ de Paris que j’apprends qu'il n'est permis d'insérer, dans les colonnes de ce journal, aucune discussion au sujet de l’esclavage des nègres, même dans ses rapports avec le développement du nouveau système économique de l'Empereurlorsque cette discussion n'est pas d'accord avec les théories qu'on y a soutenues jusqu’à présent. Je regrette infiniment de ne pouvoir mettre cette lettre sous les yeux de ceux qui ont lu l'article auquel je voulais répondre ; mais dans ces circonstances il ne me reste d'autre ressource que celle de publier en forme de brochure ma réponse telle que je l’avais rédigée pour le Journal des Débats. a L ;

Slav^Y W. b. l.

Hôtel Castiglione,

ce 30 avril 1860.

,LHH

Paris— Imprimé chez Bonaventure et Oucessois, 55, quai des Augustins.

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