Arch. hist. nat. Inquisition. Lima. Revenus
presque fou, — inatrro en una espede de amenda, — qui lerendit incapable de continuer ses fonctions. En 1787, il ftit mis à la retraite -avec une pension de 800 pesos ensayados, sur les i.oot) qui composaient son traitement complet. Pedro de- Zaldequi, l'ayant déjà remplacé pendant le temps de son inca- ■ pacité, obtint sa succession, mais dut se contenter pour tout traitement des 200 pesos ensayados qui restaient libres sur les gages de Requejo après paiement de sa retraite. Zaldequt obtint seulement d'avoir part aux gratifications (propii\asy qui augmentaient tant soit peu le traitement du secrétaire.. En 1792, il obtint le titre de fiscal ; mais l'Inquisiteur général lui fit payer cette faveur en le grevant, sur les 200 pesos qu'il touchait, d'une pension de i.ooo maravédis (i peso 9 réaux 14 maravédis) au profit du secrétaire en retraite Martinez . Marafion. En 1797, Zaldequi commença à trouver que l'avan-' cément se faisait bien attendre et se plaignit qu'on lui refiisîEt les grades et les gratifications auxquelles il avait droit; Le premier inquisiteur lui fit remarquer qu'en le nommant fiscal, . l'Inquisiteur général ne lui avait attribué que les gages de secrétaire. Zaldequi ne pouvait rien objecter et se tut pour le moment, mais recommença bientôt ses plaintes et s'en ouvrit au second inquisiteur et au membre le plus ancien du Tribunal, . Les deux hommes donnèrent raison à leur collègue et lui conseillèrent d'écrire directement à l'Inquisiteur général, lui promettant que le Tribunal tout entier le soutiendrait. Par un scrupule honorable, Zaldequi avertit le premier inquisiteur de la démarche qu'il allait tenter; mais il eut le tort impardonnable de s'échauffer dans la discussion et parut exiger comme un droit ce que l'inquisiteur considérait comme une véritable faveur. Il acheva de gâter son affaire en réclamant un logement. II lui fut alors répondu que cette prétention était réellement inadmissible. Seul, l'inquisiteur le plus ancien et le second inquisiteur avaient droit au logement,., dans des appartements établis au-dessus des locaux occupés..
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par l'alcayde. Autrefois, il est vrai, à Tnide des reveniK d'une certaine chapellenie, on avait construit un second.^ étage et l'on y avait aménagé un logis pour le liscal; niais] le tremblement de terre de 1746 avait ruiné la construction; il ne restait donc rien à mettre à la disposition de l'io' fortuné Zaldequi. De quoi d'ailleurs pouvait-il se plaindre^ Quand il était arrivé d'Europe, l'inquisiteur Ignacio Obiagi l'avait pris comme familier et lui avait fait donner, sur la courJ près de l'écurie, « une chambre ridicule, tout au plus bonne! pour un cofher ou pour un laquais », et Zaldequi avait été j tout heureux de l'accepter. A la mort d'Obiaga, l'inquisiteur il Aharca vint occuper son appartement et eut la bonté deJ laisser à Zaldequi la petite chambre près de l'écurie ; quoiqu'il! eiit monté en grade et fut alors chapelain du Tribunal, Zaldeqnî* se tint pour satisfait de la garder. Devenu inquisiteur fiscal, demanda à changer de logement et jeta les yeux sur uneJ maison appartenant au Saint-Ollice et occupée par le receveur'! intérimahe. Comme il était plus élevé en grade, et qu'on na pouvait décemment laisser l'inquisiteur fisctil logé comme il! l'était, le premier inquisiteur le fit mettre en possession de la! maison. Zaldequi se plaignit aussitôt que la maison était^ presque en ruines et demanda des réparations. L'inquîsiteiv ! estima sa prétention insoutenable, puisqu'on n'était pas tenitl légalement à le loger et lui refusa tout ce qu'il demandait, f A Madrid, le fiscal de la Suprême accorda à Zaldequi le droit I aux gages et aux gratifications afférents à son office ; * Si son i titre n'en faisait pas mention, il ne disait pas non plus qu'il ne j fallait pas lui en donner ; il fallait donc avoir égard aux intentions des donateurs et des testateurs ; si le fondateur d'une | chapellenie avait déclaré donner à telle ou telle fête une grati- I lîcation de 20 pesos au fiscal du Tribunal, Zaldequi y avait incontestablement droit. !^ Quant à la question du logement et des réparations à la maison du receveur, le juge supérieur n'en souffla mot. Zaldequi était dans la place, il y resta; aussi
obstiné que ses adversaires, il fit exécuter à sa maison les réparations qu'il jugeait nécessaires; il s'arrangea même pour les faire payer au Saint-Office. Il resta pour tous ces motife fort mal vu de sa Compagnie, qui le dénonça, en 1814, comme s'étant montré le moins généreux de tous lors de la souscription patriotique de 1808 '.
Cette longue histoire montre avec quel rigorisme les Inquisiteurs appliquaient les règlements d'administration, comment ils s'ingéniaient à gagner le plus possible sur les émoluments des subalternes, quel peu de soin ils apportaient à l'entretien de leurs bâtiments et combien il était malaisé de défendre ses droits contre leur évident et persistant mauvais vouloir.
D'ailleurs, les cadres s'encombraient de fonctionnaires en retraite, de suppléants et de parasites. Une liste de 1798 mentionne un secrétaire du secret en exercice à i 700 pesos et un secrétaire en retraite à 500, un secrétaire en retraite à 850 pesos, un secrétaire en retraite à 24 pesos 6 réaux, un receveur général à 850 pesosj un receveur général intérimaire au même traitement. Ce dernier fonctionnaire doit être persona grata, car il touche en sus de ses gages 200 pesos pour « droits particuliers » et 250 pesos pour fi"ais de bureau et de recouvrement. Il y a un secrétaire des séquestres en retraite à 500 pesos, un secrétaire surnuméraire à 4 pesos et demi. Les traitements des officiers subalternes ont très légèrement augmenté depuis 1764=. Quelques nouveaux offices