SCÈNE YIII MARTHE, D'ESPAR
(Georges d'Espar, debout, à l'écart, attend dans une attitude respectueuse, très troublé, lui aussi.)
M.\RTHE, après un instant de silence.
Alors, vous vous êtes décidé, monsieur? Vous voilà enfin?
GEORGES
Oui, madame.
Hostile ?
GEORGlîS
Non. Pas hostile. Résolu.
MARTUE
GEORGES
A vous répondre.
72 MAlVrilE
MARTUE
Et si je n'interroge pas?
GEORGES
Vous interrogerez. Vous avez déjà commencé.
MARTDE
Il semblerait, à vous entendre et à vous voir, (\\i nous fussions des ennemis!
GEORGES
Nous sommes des amis, madame, et vous n'en doutez pas. Je suis votre ami.
Vous l'avez prouvé ce matin, mais....
GEORGES
Mais?
MARTQE
Vous paraissez désireux de le démentir cet après-
miùi.
GEORGES En quoi? ''
MARTflE
Je viens de vous le dire. Votre ton, votre attitude.
GEORGES
Mon ton... mon attitude... Oui... qu'est-ce que vous voulez? Je n'ai pas d'élégance, moi !...
MARTHE, avec un sourire.
Oh! l'élégance!.
GEOUGES
Pas de doigté, si vous préférez... Ni d'allure... Enfin, rien de ce qu'il faudrait ici... Rien de ce qu'on y trouve