‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 73 sur 112 · Chapitre vi, pages 75 et · texte numérisé non relu

Chapitre vi, pages 75 et

à l'intérieur du séminaire des Carmes, l'enseignement des sciences continua à être donné à l'Institut par les professeurs de l'ancienne Faculté.

Les réductions de personnel, qui s'étaient fait si lourdement sentir dans l'ordre des lettres, furent plus modérées dans l'ordre des sciences. L'Ecole rouvrit ses cours, en novembre 1880, avec cinq professeurs et deux maîtres de conférences.

Seules, les deux sections des sciences naturelles, la botanique et la zoologie, qui n'avaient été suivies que par un très petit nombre de candidats, furent supprimées, et les deux titulaires, M. Edmond Alix et M. Edouard Tison, furent nommés professeurs honoraires. La rareté des étudiants en sciences naturelles s'expliquait en grande partie par l'extrême difficulté et la durée exagérée de la préparation au grade de licence dans cette branche. Il fallait alors de trois à quatre ans pour le conquérir, sans compter que ceux qui l'avaient obtenu restaient à peu près étrangers aux autres parties des sciences.

Tous les autres enseignements existant avant la loi de 1880 furent maintenus. Pour les mathématiques, le R. P. Joubert recommença son cours d'algèbre supérieur, et M. Paul Serret, celui de calcul différentiel et intégral : M. Edouard Branly continua l'enseignement de la physique, M. Lemoine, celui de la chimie, M. de Lapparent, ceux de la minéralogie et de la géologie.

Toutefois, le départ de M. Dostor fit tomber l'enseignement de la mécanique rationnelle, que les aspirants à la licence es sciences furent obligés, pour quelque temps, d'aller chercher à laSorbonne.

A défaut de cours régulier, des conférences d'astronomie et de mécanique furent faites par M. Eugène Vicaire, ancien élève de l'École polytechnique et professeur à l'Ecole des Mines ; et des conférences de ma-

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