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SECTION H

LA VENTE DES DRAPERIES, MOLLETONS, FLANELLES, TISSUS MÉLANGÉS, ARTICLES .DE BONNETERIE ET EFFILOCHAGES.

Les draperies, molletons et flanelles de Mazamet et de Labastide, les tissus mélangés de Castres sont vendus, soit par l'intermédiaire de voyageurs de commerce, soit par celui de représentants que certaines des plus importantes fabriques tarnaises ont à Paris.

Les conditions de vente sont celles de tous les tissus : similitude de l’étoffe livrée avec l’échantillon fourni, prix fixé au mètre,

Les fabricants de Castres ne font pas d’exportation. Leurs tissus sont à la fois trop lourds et d’une trop faible valeur pour pouvoir supporter les frais de transport et les droits de douane. Ils vendent leurs tissus à peu près dans toutes les parties de la France. Un des principaux fabri-

cants nous à déclaré, qu’en 1908, par 500 mètres

de tissus fabriqués, il en avait vendu 180 dans la région Paris-Reims-Roubaix, 235 dans l'Ouest et le Nord-Ouest, 135 dans le reste de la France.

Les fabricants de molletons et flanelles ne font pas non plus d'exportation et vendent leurs produits dans toutes les parties de la France.

Les fabricants de draperie-nouveauté de Mazamet et Labastide exportent quelque peu en Suisse et en Belgique; la plus grande partie de leur production est vendue aux grands magasins de confection de Paris (Belle Jardinière, Bon Marché, Louvre, etc.); le reste est vendu en province par des voyageurs de commerce affiliés à chaque maison.

La vente des bas, chaussettes et tricots produits par les fabricants de bonneterie, se fait, comme pour la draperie, par l'intermédiaire de voyageurs ou de représentants des maisons dans les grandes villes. Les fabricants de bonneterie tarnais, n’exportent pas, à l'exception toutefois de ceux qui font la bonneterie orientale.

Pour les draperies-nouveauté, la bonneterie, les molletons et flanelles, la question du prix des transports n’a pas une très grande importance, ces marchandises étant d’une assez grande valeur sous un faible poids. Il n’en est pas de même pour les tissus chaîne coton et trame laine, fabriqués

à Castres: ceux-ci ont à subir, à Paris et dans

tout le Nord de la France, la concurrence des tissus similaires fabriqués à Roubaix; jusqu’à ces dernières années ces tissus étaient soumis au même tarif de transport que les draps pure laine, alors que, pour le même poids, ils valent six à huit fois moins; cela donnait un grand avantage aux fabricants de Roubaix, plus rapprochés des centres de consommation de ce genre de tissus. Depuis la fin de 1889, le tarif de transport des tissus mélangés, de Castres à Paris, a été abaissé de 102 fr. 85 les 100 kilogrammes à 53 fr. 65, soit 49 fr. 20 de moins par 100 kilogrammes.

Les laines renaissance, produites par les effilocheurs de Dourgne et de Massaguel, sont, en presque totalité, vendues aux filateurs de Castres et de Mazamet.

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