ACTE TROISIEME
GILEQUAIN
Crisli!
LA BERROiNNIÈRE
Je vous l'ai dit plus d'une fois, c'est, à mon sens, un vilain monsieur, et je ne lui touchais la raain que par égard pour la Marquise. Dès aujourd'hui, j'en suis dispensé.
Des injures?
LA BERRONNIÈRE
Le sire prétendant me faire jouer un rôle... Ah! tenez, n'en parlons plus!... Le sang me bout!...
LE DOCTEURj qui écoute assis sur un coin do table.
La Berronnière, je parie que vous êtes un brave garçon
GILEQUAIN
Cinquante contre un! Le tuyau ne crève pasl
LA BERRONNIÈRE
Heu... couvrez- vous ailleurs... Sur mon teuf-teuf, je suis une sale bête... (Fièrement.) Oui, Messieurs, Irente-sept contraventions depuis l'automne!...
GILEQUAIN
Un record!
LA BERRONNIÈRE
Maintenant, sur le plancher des vaches, j'ai de meilleures tendances, c'est certain.
GILEQUAIN
Mais ce sacerdoce? A quoi servira-t-il ce soir?
LA BERRONNIÈRE
A faire de la vitesse !
GILEQUAIN
C'est-à-dire?
13G xMAUTHE
LA BERRONNIÈRE
Que je n'en puis dire davantage.
GILEQIIAIN
Toujours le grand mystère !
LA BKHRONNIÈRE
Toujours! Sauf autorisation de la Marquise?
MARTHE, redescendant.
Accordé I
LA BERRONNIÈRE
Gomment, je puis?...
Vous pouvez parler. Mais dans le hall. On y fume, ce dont vous mourez d'envie.
LA BERRONtMÈRE
Ma foi, oui! (AGiiequain.) Vcuez, cher maître, on va vous conter ça!
GILEQUAIN
Enfin 1 ce n'est pas malheureux !
LA BERRONNIÈRE, au docteur.
Vous nous accompagnez?
(Mouvement du doclour.) MARTHE, au docteur
Non. Vous, je vous garde.
LA BERRONNIÈRE, sur le seuil de la double -porto
• Alors, nous réclamons la « bar-maid ». %
M.VUTUE
Elle vous suit.
(Gilequain et La Berronnièro sortent.)
ACTC ï;ioisil:.:e 137