ADDENDA
En écrivant cet article au courant de la plume, fai fait une omission que je tiens à réparer. J'ai oublié de dire que M. le Di' Ballay, alors Gouverneur général du Sénégal et dépendances, se trouvait également à Paris dans le courant de l'été de 1901. J'allai le voir et obtins de lui la promesse formelle d'une subvention annuelle de 3.000 francs en faveur de Tlnstitut de médecine coloniale. Sa mort prématurée l'a empêché d'exécuter sa promesse. Je n'en dois pas moins rendre hommage à sa mémoire et le compter au nombre des amis fidèles que l'Institut a rencontrés dès son origine
Au moment de donner le bon à tirer de cet article, je puis le compléter par des renseignements statistiques qui ne sont pas sans intérêt. Le nombre des élèves inscrits s'est élevé à 30 ; quelques-uns ne se sont pas présentés, d'autres ont renoncé à suivre les cours. Aujourd'hui, 8 novembre, le nombre des élèves est de 20 : ils suivent avec une parfaite régularité les cours et les exercices pratiques. Ces 20 élèves se répartissent ainsi :
1" Répartition des élèves suivant leur situation médicale :
Docteurs en médecine 12, dont 2 dames
Internes des hôpitaux 3
Etudiants de 5* année 5, dont 1 dame
2" Répartition des docteurs suivant l'origine de leur diplôme :
Docteurs français pourvus du diplôme français. .... 6 Docteurs étrangers pourvus du diplôme français . . . . 2 Docteurs étrangers pourvus d'un diplôme étranger ... 4
3" Répartition des Docteurs français :
Médecins civils 4, dont 1 dame
Médecins des colonies 2
4" Répartition des élèves suivant leur nationalité :
!de la métropole 10
des Antilles 1
de rinde française 1
Russe naturalisée 1
Belges . . r 1
Colombiens 3
Haïtiens 1
Russes 2
On pourra interpréter ces chiflres de différentes façons : il en ressort du moins très nettement que les étrangers représentent 33 % et les docteurs 60 V© des élèves de l'Institut. Une telle constatation confirme mes prévisions (1) et je ne crois pas me tromper en disant qu'un aussi heureux état de choses ne fera que s'affirmer par la suite. Dès sa première session, flnstitut de médecine coloniale donne donc pleine satisfaction à ceux qui ont été ses promoteurs : ils ont conscience d'avoir fait œuvre utile.
(1) Brochure citée, p. 52-Sa ; Archives, IV, p. 462463.
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ARCHIVES DE PARASITOLOGIE
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