‹ L'inquiétude religieuse. Deuxième sérieChapitre 20 sur 112 · Gnoss, p · texte numérisé non relu

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l’inquiétude religieuse

quoi pas ? « Oh ! si nous pouvions ne vivre que pour l’éternité et cesser de nous contenter d’une religion terre à terre ! Oh ! si je pouvais mener une vie aussi bienfaisante que M. Wilberforce !... Puissé-je devenir toute sainte ! Voici que j’aurai bientôt dix-neuf ans, que cet anniversaire me soit un signal de réveil h »

Ne craignez rien, elle descendra de ces hauteurs. La raideur même et l’ambition de ses désirs nous le promet. Elle est encore à l’âge où l’on dispose sa vie comme un drame et après avoir imaginé d’autres aventures, pour l’instant elle s’exalte devant un programme de sainteté. La volonté du bien qui est au plus profond de sa nature et que nous verrons se fixer peu à peu à un degré de vertu moyenne, plus bourgeoise qu’héroïque, jette maintenant sa gourme, s’exerce et s’épuise en des rêves trop beaux. Plus tard George Eliot jugera avec son habituelle justesse cette crise artificielle et passagère, elle dira comment cet excès même en la soulevant au-dessus d’elle-même lui fut bon et d’ailleurs elle ne fera pas difficulté d’avouer ce qui se mêlait de recherche personnelle et d’amour-propre à cet effort vers la perfection.

Amenée à écouter les lointaines vibrations de cette voix (/’ Imitation). Maggie trouva là un courage et une espérance qui la soutinrent pendant des années de solitude. C’était une foi qui lui était offerte à l’heure où elle avait soif d’espérance et de foi. D’après ce que vous savez d’elle, vous ne serez pas surpris qu’elle mit quelque exagération opiniâtre, quelque orgueil impétueux jusque dans son renoncement ;

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