SUR UN FAIT DECISIF CONTRE L^INCREDULITE
Vous ecrivez pour les gens du monde, nous dira-t-on peut-etre , et vous semblez oublier qu'ils appartiennent en grand nombre au rationalisme ou aux sectes. Ce que vous venez d'etablir, demande la foi catholique pour etre admis. Nous ecrivons pour les croyants et pour les incredules; pour ceux-la , dans Tinlenlion de leur rappeler leur catechisme ; pour ceux-ci, dans Tintention de leur apprendre ce qu'enseigne la doctrine catholique dont ils parlent constamment sans la connaitre. Mais les deux premiers chapitres de ce livre sur la raison et la foi, sur la raison conduisant a la foi,et sur la methode divine par laquelle la Providence nous eleve de la certitude naturelle de la raison a la certitude surnaturelle de la foi , ces deux cha-
pitres sont directement a Tadresse de Tincredulite. II en sera de meme de celui-ci. Avant de poursuivre noire route , nous voulons nous arreter tin instant, et montrer au rationalisme que nous sommes sur le chemin de Dieu.
Nous prenons done en main le livre universellement connu sous le nom d'Evangile , oii nous venons de lire ['institution de TEglise enseignante et de la primaute de Pierre, et nous demandons au rationalisme aquel siecle ce livre appartient ? Le rationalisme avoue que les Evangiles, tels qu'ils sont aujourd'hui , appartiennent au premier ou au second siecle de notre ere.
Eh bien! c'est assez, et nous dirons avec Bossuet quil 71 en faut pas davantage, pour demontrer a la raison que Dieu a reserve a ce livre une marque de divinite qui ne souffre aucune atteinte.
Et pourquoi n'en faul-il pas davantage ?
Farce que ce livre annonce , prophetise avec une clarte souveraine, des choses humainement irrealisables,et qui sont cependant realisees sous nos yeux.
Cette harmonic de TEvangile avec le fait immense et lout vivant de TEglise prouve meme quelque chose de plus : elle prouve a la fois la divinite du livre qui promet ce fait et qui
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le decrit dans ses etonnants details , et la divinite du fait lui-meme qui lui correspond.
Trois paroles entre mille de ce livre divin sufFiront pour nous en convaincre, trois paroles de TEvangile, justement relatives a Institution du ministere apostolique et a Tunile de Tapostolat.
Voici la premiere de ces paroles.
Jesus-Christ apparait a ses disciples et leur dit :
La paix soit avec vous. --Et il leur montra ses mains et son cote. Les disciples eurent done une grande joie de voir le Seigneur. II leur dit alors de nouveau : La paix soit avec vous.
Cornme mon Pere ma envoye, je vous envoie.
Et repandant sur eux le souffle de sa bouche , il ajouta : Reccvez le SaintEsprit* Les peches seront rernis a qui vous les remettrez, et a ceux a qui vous les retiendrez. Us leur seront retenus (I).
Evidemment ces paroles sont divines si elles n'expriment pas le reve d'un insense, car qui peut remettre les peches , si ce n'est Dieu ?
Qui peut donner TEsprit-Saint , si ce n'est Dieu ?
(I) Joan. XX, 19, 2o.
(>2 UN FAIT DECIS1F
Quelle puissance peut se servir des hornmes pour purifier Jes ames, si ce n'est la Toute- Puissance ?
Qui peut transmeltre la vie divine de la gr'ace par les causes secondes , si ce n'est la cause premiere ?
Quelle scene que ce souffle divin repandu, que ces mains percees, glorifiees, etendues , que cetle parole enfin : Sicut ?nisit me Pater, et Ego mitto vos. Accipite Spiritum Sanctum. Quorum remiseritis peccata , remittuntur eis : et quorum re tinner itis re tent a sunt !
Mais si tout cela est divin , si ces paroles sont divines , une chose est pour ainsi parler plus divine qu'elles , c'est leur accomplissement.
Ouvrez done lesyeux, rationalistes et sectaires de toutes sortes,et regardez la catholicite. Voyezla, cherchant dans tous les siecles, depuis Jesus- Christ^ la remission des peches comme un Dieu seul a pu la faire chercher ; Thomme agenouille devant Thomme ; Fhomme expiant par la verite de ses aveux la trisle verite de ses souillures ; rhomme ouvrant sa conscience , et decouvrant les taches de son ame dans le temps, pour nepas les emporter dans Teternite ; Thomme s'humiliant pour etre releve, le Chef de TEglise universelle aussi bien que le dernier des chretiens !
COISTRI: 1iNCREDULiTK. (\X
N est-il pas rnanifeste que si Dieu seul a pu ordonner celte expiation de Tesprit el du coeur, Dieu seul aussi a pu Fobtenir ?
