‹ L'industrieChapitre 44 sur 74 · CON · texte numérisé non relu

CON

Des appareïls culinaires. — Bien des appareils de ce genre ont été inventés dans ces derniers temps. Mais soit qu'ils ne fussent pas exactement propres à remplir le but auquel on les destinait, soit que la routine s’opposât à toute amélioration, la plupart ne se sont pas répandus dans les usages domestiques.

Parmi ces appareils , il faut citer le système de caléfacteur, imaginé par M. Lemare il y a douze ans, et dont il étend chaque jour les applications. Le principe de sa construction est d’entourer d’eau le vase qu’on veut échauffer, ce à quoi on parvient au moyen de doubles enveloppes. On comprend en effet que la capacité de l’eau pour la chaleur étant très-grande, eu échauflant toute cette masse, on à un magasin de chaleur considérable que lon peut employer aux divers usages domestiques. Ajoutons à cela une production de chaleur très-économique, le charbon brûlant au milieu de surfaces propres à absorber puissamment la chaleur, et les produits de la combustion passant en couches très-minces entre des parois très-conductrices. M. Lemare vient également d'imaginer un four, qu’il appelle acro-therme, et qui, suivaut lui, apporte uue grande économie dans la cuisson du pain et de la pâusserie.

MM. Harel et Morin sout également connus pour les divers procédes économiques qu’ils ont imaginés. On connaît leur fourneau potager dont le principal avantage est d’économiser le combustible en faisant circuler deux fois les produits de la combustion autour du pot-aufeu. Ils ont exposé cette année diverses autres améliorations de detail plus ou moins ingéuienses. Nous citerons le gril à côtelette de M. Morin. Ce gril est disposé de manière que les côtelettes se trouvent suspendues verticalement entre des couches de charbon ; une petite lèchefrite placée au-dessous recoit la graisse, Ou obuent ainsi une bonne cuisson, et de plus on évite la fumée et surtout l'odeur de la graisse brûlée.

Les fourneaux de fonte de la fabrique de MM. Guyon frères, à Dôle (Jura), nous ont paru bien disposés, On peut ÿ faire bouilhr trois ou quatre marmiles AVEC un seul feu; une tablette percée d'ouvertures peut recevoir deux casseroles ; enfin, sur les côtés du fourneau, on peut placer une broche à rôtir, un four à cuire la pâtisserie et une bouilloire destinée à fournir de l’eau chaude à tout instant. Des soupapes sont d’ailleurs placées sous les marmites de manière que lPaction du feu se dirige à volonté sur telle partie que l’on désire du fourneau, On peut y brûler de la houille ou du bois.

Ces divers perfectionnemens ne sont pas sans utilité, sans doute ; mais combien ils sont restreints encore en comparaison de ceux que pourrait produire lassociation des ménages!

Nous en avons dit quelques mots plus haut ; nous n’y reviendrons pas ici. Nous nous bornons à signaler cette matière comme une de celles qui méritent le plus de fixer l'attention de tous ceux qui s’occupent des moyens d’augmenter le bien-être des classes peu aisées.

Page 1