‹ L'InquisitionChapitre 36 sur 57 · Cf. Pastor, Histoire des Papes, T. IV, p · texte numérisé non relu

Cf. Pastor, Histoire des Papes, T. IV, p

oix du sang a trop souvent étouffé la voix e la conscience, et qu'alors, s'il y a eu des; bus, et il y en eut, on serait mal fondé à 3S imputer à l'Eglise, puisqu'ils ne sont as son fait et qu'elle n'a rien négligé pour 3s prévenir et les réprimer?

I Que TEspagne porte donc la responsalilité de ses implacables justices : l'histoire e lui conteste pas le droit de plaider leS: irconstances atténuantes et d'invoquer la laison d'État, puisque l'ordre public et \ sécurité de la nation étaient en jeu.

Les Espagnols, on l'avouera, n'avaient as grands motifs de se montrer tolérants, t mille raisons les invitaient à la vigilance t à l'énergie.

D'autre part, au lendemain de la victoire, t déjà auparavant, Ferdinand et Isabelle e trouvaient aux prises avec une féodalité irbulente qui avait bénéficié, durant la uerre, des soucis et des embarras du

ouvoir central : clergé jaloux de ses priilèges, noblesse fière de ses prérogatives, ammunes frondeuses en possession de

leurs chartes, grands ordres militaires re tranchés derrière leurs exemptions^, touî ces clans rivaux, qui entretenaient pa; leurs intrigues Tagitation dans le pays représentaient des forces avec lesquelles i fallait compter 2.

Se libérer de ces influences, s'affranchi] de ces entraves, abattre ces puissances restreindre ces libertés, réduire ces factions aristocratiques, dominer les seigneurs e le haut clergé pour asseoir plus solidemen l'édifice de la Monarchie S4ir les débris d< cette féodalité : tel fut l'objectif des Sou verains ; et, sous couleur de défense reli gieuse, ils mirent la main sur l'Inquisition pour faire plus rapidement, en frappant le personnes et les fortunes, ce travail de con centration, de nivellement et d'absorption qui, en France et en Allemagne, aval demandé des siècles ^.

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