‹ L'inquiétude religieuse. Deuxième sérieChapitre 95 sur 112 · Lellers , p · texte numérisé non relu

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DE LA FOI AU DOUTE

plus soumis. Pourtant les libéraux n’avaient pas pour eux le nombre, et ils savaient bien que la majorité du clergé se prononcerait contre eux. La belle humeur de Green s’aigrit à la pensée de cette résistance.

Le clergé, écrit-il, ne représente même pas l’Église. Que représente-t-il ? Ni les laïques cultivés, ni l’Angleterre intelligente, mais l’inintelligence du pays A.

Et pour comble d’outrage, il assimile les orthodoxes au x romanistes, ajoutant avec raison : « Qu’estce qu’un romanisme sans infaillibilité, sans unité et sans chef 2 ? »

Décidément la période des violences est ouverte. Quoi qu’il nous en coûte, il nous faut suivre ce noble et charmant esprit dans ces outrances de pensée et de parole qui lui ressemblent si peu. Il appartenait à cette génération d’utopistes qui croyaient naïvement que la science répandue partout allait ramener l’âge d’or. Et pour lui, maintenant, l’Église était la grande barrière de routine et d’intolérance qui pour prolonger son règne, retardait tant qu’elle pouvait l’avènement de la science.

Qui empêche les réformes ? — L’ignorance populaire. — Qui s'oppose à ce que cette ignorance soit éclairée ? l’Église.. Le clergé sait que l’Église s’effondrera le jour où le peuple sera instruit à fond, où il n’y aura plus une seule classe d’hommes vouée à l’ignorance 3.

On comprend ce que devait souffrir l’homme qui,

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