Oui , tout est divin ici , et la loi qu'aucune puissance humaine n'eut pu porter sans folie , et Fobeissance a la loi que la nature humaine n'eut jamais observee sans la grace.
Encore une fois , ouvrez les yeux , vous qui les fermez a ce spectacle, et voyez ce qui est clair comme la lumiere du jour : que FEvangile, dans ce prodigieux passage , n'est pleinement intelligible que par le fait divin et tout vivant de la penitence sacramentelle ; que le monument ecrit du Nouveau Testament a besoin du monument vivant de FEglise pour ne pas parailre une enigme, et que, places en face Tun de Fautre, ils s'expliquent mutuellement.
Apres avoir entendu la parole qui a fonde le ministere sacre de la reconciliation , parole divine divinement realisee , il faut entendre celle qui a fonde Tapostolat perpeluel , Tautorite divine enseignante, et qui n'est ni moins divine en elle-meme, ni moins divine dans son accomplissement.
Au moment de priver ses Apotres de sa presence visible , Jesus-Christ leur communique sa puissance , et leur promet sa presence invisible,
mais plus intiine et plus efficace que la premiere.
Toute puissance m'a ete donnee dans le ciel et sur la terre. Allez done et instruisez tbus les peuples , les baptisant au nom du Pere , et du Fils , et du Saint-Esprit , et leur apprenant a observer toutes les choses que je vous ai prescrites ; et voila que* je suis avec vous tous les jours jusqu'a la consommation des siecles (1).
Quel homme a jamais parle ainsi ? Quel homme a jamais pu songer sans folie a fonder une puissance universelle et imperissable , surtout sur les ames ? Et cependant celui qui parla de cette sorte, en maitre des temps et des coeurs, n'a-t-il pas tenu parole ? N'est-elle pas la , devant nous, cette autorite religieuse sur laquelle seule le temps n'a pu conserver son empire ?
Mais ce n'esl pas tout : Tapostolat perpetuel et universe! de la verite, Jesus-Christ le constitue dans Tunite, et il fonde cette unite par r autorite d'un pasteur supreme. Or^ la parole qui donne a 1'Eglise sa constitution definitive, n'est pas moins divine que les deux premieres. Cette parole constituante fut adressee a de pauvres gens, non elus par le peuple, mais choisis, dans leur misere et dans leur faiblesse, par Celui qui seul est
(I) Matth. XXVIII, 18-20.
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grand et qui seul est maitre. S'adressant done un jour a Tun de ces pauvres, Jesus-Christ lui dit : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bdtirai mon Eg Use, et les forces de Tenfer neprevaudront jamais contre elle (1).
(Test une chose divine, assurement, de dire a un pauvre pecheur de Galilee : Je fonde en toi une dynastie immortelle dont le pouvoir s'etendra a tous les siecles ; mais si c'est une chose divine de le dire, e'en est une plus divine encore de le faire.
Venez done encore une fois, vous qui jusqu'ici n'avez pas bien regarde TEglise, venez et voyez: yenite et videte. Voyez si ce n'est pas Tautorite seule de Pierre, qui, du centre de Tunite, s'etend partout et resiste a tout. Les autres puissances sont ecoutees la ou elles sont armees, et les princes sont obeis la ou ils sont princes; mais la puissance du successeur de Pierre, la papaute est ecoutee la oil il n'est pas prince. La foi dont il est Forgane et le gardien, on la confesse et on meurt pour elle sous tous les cieux et sur toutes les terres. Ne voyez- vous pas cette hie'rarchie sans egale repandue chez toutes les nations , meme sous les yeux de pouvoirs ennemis ? Cette immense hierarchic n'a qu'un chef, ce chef est
(1) Matth. XVI, 18.
desarme', il parle, et la catholicite, ou entreat toutes les races humaines , n'a qu'une voix pour lui repondre. Comment expliquer ce mystere qui dure depuis deux mille ans? TuesPetrus et super hanc petrain cedificabo Ecclesiam meam :
voila le mot de Tenigme.
Nous n'ignorons pas que des historiens modernes, dans Tespoir-de donner a ce prodige une explication humaine, ont pretendu que Tautorite doctrinale de la papaute ne devint universelle qu'au V e siecle ; mais ils n'ont pu le pre'tendre qu'en meconnaissant les actes solennels oii nous voyons Tautorite du Saint-Siege s'exercer en Orient et en Occident, des Torigine de FEglise.
