‹ L'influenza en 1889-90 et l'épidémie actuelleChapitre 21 sur 24 · TRAITEMENT DE LA MALADIE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA MALADIE

Le médicament le plus fréquemment employé au cours de l'épidémie de 1889 est, sans contredit, l’antipyrine. Elle est indiquée dans la forme nerveuse, aussi bien comme antipyrétique que comme antinévralgique. Elle fait tomber la température, surtout dans les cas qui ont un peu trainé, et calme toutes les douleurs, principalement la céphalalgie, qui est le symptôme le plus pénible.

Dans les hôpitaux de la marine, on la donne à la dose de

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DE 1 à ? grammes, à prendre en cachets de 50 centigrammes ou en potion.

Pour combattre la fièvre, on fera usage plus spécialement du sulfate de quinine à la dose de 80 centigrammes ; le sulfate de quinine calme également les douleurs.

À propos de ces deux médicaments, M. le D' Nozeran nous faisait remarquer que l’antipyrine ne lui avait pas donné, dans l'épidémie actuelle, les mêmes résultats qu'en 1889. Chez la plupart des malades qu'il a soignés depuis le commencement de l’épidémie actuelle, le sulfate de quinine à mieux réussi que l’antipyrine.

Nous étions en peine d'expliquer une pareille différence d'action de l’antipyrine chez des personnes atteintes de la même maladie, à moins d'incriminer le tempérament. M. le professeur Carrieu nous en a donné une raison, appuyée sur ses propres expériences: c'est la falsification du produit, devant laquelle certains fabricants peu scrupuleux n’ont pas reculé, au moment où l’antipyrine était consommée en telle abondance que les pharmaciens en manquaient.

Pour combattre la douleur, nous avons vu donner, dans presque tous les cas, la teinture d’aconit à la dose de XII à XV gouttes. L’aconit agit à la fois comme sédatif du système nerveux et comme modificateur de la muqueuse bronchique.

M. le professeur Grasset associe l’antipyrine à la teinture d’aconit et donne la potion suivante :

ADN Elec een se ? grammes.

Féninremdaconite.n.:..-.:.W#wwXIraXV'pouttes. PAndonlioul eue ere rammes.

Sirop de fleurs d'oranger. . . 30 —

une cuillerée toutes les deux heures ; une tasse de lait dans

les intervalles.

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Cette potion est très bien supportée et calme les nausées.

Un vomitif est quelquefois indiqué au début de la maladie, surtout chez les enfants; mais, dans la majorité des cas, on peut s’en passer.

Nous ne saurions passer sous silence la médication de Charcot, qui fait usage de la phénacétine.

La phénacétine est un dérivé acétylé de la phénétidine, c’est-à-dire de l’éther éthylique du paramidophénol. Obtenue sous forme de poudre légèrement rougeâtre, sans odeur ni saveur, elle est peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool à chaud.

L'abaissement de la température qu'elle produit est plus durable que celui obtenu par l’antipyrine; elle ne donne, de plus, ni frissons, ni vomissements, ni nausées.

Dujardin-Baumetz insiste sur ses propriétés fébrifuges, analgésiques, antithermiques et polyuriques.

Plus toxique que l'antipyrine, son emploi doit être surveillé. On la donne à la dose moyenne de 50 centigrammes, en cachets.

M. le professeur Carrieu, qui emploie dans son service, en a obtenu de bons résultats.

Il faut ensuite calmer la toux, qui est parfois très pénible. Les principaux moyens employés sont: l'application du coton iodé sur la poitrine, les badigeonnages à la teinture d’iode, le lait d’ânesse, lorsqu'on peut s’en procurer, et les balsamiques.

La potion en usage dans les hôpitaux de la marine est la suivante :

Sirop delolu 0 SE leramines Eau de laurier-cerise. . . ..… is) — A SUGÉÉS. MC MS EU) —

M. le professeur Grasset recommande également le sirop de tolu composé, dont voici la formule :

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