SCÈNE III D'AIGUEROSE, TEXIER
d'aiguerose, rentrant.
Vous dites?
TEXIER
Je dis que vous agissez comme un imprudent et comme un imbécile.
d'aiguerose Très flatté!
texier
Comme un imbécile, parce que vous vous laissez gruger par celte intrigante. Comme un imprudent parce que vous la recevez en plein jour au moment où votre femme réclame à cor et à cris un divorce dont la perspective ne vous sourit guère — et pour cause !
94 MAniin:
D'Al..L.r..>w-i:
Gomment voulez-vous que je la reçoive la nuil? Son mari ne lui permet pas de découcher.
TEXIER
Ne la recevez pas.
d'aigufrose
Vous savez bien que cette porte donne accès, par son escalier, sur le petit vestibule. On n'y peut rencontrer que vous, et ça n'est pas compromettant.
TEXIER
Petit ou grand vestibule, il faut sortir de liiMu-i. K' votre fenêtre n'est pas la seule à donner sur l'avenue d l'Aima.
d'aiguerose
Vous me prenez pour un autre. Le petit vestibul communique avec l'immeuble voisin qui est une maiso.' de rapport appartenant à ma femme. Dans cet immeubl' habitent notamment les Auge, avec lesquels Madame de Saules est en relation de visites. Elle s'y rend môme de ce pas. Et elle sortira, dans un quart d'heure, non pas de l'hôtel, mais de chez les Auge.
TEXIER
Soit. 11 y a cependant le concierge...
d'aiguerose
Il dépend de moi comme concierge, et je le paie comme complice.
TEXIER
Vous avez toujours raison. Faites ce qu'il vous plaira. Et surtout ne perdons pas plus de temps en bavardages. Que désirez- vous de moi?
d'aiguerose Toujours la même chose.