Cf. Lea, T.I, p
2. Ni la chronique de Pierre de Vaulx Gernay, (eh. Patrol. MiGNE, T. CCXIII), ni Guillaume de Puy-
urens (ch. xni, Collection Guizot, T. XV), ni la faeuse chanson des Groisades (v. 421-481), ni la chroque de S. Denis, ni Guillaume le Breton, ni Albéric 5 Trois-Fontaines, ni Guillaume de Nangis, qui
ignorée toujours si elle ne nous était n venue d'Allemagne, au xiv^ siècle, dansu recueil de légendes, d'anecdotes, de récii burlesques qui ne mérilent aucun crédi les Dialogi miraculorum de P. Césaii d'Heislerbach; et encore, sous cette rubr que suspecte : « On raconte que le légi aurait dit... dixisse fertar? »
C'est donc un misérable racontar, dont savant historien d'Innocent III, Luchair membre de l'Académie des inscriptions belles lettres, a fait justice naguère, dai ses cours à la Sorbonne.
Dire maintenant qu'une fois sortie c fourreau, la lourde épée des chevaliers toujours frappé juste et n'a jamais frap trop fort ; que les croisés sont entrés sa
rapportent tous les menus faits de la croisade, ne fc mention de celte sinistre parole. — Cf. Tamizey Larroque, Revue des questions historiques, T. I, 18 p. 68. — M. A MoLiNien, qui ne dissimule pas son Ik Ulité pour l'Église, écrit, dans soti Histoire du L guedoc, que « Ton doit déclarer absolument apocryp ce mot barbare que la plupart des auteurs ont pF^ «U légat Arnaud ».
rière-pensée dans les desseins du Pape et
en sont pas sortis; que la politique n'a
is faussé Tesprit de la croisade; que les
lefs n'ont pas joint ou superposé, à l'œuvre
î pacification, des visées de conquête pour
ttacher au domaine royal des provinces
li n'y tenaient jusqu'alors que par un fil;
le les intrigues et les rivalités des sei-
leurs, l'ardeur même des légats, les pas-
ons humaines n'ont pas engendré des
)us : c'est une autre affaire.
'Nous ne faisons pas le procès des croisés.
ous cherchons à dégager, de cet enchevê-
3ment d'influences et de responsabilités,
rôle et la responsabilité de l'Eglise.
Ces abus, quels qu'ils soient, ne peuvent
ster à la charge de l'Eglise que si l'Eglise
3n est faite complice ou si elle a fermé les
ux.
Or, à lire la correspondance d'Innosnt III, on a la sensation très nette que les oisés vont toujours plus loin que le pape, que, entraînés par leur zèle ou par celui 'S autres, les légats, trop ardents, outre-
passent leur mandat : Il leur reproche c décisions, des initiatives qui excédai( leurs pouvoirs *.
A plusieurs reprises, il prend la défer des vaincus.
Il ne veut pas que l'on condamne le con de Toulouse, encore moins qu'on le ( pouille, sans qu'un procès canonique établi juridiquement sa culpabilité et i trahisons.
Il désavoue, il blâme le parti de l'acti à outrance qui tente d'exploiter la croisa^ non plus contre les Cathares, mais con les seigneurs du Midi et les catholiques
Il réprouve les excès de Simon de Mo fort : ce n'est pas pour lui tailler un : dans le midi que le pape a prêché la cr sade.
11 met fin à l'expédition malgré leslég; malgré les chefs militaires. Il s'agissait sauvegarder la paix de la chrétienté, en primant Thérésie : c'est fait. La croisî