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Phuile dans un petit tuyau qui aboutit à la partie inférieure du bee ; l'huile en excès retombe par les bords extérieurs daus le réservoir, Le mécanisme de M. Carcel , qui eut la première idée de cette ingénieuse application des mouvemens d’horlogerie, consiste en une pompe à piston horizontal et à double effet. Plusieurs fabricans se sont servis d’autres systèmes de pompe. M. Gagneau a employé un moyen nouveau dans sa lampe qu’il désigne sous le nom d’Aglaphos. Mais , parmi les divers perfectionnemens qu’a reçus la lampe Carcel, le plus important paraît être celui qui est dû à M. Vissocq, et qui a pour but de supprimer lintermittence qui résulte du jeu de la pompe. M. Vissocq emploie deux systèmes de pompe, l’une vertieale, l'autre horizontale, disposés de manière que la plus grande pression de la première corresponde au minimum de pression de la seconde, et réciproquement. Ces lampes sont exécutées par M. Galibert, et Pexpérience lui a été jusqu’ici favorable.
Les lampes mécaniques ont le srand avantage de verser continuellement sur la mèche une quantité d’haïle supérieure à celle qui est consommée ; lhuile brûle ainsi d’une manière bien plus productive, et l'intensité de la lumière est beaucoup plus constante
Éclairage au gaz. — Les gaz employés dans l'éclairage proviennent de la distillation de la houille et des matières grasses. L'importance dé cette fabrication lui assure une place dans nos Séries subséquentes; nous nous contenterons ici de donner les chiffres qui établissent la comparaison des différens modes d’éclairageentre eux.
Comparaison des divers modes d'éclairage entre eux. — Où doit à M. Péclet le tableau suivant où les divers modes d’éclairage sont comparés entre eux sous les rapports de l’éclat de la lumière et de la dépense qui en résulte. La pre: mière colonne indique les appareils employés; la deuxième colonue donne l'intensité de la lu: mière, celle d’une lampe mécanique brûlant 42 gr. d'huile à l’heure étant représentée par 100.
Il résulte de ce tableau que l'éclairage le plus coûteux est celui de la bougie de cire, et le plus économique celui du gaz. La lumière du gaz qui
ne coûte que 5 centimes par heure répand un
éclat qui est un quart plus vif que celui des meilleures lampes mécaniques; on brûle 136 litres de gaz à l'heure, et si lon n’en brûlait que 107 litres, on aurait la mêine lumière que celle que donnent les lampes mécaniques, et lon ne dépenserait pas # centimes pour avoir un éclat qui, avec ces lampes, en coûte pres-
| que 6. Quant à la comparaison des diverses am. | pes entre elles, on voit par le tableau que celles | qui donnent la plus belle lumière avec la moin-
dre dépense de combustible, ce sont les lampes mécaniques. La lampe Thilorier, n° 1, brûle plus de combustible, et donne une lumière un peu
supérieure , mais non dans la proportion de la
dépense. IL faut 2jouter que ces lampes sont moins chères que les lampes mécaniques, ce qui leur fait souvent donner la préférence, quoique leur dépense journalière soit un peu plus forte, ou leur lumière moins vive.