SCÈNE VI o
MAUD
... Et en ce moment même, j'ai un grand peignoir sur le dos.
ANDRÉ, mélancoliquement.
Il y a des peignoirs heureux.
MAUD
Les peignoirs d'honnête femme, ceux qui n'ont pas d'histoire. Mais dites-donc ?... Vous êtes devenu joliment cavalier ! Jamais vous ne vous seriez permis de me parler de la sorte avant... avant votre... accident.
ANDRÉ
Vous croyez ?
MAUD
J'en suis sûre. Ce n'est pas si loin.
ANDRÉ
Trois mois.
MAUD
Et cependant vous me faisiez une cour que j'ose qualifier d'assez ardente.
ANDRÉ
Ardente est le mot.
Mais jamais vous ne vous écartiez du domaine sentimental pur.
ANDRÉ
Ça m'a réussi! Vous me flanquiez régulièrement à la porte !
MAUO
Je vous flanquais à la porte, mais je vous trouvais charmant. Et voilà que vous reparaissez devant moi bien changé... cavalier, oui, cavalier..,
ANDRÉ
C'est bien possible... Il faut vous dire que nous sommes
29R <>:nipi:... vuir:
. V.. ....... .â. — ., > premiers temps. Apri:.s. \v. lospnct
revient. Maie pendant deux ou trois mots... c'esteÉrrayaiil.
MAin
AMiKt:
Farlaitement. N'importe quel aveugle de bonriM foi vous le dira... Tenez, mon éminent confrère des Tuileries... Posez-lui la question : « EBl-il vrai que pendant les premiers mois de votre cécité, vous étiez très irrespectueux avec les femmes, et que, du reste, la plupart vous en savaient gré? « Vous verrez ce qu'il vous répondra.