‹ L'influence d'un livre [microforme]Chapitre 20 sur 20 · CHARLES AMAND · texte numérisé non relu

CHARLES AMAND

— LR

Mon âme, aujourd’hüi solitairé, Sans objet, comme sans désirs S’égare et cherche À’ Se distraire Dans les songes de l’avenir.

. Lanarpe.

L'épé d’Amand, dontnous n'avons fait nul À mentiôn dans le cours de cet ouvrage, parce qu’elle ne prit aucune part aux événemens que sien nous avons décrits, mourut peu de temps après le nir1 mariage d'Amélie. Amand se trouva donc seul fque dansle monde. Semblable à l'étudiant ambitieux [Mi pe de Bulwer, il aurait pu s’enfermer dans son cabi- car c net, méditer sur les noêtes, et regarder avec tris- | [uit a tesse le soleil levant ; mais lui, il n’avait Pr de pet cabinet, ni de fenêtres Hl'oub servi

Aux longs panneaux de soie ;

Lfitr aussi se s yrétsl à ses études alchimique près de Ai l’âtre de l’humble chaumière où nous Pavons

trouvé en commençant cet histoire, et où il moura probablement ; car, voyez-vous, son âme à lui, c’est dans ce foyer. Ne l’accusez pas de folie,

au moins dans cela, car le foyer, c’est le royaume

des illusions, c’est la source des rèves de bon-

heur. Vous tous, nés au sein de l’aisance, ne

faites-vous pas consister une partie des délices

de la vie à être couchés près d’un feu pétillant,

Jen vous reposant, de ce que vous appelez, les fatiolitaire, Jgues de la journée. N'est-ce pas parmi ces brais Isiers, aux images fantastiques, que votre imagina- “+ | tion cherche une autre existence qui puisse vous Pa léavmmager d’un monde où vous ne trouvez que es intérêts plus vils les uns que les autres, et ui s’entrechoquent sans cesse? N'est-ce pas près du fover que la jeune Canadienne, que l’éducation r’a pas encore perfectionnée, se de- .. Émande si parmi cette foule d’hommes élégans qui ns fait nul ÉPentourent, elle ne trouvera pas une âme poége, parceftique, dont:les cordes vibrent à Punison de la emens que sienne? Ænfin, n’est-ce pas le temple du souveps après le njr? Er! bien, lui, s’il n’a pas une de ces magnidonc seul ffques grilles qui décorent nos salons ennuyeux, ambitieux Mi peut néanmoins savourer la même jouissance ; s Son cabi- car c’est en contemplant un métal brillant qui re- " avec tris- Dluit au fond d’un creuset, entouré de quelques ait pas de Bpetits charbons ardens, qu’il cherche:à jeter dans \-Fl'oubli toute l’amertume de lexistence ; pour me servir de Pidée du poête anglais, c’est ce qui le

le soie ; à . , ait ramper entre le ciel et la terre.

ue près de | | Amand se livra donc entièrement à l’étude des

us lavons! L

merveñlés de la nature, dont St. Céran lui avait donné la clef, à ce qu’il disait,'et s’il perdit le

goût de faire des conjurations, cela ne lPempé- | chait pas souvent, soit qu'il se trouva la nuit dans |

un bois, ou sur lé rivage, de s’entrétenir avec

quélqués gnomes solitaires, (qu’il décorait du nom pompeux de ds tp cachés dans quel-

ques taïllis ou gémissant sur auelques rochers que

la marée montante allait ensevelir : c’était les seules distractions qu’il se permettait, et encore assurait-il que c’était purement par accident qu’il rencontrait ces esprits infortunés. pe

HÉPTE Tranquille et sans mquiétude, * À Il coulait ses jours, sans soucis, La nature était son étude,

Et les livres ses seuls am’:

LARARPE,

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