‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 102 sur 233 · Chambalon. not., 14 tep · texte numérisé non relu

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daient à l'île d'Orléans. Le 3 janvier 1702, M. Berthelot ratifia ce contrat d'échange ^

Les Sœurs de la Sainte-Famille ne perdaient rien par cette transaction. Quant à M. Lamy, il ne faisait, par cet échange, qne continuer la série de ses bienfaits, car le 5 septembre 1692 \ il avait donné aux Sœurs les deux terres qu'il avait acquises en 1685 et en 1687, à la charge de payer les cens et rentes au seigneur. Cette donation devait « contribuer à l'instruction des pauvres filles de l'ile d'Orléans, même des externes, tant et aussi longtemps que le dit établissement y sera et demeurera ».

L'existence du couvent de Sainte-Famille était assurée. M. Joseph Gagnon, l'un des successeurs de M. Lamy, avait bien raison de dire que celui-ci avait fait beaucoup pour les écoles de la paroisse. Les Sœurs ne savaient comment témoigner leur reconnaissance à M. Lamy. La supérieure générale, Marguerite du Saint-Esprit, lui écrivant an sujet de l'échange de 1701, lui demandait par quels moyens terminer cette affaire, « que nous tiendrons, disait-elle, tonte notre vie comme une très grande charité que vous avez faite à notre communauté qui ne pouvant correspondre à toutes vos bontés ofErira sans cesse à Dieu ses prières pour le supplier d'être lui-même votre récompense •.

Les Sœurs de l'tle avaient besoin d'un bon fermier pour mettre en valeur la terre que leur avait donnée M. Lamy. Elles le trouvèrent dans la personne de Martin Mercier. Ce brave homme et sa femme, Mathurine Roux, par acte da

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