JE.NN
Je renie la mienne!
ANDRÉ
Je te le défends !
JEAN
Je la renie! Je la renie!
ANopÉ Ce n'est pas toi qui parles!
JEAN
Alors, c'est l'instinct!... ton fameux instinct!... regarde-le!...
ANDRÉ
C'est monstrueux!...
JEAN
Et puis assez, assez, assez! de toutes vos phrases!... Qu'on emporte cette guenille! Allez la prendre 1 Faites-en ce que vous voulez! mais hors d'ici!
CÉCILE, sombre.
Ah! tenez... maintenant je vous hais autant que je
r lime!
JEAN
Va, va, bourreau! Tu vises bien, lu sais où tu frappes! iu sais où ça fait mal! (ii marche sur elle) Crie encore que tu l'aimes ! C'est bien là que je soufl're ! Crie-le !
CÉCILE, tarouche, '
Oui, je l'aime!
JEAN, il iiinrchc sur elle.
Encore !
CÉCILE, à recalons, vers la chambre.
Je l'aime!... je l'aime!... Et, puisqu'il doit mourir, sachez ceci... Puisqu'il doit mourir...
JEAN
Va, va donc 1
CÉCILE, barrant la porte de ses deux bras ouverts.
Il est à moi ! je le garde !
11 crèvera dans le ruisseau !
CÉCILE
Sous mon toit! dans mes brasl
JEAN, hors de lui. *
Au ruisseau!.. Et c'est moi qui vais l'y jeter!...
(Il lécarte brutalement et fonce dans la chambre. Cécile, qui a chancelé, veut se précipiter sur ses pas. André l'arrête.)