CÉSAR Gantu, Les hérétiques d'Italie, p
un pareil sujet, en dehors de toute doci mentation, pour exaspérer, sous Taiguillo venimeux du mensonge, les stupides paî sions de la foule.
Sur ce chapitre de l'Inquisition d'Eî pagne, les historiens sectaires sont toi à la remorque d'un très vil personnage Llorente, prêtre interdit, révolté, traître son pays, chassé d'Espagne en 1814, eî puisé de France en 1822, pamphlétaire haj gneux et franc-maçon. Il ahusa de ses fonc lions d'Archiviste de l'Inquisition poij écrire une histoire discréditée à l'avance car le soin qu'il prit de soustraire son livr à tout contrôle et à toute critique en bri lant les dossiers dont il s'était servi ^,suff à le juger. Un auteur qui use de ces prc cédés ne mérite aucun crédit. Il est dis qualifié d'avance.
Les aveux de celui-là sont encore bon à retenir, car la vérité les arrache de fore à sa plume.
1. Balmès. Le Protesîanîisme comparé au Cathol cisme, T. II, p. 413. m
Llorente est loin décompte, cependant, vec nos manuels scolaires. Alors que Prilaire ^ dit 2 millions de victimes, pour 10 ns, il se contente de 30.000, pour trois iècles et demi ^.
Ce chiffre réduit est encore excessif. Des ravaux allemands tout récents esliment u'il faudrait en rabattre au moins les 2/3, omme on avait dû rabattre déjà, de 800.000