CHAPITRE VI
TECHNIQUE. — POSOLOGIE
L’asepsie la plus rigoureuse devra présider à toutes les phases de cette médication et, sur ce sujet, nous ne pouvons que répéter ce que disait le Pr D' Landouzy: Les solutions préparées aseptiquementavec des matières aseptiques conservées aseptiquement devront être employées aseptiquement par des mains aseptiques avec un outillage aseptique sur une peau aseptisée.
En se conformant chaque fois à ces excellents préceptes, on évitera les fâcheux accidents qui se produisirent au début de la méthode sous-cutanée.
Quant à la région où doit se faire l'injection, son choix n’est pas indifférent : 1l faut un endroit très vascularisé, parce que l’absorption se fera plus rapide et il ne le faut pas trop sensible.
Nous avons constamment utilisé la région de la fesse à 3 centimètres en arrière du bord postérieur du grand trochanter. Là, le liquide injecté peut se répartir facilement dans le tissu cellulaire sans occasionner de tension de la peau.
L'injection sera toujours profonde, intra-musculaire et dans une région exempte d’œæœdème.
Les doses varieront avec l'affection à traiter, et le
CE 2 tact et l’habileté du praticien seront souvent les meilleurs guides.
Cependant, nous estimons que les fortes doses d’emblée. — 1/2 à 1 milligramme — sans être dangereuses, ne sont pas utiles, et la méthode des doses décroissantes, utilisée pour l’infusion ou la macération de feuilles de digitale, n’est pas applicable 1c1.
Tout au plus pourrait-on, dans les cas graves d’asystolie, fare une piqüre de 1/2 milligramme.
Nous avons essayé cette dose chez une femme arrivée à la dernière étape de l’asystolie, et les résultats ne furent pas ceux que nous espérions.
Il est vrai aussi que l’état de cachexie extrême dans lequel se trouvait notre malade fut certainement, pour une large part, responsable de cet échec (voir obs. VIT.
Dans les cas aigus d’asystolie au contraire, une 1injection de 1 centimètre cube pendant deux jours améliorera rapidement l’état du malade. C’est ce que nous montre l'observation III.
C'est dansles maladies aiguës, fièvre typhoïde, pneumonie, pleurésie, grippe, etc., lorsque le cœur aura besoin d’être soutenu , que l'injection de digitaline fera merveille,
A la dose de 1/4 de milligramme tous les jours ou tous les deux jours, selon les besoins, elle relèvera promptement el sûrement l'énergie du muscle cardiaque.
Quant à la dose maxima, nous n'avons jamais dépassé 1/4 de milligramme pendant quatre jours consécutifs el c’est, il nous semble, un chiffre que l'on devra tâcher de ne pas forcer.
Ne
S1, dans ces conditions, la digitaline n'agit plus, c’est que la partie est définitivement perdue.
Le D' Gilson, de Bruxelles, qui emploie couramment l'huile digitalique, nous a dit n'avoir qu'un seul reproche à adresser à cette injection : c'est de laisser persister des bulles d’air dans la seringue.
Nous avions déjà remarqué ce fait quine tient qu'à cette circonstance : c'est que la Lüer doit être chaque fois bien bouillie, bien netloyée, de manière à ne laisser subsister aucune trace huileuse de l'injection antérieure.
Par cette simple précaution, on évitera la présence de bulles adhérentes.
Enfin, remarque moins importante, le col des ampoules est en verre trop épais, se brisant difficilement : il devrait être plus étiré et avoir une rainure de cas-
sure.
289 Que ira LS tu, RER r “tits