‹ L'instinct, ses rapports avec la vie et avec l'intelligenceChapitre 5 sur 50 · OU COMMENCE L’INSTINCT · texte numérisé non relu

OU COMMENCE L’INSTINCT

soit à la fin des mouvements dus à la volonté ou à l’instinct, des phénomènes identiques à ceux auxquels se réduit l’existence des animaux inférieurs. Non-seulement le fœtus des espèces plus élevées débute par un mode d’existence purement végétative et passe par des états analogues à l’état permanent de toutes les espèces moins élevées; mais, dans la suite de la vie, notre existence ne se maintient que par le concours de forces physiques et chimiques que les mouvements instinctifs et volontaires supposent nécessairement. Aussi ni les phénomènes de la digestion, ni ceux de la circulation, ni ceux de la respiration, ni ceux de la reproduction même, si l’on écarte, bien entendu, les actes par lesquels nous les préparons , n'appartiennent à l’instinct. Depuis le moment où l’aliment a été introduit dans l’œsophage, jusqu’à celui où ses éléments décomposés auront été s’ajouter à notre sang, puis à nos os et à nos muscles, les mouvements qui s’accomplissent dans notre corps se produisent les uns les autres et ne dépendent pas de nous.

La moderne théorie des mouvements réflexes est venue mettre cette vérité dans tout son jour, en donnant la véritable cause d’un très-grand nombre de phénomènes qu’on attribuait à l'instinct, ou à ce qu’on appelait la sympathie, en un mot à une force agissant spontanément. Un nerf seusitif

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