Z.e//ers, pp. 28i
« Le senliment religieux fut toujours profond chez lui, raconte M. Leslie Stephen dans une page où il résume à Temporte-pièce cette évolution religieuse. La vie spirituelle des mystiques, la religion du cœur, celle qui subordonne aux émotions les dogmes et les faits, lui était naturelle... son intelligence, singulièrement vive et prompte, l'ardent intérêt qu'il portait aux recherches historiques et scientifiques, lui firent accepter le principe fondamental du rationalisme, à savoir qu'il faut accepter sans compromis ni réserve les résultats d'une enquête impartiale et complète ^.. Pendant quelque temps le charme personnel de F. Maurice le fascina,, mais ce clair cerveau ne pouvait se contraindre comme Maurice à obéir à la fois aux exigences du système dogmatique et à celles de l'histoire. 11 était impossible à Green, mystique et savant, d'admettre que les rédacteurs du formulaire anglican aient atteint, dans leur travail, les dernières vérités de la religion. 11 savait trop bien l'origine de ce document: d'ailleurs il ne pouvait tenir longtemps l'équilibre des broad-churchmen qui, tout en admettant que ces formulaires vermoulus ne méritent aucune créance^ trouvent pourtant dans une équivoque inconsciente le moyen de les accepter. Green sentait, de façon aiguë, le danger de manquer de loyauté dans sa conduite, et il décida que le jour où il ne lui serait plus possible d'attacher un sens aux paroles liturgiques : « Christ I ayez pitié de nous » il laisserait la cléricature ^ ».
1. On sait quelle était en la matière l'attitude de Leslie Stephen et je n'ai pas besoin de remarquer que, pour un anglican comme pour un catholique, la question telle qu'il la pose est mal posée.