(Test au premier siecle que S. Clement de Rome, disciple immediat des Apotres et successeur de S. Pierre , ecrit aux Eglises de la Grece , accomplissant a leur egard les devoirs imposes au Vicaire de Jesus-Christ par sa charge universelle; c'est au II 6 siecle que S. Irenee, Eveque de Lyon, venu ft Orient dans les Gaules, puisqu'il etait disciple de S. Polycarpe de Smyrne, disciple a son tour de S. Jean FEvangeliste, enseigne la primaute du Siege de Rome, et Tobligation de FEglise universelle de se rattacher a ce centre d'unite ; c'est au IIP siecle que les papes S. Etienne et S. Denis exercent
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en Asie et en Afrique la meme puissance que S. Clement avail exercee en Grece; c'est an IV e siecle que le grand Athanase cTAlexandrie et les autres Eveques chasses par les Ariens, sont rendus a leurs sieges par le pape Jules I er , et S. Jean Chrysostome est retabli sur celui de Constantinople par le pape Innocent.
Ces faits , entre tant d'autres , suffisent a demon trer la legerete des grands historiens qui , se copiant les uns les autres , n'ont pas rougi de representer le pouvoir calholique de la papaute comme ignore des premiers siecles. La papaute , comme TEglise . a ete d'abord , sans aucun doute , la petite graine de TEvangile ; mais jetee en lerre par la main de Dieu , elle portait des lors en elle-meme Farbre qui devait ombrager toute la terre.Les hommesn'y ont rien mis, et si cette graine s'est levee, si Tarbre qui en est sorti a etendu ses rameaux dans les deux mondes, si la puissance de la papaute aetereconnuedans toutes les EgliseSjC/a ete en vertu deson propre principe d'autorite universelle divinement constituee : C'est a toi que je donnerai les clefs de mon royaume, la puissance souveraine ; fai prie pour toi y afni que ta joi ne defaille plus ; ce sera a toi de cojifirmer tes freres ; pais mes agneaux et mes brebis, les fideles et les pasteurs.
C'est par celte meme force interne et surnaturelle que cette puissance a resisle a lout, manifestant son principe divin par sa duree aussi bien que par son extension.
Dans tons les temps, les puissances humaines ont regarde de haul cette autorite pontificale exlerieuremenl infirme. Mais voyez comme Dieu humilie les forts et exalte les faibles :
L'empire romain frappe du glaive ou jette dans ('amphitheatre les pontifes supremes comme les plus obscurs des chretiens. Pendant trois si ecles , trente Papes meurent martyrs. Mais Tempire passe et la papaule reste. Les empereurs devenus chreliens jalousent la puissance spirituelle ; craignant de n'etre a Rome que la seconde majesle , ils s'en vont a Constantinople , ou ils tentent de ressaisir les deux puissances; mais ils s'affaiblissent pendant que la papaute grandit , et c'est elle qui pleurera leur chute. Le moyen-age vient , age singulier ou malgre tant d'elements rebelles el bai bares, FEglise sail cependant edifier de si grandes choses. Charlemagne reconslitue Tempire d'Occident ; il passe , son ceuvre se divise, et la papaule reste. Les empereurs d'Allemagne la servent et la desservent. Ils passent, et la papaute reste. A Tenlree des lemps modernes ,
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Charles-Quint semble vouloir reprendre le role cle Charlemagne , en le gatant quelquefois.
Son empire passe , el la papaule reste. Dans les derniers temps , un autre Cesar apparel t qui tienl de tous ses predecesseurs , et de ceux qui honorent, et de ceux qui insultent , et de ceux qui defendent FEglise , et de ceux qui la combattenl. II traverse le monde comme un orage, atteint les trones en passant , arrache le Pape a son Siege, en lui disant que les excommunications <Tun vieillard ne feront par tomber les arines des mains de ses soldats ; mais voila que le souffle glace d'eri haul raidit ces mains des forts : ils laissent e'chapper leurs armes, et Dieu ensevelit la nouvelle puissance dans un linceul de neige. Elle veut se relever , mais en vain , et s'en va mourir au milieu des flots, quand le vieillard du Vatican a repris le chemin de Rome
Qu'y a-t-il done dans cetle faiblesse invincible ? Tu es Pierre, et sur cette pierreje bdtirai^ et ce que faurai eleve, nul ne le renversera.
