III. Sont considérés comme Bienfaiteurs
1° Ceux qui favorisent la prospérité des Noviciats ou de -quelque œuvre de l'Institut, par leur influence, leur crédit, leur libéralité, leur coopération ou leurs prières.
2° Ceux qui contribuent à la fondation d'établissements nouveaux ou les dotent de revenus,
3° Ceux qui concourent au développement et à l'affermissement des institutions, soit en écartant les obst'acle.^, soit en ralliant des sympathies.
Nous touchons à la fin de notre travail qui n'est, ainsi que nous l'avions annoncé, qu'un tissu de textes, un enchaînement de citations empruntées à tous les pays et à toutes les écoles. Nous avons la confiance d'avoir atteint le but que nous nous sommes proposé, à savoir : montrer sous son vrai jour l'enseignement congréganiste et, par là, disculper l'Institut des accusations gratuites d'incompétence que l'on pourrait chercher à faire peser sur lui, dissiper des préjugés que, de parti pris ou par ignorance, on pourrait s'efforcer de répandre sur ses œuvres et ses méthodes. A l'accusation d'incompétence, nous avons répondu par des chiffres, et des chiffres écrasants, indéniables, fournis généralement par des adversaires ; les préjugés s'évanouissent de l'esprit de tout homme droit et sensé devant la confiance des familles, l'attachement des élèves, les appels des populations et les sacrifices héroïques au prix desquels sont conservés les bons <:hers Frères. Ce travail de déblaiement opéré, nous avons cherché à montrer dans sa splendeur, dans sa puissante organisation, son universelle extension et sa merveilleuse fécondité l'œuvre de l'humble chanoine de Reims, œuvre, dit le général de Sonis, " non pas peut-être la plus brillante, mais assurément une des plus utiles. "
Que nos amis veuillent bien accepter nos plus sincères remercîments pour les notes intéressantes et précieuses qu'ils nous ont communiquées. Nous ne croyons point trop présumer de leur charité et de leur dévoûment aux intérêts de la religion et de la patrie, que d'espérer d'ewx le même con-
cours dans le travail que nous désirerions voir entreprendre concernant nos autres congrégations enseignantes.
Tandis que, d'un côté, nous demandons lumières et conseils ; de l'autre, nous sollicitons les prières de tous nos compatriotes pour le succès, à Home, de trois causes bien chères à tout canadien : celle du Vcncrablc de la Salle, Fondateur de l'Institution dont nous venons d'esquisser les bienfaits; celles de la Vénérable J/^nV de V Incarnation ç\. de la Vénérable Marguerite Bourgcoys, fondatrices de deux Congrégations enseignantes si utiles au pays.
Puissent donc ces quelques pages que nous avons tracées avec une admiration toujours croissante être une consolation et un encouragement pour nos bons Frères, odieusement persécutés dans la mère-patrie et, ailleurs trop souvent, hélas ! en butte à d'indignes tracasseries, à d'injustes accusations ! Puissent-elles les remplir d'un amour sans borne pour leur Institut et d'un attachement inaltérable à leur sainte vocation. Qu'elles inspirent aussi à nos pieux confrères dans le sacerdoce un redoublement de zèle pour le recrutement et la multiplication de ces maîtres chrétiens, véritablement trop peu nombreux en face d'une si riche moisson à recueillir. Que tous nos concitoyens se donnent le doux plaisir d'assister, par la prière et le sacrifice, un Institut auquel la religion doit tant et de si bonnes choses ! Que notre jeunesse canadienne, »i belle et si généreuse donne, chaque année de nombreuses recrues à cette Congrégation qui, disait Pie IX, est une des plus utiles à l'Eglise, et qui semble avoir reçu entr'autres missions providentielles, celle d'inculquer aux générations futures les trois amours sacrés de la Langue, de la Patrie et de la Religion.