TRAITEMENT DE LA CONVALESCENCE
La grippe entraîne pendant son cours et même à sa suite un état remarquable de dépression physique, intellectuelle et
morale.
Cette neurasthénie post-grippale aiguë, généralisée, peut se localiser sur certains organes, en particulier sur l'estomac (anorexie, vomissements), sur l’appareil circulatoire (faiblesse des contractions ventriculaires, lenteur ou rapidité du pouls, embryocardie).
L’asthénie post-crippale peut aussi se localiser sur lappareil musculaire des bronches, et aboutir rapidement aux accidents mortels, décrits autrefois par Graves.
Enfin, en plus des asthénies cardiaques, pulmonaires, gastriques, cérébrales, il faut encore citer l’asthénie médullaire qui peut se localiser sur le centre génito-spinal et donner lieu à une asthénie génitale très accusée.
Un fait important à signaler, c’est que cette asthénie générale ou ces asthénies localisées ne sont pas toujours en rapport avec la gravité des attaques de grippe. Bien au contraire, il est souvent arrivé que des individus sans fièvre, sans localisation catarrhale ou inflammatoire, ont été atteints progressivement de ce que H. Huchard désigne sous le nom d'état
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SL Re grippal, caractérisé par cet état de fatigue morale, intellectuelle où physique signalé plus haut,
« L'état asthénique, dit Huchard, voilà donc l'ennemi dans la grippe ; il faut le combattre de bonne heure, non par des arsenicaux et des ferrugineux, qui agissent trop lentement,
mais par une médication portant surtout son action sur le Système nerveux. »
H. Huchard à employé avec succès les préparations de
strychnine, de caféine, les phosphates et les phosphures de Zinc :
1° Les préparations de strychnine, sous forme de sulfate, à la dose de ? à 3 milligrammes par jour.
Dans les cas graves, injections sous-cutanées de sulfate de strychnine, d’après la formule suivante :
HAUSSE Te te L Nl0 crammes:
SHIALe AOC SIENNE. C0, 1 centigramme.
1 à 4 injections par jour.
2° Les préparations de caféine, qui agissent sur le système nerveux avant d'agir sur la circulation.
On peut employer la caféine à l’intérieur, d’après cette formule :
Benzoate de soude
F àà ? crammes NI OMAN CRE 8
pour huit cachets ; quatre cachets par jour, ou bien recourir aux injections sous-cutanées de caféine, d’après la formule suivante :
Catéime.n"#. "4 srammes:
Salicylate de soude. 3 — Eau distillée . . . . 6 —
Chaque seringue contient 40 centigrammes de caféine environ ; deux à quatre injections par jour.
Dans les cas graves, on peut ajouter les injections d’éther.
3° Les préparations de phosphore, parmi lesquelles les phosphates à la dose de 4 à 6 grammes par jour et le phosphure de’ zinc à la dose de 2 à 3 granules par jour.
Ce traitement, préconisé par H. Huchard, ne se rapporte évidemment qu'aux cas les plus graves, qui, heureusement ne se présentent pas tous les jours.
Dans les cas ordinaires, le traitement de la convalescence aura pour base exclusive l’usage des toniques. À une alimentation reconstituante, aux promenades, on ajoutera les potions avec extrait de quina et arséniate de soude, les vins de quinquina, etc.
Le sulfate de quinine trouve aussi son indication dans les formes traînantes, compliquées de névralgies.
Enfin, si la convalescence menace de durer trop longtemps, on peut avoir recours au fer et à l’hydrothérapie.