Nos sages n'ont rien omis pour arnoindrir aux yeux des hommes le miracle de cette duree, et ils representent aujourd'hui la papaute comme un debris du passe, comme une auguste ruine <Tun autre age, dont il ne reste plus rien de
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vivanl qu'une petile puissance etrattgere ! Mais le Pape, com me prince, ne fut jamais qu'une petite puissance, et sa puissance comme Pape, est toujours grande et incomparable, et n'est pas plus etrangere aujourd'hui que jamais. Youlez-vous vous en convainci e ? Voyez ce qui arrive qua nd on louche aux Rois et quand on louche aux Papes. On a louche de nos jours aux uns el aux autres ; des letes couronnees ont pris le chemin de Vexil, et la tiare aussi ; TEurope a-t-elle suivi les Rois qui s'en allaient? Ne s'est-elle pas rapprochee aussitot des nouveaux-venus? Esl-ce ainsi qu elle a fait,lorsque le Pape aquitte Rome? N'a-l-on pas vu les puissances europeennes suivre le Pape par leurs representanls , se mon- Irer plus inquietes que le ^ ^ icaire de Jesus- Christ, et ne s'apaiser qu'apres Tavoir revu dans la Ville eternelle? C'est que, malgre les prejuges de Tignorance rationalisle, prejuges qu'elles parlagenl Irop souvenl elles-memes, ces puissances onl senli cependant que la papaute n'est nulle part etrangere ; que les conditions, meme temporelles, de sa liberte, se melent a lous les grands interets du monde; et que les relations duChef dc TEglise avec les nations ne peuvenl s'alterer sans que loul s'altere, oui tout, car le schisme et Theresie memes dependent de lui,l erreur ne vivanl
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que delaveritequ'elle mutile, et les sectes chretiennes dependant, malgre elles,du christianisme total toujours vivant dans son invincible unite.
Recueillons-nous done pour regarder encore une fois du point de vue ou nous sommes,rharinonie surhumaine de TEvangile avec le fait subsistant de 1'Eglise. Tout n'est-il pas divin ici, et les paroles qui annoncent, et les fails qui realisent?Les paroles qui annoncent la remission des peches par le nouveau Sacerdoce, et les fails qui attestent la revelation des consciences dans la chretiente; les paroles qui annoncent la perpetuite de TApostolat de TEglise enseignante, et les faits qui montrent cette perpetuite triomplianle de toutes les forces et de toules les defaillances humaines; les paroles qui annoncent i'unite de cet Apostolat par Taulorite d'un pouvoir supreme et indefectible que Jesus-Cbrist pose a la base de son ceuvre, et le fait eclatant de ce pouvoir desarrne centre lequel sont venues successivement se briser toules les forces , et s'user toutes les ruses? S. Augustin a done eu raison de dire que si les Apotres, en voyant Je'sus-Cbrist ressuscite, out cru et ont du croire a sa parole qui leur promettait la catbolicite encore invisible pour eux (I); nous devons, nous,
(I) Luc. XXIV.
croire a Jesus-Christ actuellement invisible pour nous , en presence de la catholicite divinement promise et que nous voyons. Oui, de meme qu'en eontemplant dans Teelat de sa resurrection le divin Architeete qui leur mon trait et leur expliquait le plan de son Temple, ils ont cru a cet edifice imperissable que sa main toute-puissante allait elever par leur.faiblesse : ainsi, en voyant dans sa majesle, sa perpetuite, son incomparable unite, ce Temple tel qu'il la dessine, nous confessons que celte oeuvre est deux fois surhumaine, et dans la pensee qui Ta concue, et dans la force qui Ta realisee, et qu'il est impossible de meconnaitre en Jesus-Christ la sagesse et la droite de Dieu : Dei virtutem et Dei sapientiam (1). Bisons done avec S. Augustin : Les Apotres out vu la tete et ils ont era au corps; nous voyons le corps, et nous croyons a la tete (2).
Rationalistes, il faut en prendre votre parti, le surnaturel est vivant, et pour le constater, il suffit d'ouvrir les yeux.
Qu avez-vous done fait, quand vous avez suppose que la foi defend tout examen a la raison ? Vous avez confondu Texamen du fait de la revelation et de ses invincibles preuves , Texamen de la verite evidente de la revelation, avec Texa-
(1) I. Cor. I, 2-i. (2) Serm 116. EJ. Bened.
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men des verites revelees, comme si la raison qui a le droit de savoir si c'est a Dieu qu'elle croit , Scio cui credidi (I), avail egalement le droit de revoquer en doute la parole evidemment constatee de Dieu meme. Qu'avez-vous fait quand vous avez suppose , avec Torgane a la mode du rationalisme de notre temps, que vour le croyant , la foi 11 a pas de titre aproduire (2) ? Vous avez confondu la foi et la credulite , et vous avez prouve la parfaite ignorance ou vous etes de la nature meme de Tacte de foi, car cet acte est Tadhesion de la raison a la parole constatee de Dieu , et requiert done que Tusage de la raison precede Tacte de foi, et que la lumiere de la raison precede celle de la grace qui lui vient en aide. Qu'avez-vous fait encore , lorsqu'au nom de la raison , du libre examen , de la liberte de penser , vous avez dispense Tesprithumain de rechercher et de reconnaitre le fait immense de la revelation ? \ r oici ce que vous avez fait : Au nom du libre examen, vous Tavez dispense de regarder ; au nom de la libre pensee , vous Tavez dispense de penser ; au nom de Ja raison, vous Tavez dispense de voir a la lumiere de Tevidence qui est la loi meme de la raison.
(1)11. Tim. 1, 12.
(2) Revue des deux-mondes, 186:3, p. 570.