ACTE DElX!r:.\lE li
d'aiguerose Cent vingt mille Irancs.
Diable I
Oui, c'est raide. Mais, je vous jure...
MARTQE
Non, pas de serments!
d'aiguerose
Je vous affirme que j'ai tout épuisé avant de recourir à vous.
Vous avez eu tort. Vous savez que je suis là pour ça... D'ailleurs, ce n'est pas la somme qui m'effraye... Seulement le souci d'une petite formalité, que je vais remplir tout de suite du reste.
(Elle 'Ve un papier de son corsage et se dirige vers la table à écrij-e.)
d'aiguerose Que faites-vous?
MARTHE, simplement.
Je savais ce que vous aviez perdu.
d'aiguerose Vous saviez... comment?
MARTUE, tout en écrivant.
Tout se sait. Je vous avais donc préparé un chèque sur la banque Hoffman. Vous me dites qu'il vous faut vingt mille francs de plus... je vais donc surcharger ce papier. Ce n'est pas très réf^ulier, mais le caissier des Hoffman est très gentil. Il paiera.
114 MAiniir:
D Aiu i f. H' i.ilj
Vraiment, Marthe! vous me confondiez I
(Il fait un mouvement pour prendre lo chèque. Mais, d'un gcsi. sans brusquerie, Marthe met le papier hors do sa portée, le i'.:' et le glisse dans son corsage.)
iVARTHE
Un instant... Je me félicite d'une occasion que vous m'offrez de vous être utile, et je le fais sans condition Néanmoins, je voudrais m'assurer tout d'abord que je n>fournis pas des armes à un adversaire. Et cela doit vou paraître assez logique, n'est-ce pas?
d'aigl'eho^e *
Que voulez-vous dire?
Où en sommes-nous?
d'aiglerosb A quel sujet?
MARTUE
Celui qui me tient tant à cœur, et dont je vous ai si désespérément enlreloau naguère : ma libération.
d'aiguerose Plaît-il?
Je dis bien : ma libération.
d'aiguerose, changeant de ton
Oh! trêve d'énigmes!
Je suis loin de toute énigme. Que vous ai-je dit, la dernière fois que nous nous sommes vus, il y a quelque
vingt jours?
d'aiguerose Peu importe.