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REALISATION PRATIQUE

Comme on vient de le voir, l’Institut d'Education physique de Bordeaux représente un centre d'enseignement et de recherches dont les activités peuvent être classées sous trois rubriques différentes

I. Centre de recherches scientifiques appliquées à l’éducation physique et au contrôle médico-sportif. Dépuis 1927, ces travaux sont effectués sous la direction du Professeur R. Fabre, d’abord agrégé de physiologie et sous-directeur de l’Institut, et professeur de physiologie et directeur de l'Institut à partir de 1937.

Il. Centre d'enseignement médical spécial pour les étudiants et les docteurs en médecine qui désirent compléter leurs études en ce qui concerne les différentes méthodes d'éducation physique, la gymnastique médicale, le contrôle médico-sportif et l’inspection médicale des établissements scolaires. Cet enseignement est sanctionné par un diplôme de, spécialité, le « certificat d’études supérieures médicales d'éducation physique ».

HT. Centre d'enseignement et de formation pédagogique destiné aux jeunes.gens et jeunes filles qui préparent le professorat d'éducation physique des établissements scolaires du second degré. Pour ceux qui ne poursuivent pas systématiquement le professorat d'Etat et la carrière de fonctionnaire, et se destinent à la pratique libérale de l’éducation physique ou de la gymnastique médicale, il est délivré un

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diplôme d’'Université : le « certificat d’études supérieures : -d'éducation physique ».

Depuis 1940, où à été créé le monitorat d'éducation physique, la population scolaire de cette section pédagogique s’est ‘accrue d’un nombre assez important de candidats à ce nou- ‘Veau COnNCOUrS. ; :

Les locaux et terrains dont dispose l'Institut d'Education à physique se répartissent de la manière suivante, très heu- ‘reuse d’ailleurs, grâce à une entente parfaite entre l'Uni- versité et la Municipalité de Bordeaux.

Les enseignements théoriques et scientifiques de tous ordres sont donnés à la Faculté de Médecine, dans l’amphithéâtre du Laboratoire de physiologie.

L'enseignement technique, la préparation gymnique, athlé-. tique-et sportive se font dans les magnifiques et modernes. installations du Stade municipal, et éventuellement sur les terrains du Stadium universitaire.

La pratique de la natation et du sauvetage se fait aux piscines municipales.

L'enseignement de pédagogie pratique, les lecons d’éducation physique, sont donnés soit dans les écoles du groupe Henri-IV, soit au Lycée de Bordeaux.

Les séances de gymnastique orthopédique se font à l'Hôpital des Enfants, dans le service de clinique chirurgicale infantile.

Les séances de massage médico-sportif se font dans le service de kinésithérapie de l'Hôpital Saint-André.

Enfin, la recherche scientifique s’effectue soit au Laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine, soit au Labo-

-ratoire de physiologie appliquée qui appartient à l'Institut, et qui a été aménagé, sur le terrain d'entraînement, dans les : locaux du Stade municipal.

Un coin du laboratoire.

2 La jochereie Sciontifique pe À à péucation D enqué : et au contrôle médico-sportit.

Nous avons cru devoir donner un court résumé des difté- rents travaux effectués dans cet Institut depuis 1927. Pour ” simplifier la lecture, nous n'avons pas respecté l’ordré chronologique des publications, nous les avons, au contraire, groupées par matière.

A. — Travaux se rapportant.

aux méthodes d'éducation physique.

DuriLno (André). — Esthétique et Education physique. (Thèse Die £ deaux, 1937.) :- Moa (René). — Contribution à l'étude des différentes méthodes d'éducation physique. (Thèse Bordeaux, 1942.) PERRIN (Denyse). — La femme devant l'éducation physique. (Thèse Bordeaux, 1943.)

Le Docteur Dufilho, dans sa thèse, donne la composition sommaire d’une « leçon complète » d'éducation physique, telle qu’il l'entend, c’est-à-dire visant au relèvement total de toutes les fonctions et s’adressant à l’esprit et au corps.

a) Exposé théorique, mis à la portée de l’âge et de l’instruction de l'individu ou des individus. Cet exposé doit comprendre :

1° des notions aussi vivantes que possible sur la « position fondamentale », point de départ nécessaire de tout mouvement correct;

2° des notions sur la perfection et Sur F imperfection staes avec démonstrations prie par-la mimique ou par le film;

3° un film au ralenti et à la vitesse normale, montrant ce. qu'est la perfection dynamique.

b) Leçon pratique proprement dite :

a. Mouvements analyÿtiques inspirés de la physiologie (les seuls pratiqués en général);

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. B. Recherche du sens kinesthésique: Moyens :

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4° la glace; RAR RAT

2° le mur;

3° étude de la relaxation; : MA Al

4° reconnaissance des attitudes des membres par ap port au corps, les yeux bandés..

y. Sens esthétique : danse, musique.

Il conclut Lies Nous espérons qu'une lecon ainsi composée peut don-

ner des résultats bien supérieurs à celle qui ne comporte que les seuls mouvements analytiques. Nous nous adressons à l'intelligence et à la sensibilité du sujet. Nous éduquons en particulier son sens esthétique. La leçon, au lieu de ne durer qu'uné heure, voit son effort considérablement prolongé. Au lieu de nous adresser à des muscles incoordonnés, nous avons créé un lien physique capable à n'importe quel moment de la journée ou de la.vie de réfréner les défauts physiques. Nous avons ainsi réalisé une œuvre. dont les répercussions sont réelles et se prolongent indéfiniment. Nous avons créé un esprit, » à RE

Le Docteur Molia, dans sa thèse, s'exprime en ces termes : « Jamais peut-être dans l’histoire de l'humanité la pratique régulière des exercices du corps n'a été aussi nécessaire qué de notre temps. ‘: … » La division du travail et la mécanisation sont devenues les caractéristiques de notre civilisation. Le résultat en a été l'augmentation progressive de la population des villes: Alcoolisme, syphilis et tuberculose ont trouvé dans ces grandes agglomérations un milieu favorable à leur développement. » Eu détournant la jeunesse du cabaret, du cinéma, et.en l’exerçant au grand air, l'éducation physique, commencée dès le foyer, poursuivie à l’école et s’épanouissant dans. la pratique rationnelle des sports, apparaît comme l’un des

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moyens les plus efficaces pour lutter contre les principaux fléaux de notre société moderne. »

L'exposé fait par le Docteur Molia, rapide sans doute, mais aussi objectif que possible, montre l’évolution des doctrines et de la pratique des exercices du corps depuis l’antiquité jusqu'à nos jours.

Comme il a pu le constater chemin faisant, il résulte que les conceptions modernes dérivent, en réalité, de tendances antérieures et sont codifiées par les données les plus récentes et les plus précises de l’anatomo-physiologie et de la psychologie humaine.

Et voici la place qui est réservée à la femme par le Docteur Denyse Perrin :

a) Pour les mêmes raisons que l’homme et pour d’autres encore propres à son sexe, la femme doit faire de l'éducation physique à toutes les époques de sa vie.

b) La fillette peut commencer à connaître les disciplines du corps dès l’école maternelle : gymnastique de base, jeux, natation. ;

ce) Avec la période troublée de la puberté, se pose le plus : difficile problème de l'éducation physique, mais, en dehors de la tuberculose, on ne voit aucune contre-indication absolue à la pratique d’une gymnastique de base, de jeux, de danse rythmique, de plein ainr, d’héliothérapie prudente, de natation. Mais, surtout, veiller au surmenage.

— Pendant la menstruation, l’éducation physique habituelle n’est pas défendue, à moins de provoquer des troubles. En dehors des règles, elle tend à régulariser le cycle.

On peut continuer les bains chauds ou tempérés pendant les menstrues, les bains froids devant être réservés à quelques sujets entraînés.

d) Avec la vie de jeune fille commence l'initiation à l'athlétisme et au sport. La seule contre-indication absolue est la tuberculose congénitale.

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— À son avis, tous les sports peuvent être permis à ja femme, sauf boxe, football. rugby, cyclisme de course. Mais tous ces sports.doivent être pratiqués avec modération et sans spécialisation absolue.

— D'une manière générale, les compétitions doivent être évitées chez les jeunes filles. |

— L'organisation de l'éducation physique sur le plan social doit, en France, être à base corporative; pour les jeunes, elle sera annexée à l’apprentissage et, pour les aînés, à | caractère obligatoire aussi, la culture physique doit être pra-

tiquée à la Maison de la Corporation, sous la direction de

professeurs diplômés d'éducation physique et de monitrices choisies parmi les élèves les plus douées, perfectionnées tous les ans par des stages dans des centres spéciaux.

e) Chez la femme, les infections de l’appareil génital avec les prolapsus et les hémorragies génitales graves s'opposent à toute gymnastique active.

— La grossesse, sans nuire à toute activité, met, elle aussi, un frein à l’entraînement. Mais, grossesse, accouchement ét suites de couches sont meilleurs chez les sportives.

— Pour quelques rares sujets exceptionnellenrent doués on peut permettre les championnats.

f) A la période ménopausique, les exercices doivent être considérés comme de l'hygiène et des facteurs régulateurs du déséquilibre.

g) Les activités physiques, dans toutes les périodes de Ja

vie féminine, ne sont possibles que sous surveillance médicale et gynécologique. |

— La fiche physiologique, qui contiendra tous les renseignements sur la vie génitale de la femme, doit rester Ja propriété du médecin et sera couverte par le secret professionnel.

B. — Travaux se rapportant aux réactions sensori-psycho-motrices.

CHaizLou (R.). — Contribution à l'étude des réactions sensoripsycho-motrices chez l’escrimeur. (Thèse Bordeaux, 1929.)

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