‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 112 sur 233 · I. yûdttéi Smmr Bomrgeofs, vol. II. ppw ^9t-9t · texte numérisé non relu

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Elizabeth Guyon de Saint-Laurent Elles furent remplacées par Madeleine Âsselin de Saint-Ignace et Marie-Anne Guyon de la Passion. Celle-ci était encore au Château- Richer en 1 705. On y rencontre encore les Sœurs Sainte- Anne, Sainte-Claire, Sainte- Apolline et Saint-Alexis ^

En 1726, le 16 août, on enterrait dans Téglise du Cbâteau- Richer, le corps de Marguerite Duteau dite Sœur des Anges, âgée de trente-cinq ans, « missionnaire dans cette paroisse l'espace de six ans où elle a bien rempli les devoirs d'une véritable missionnaire • '.

Les deux dernières furent probablement les Sœurs Saint- François et Sainte-Euphrasie. Elles étaient du moins au Château-Richer en mars 1759.

Ce sont là les seuls couvents de la Congrégation établis au XVII* siècle pour Tinstruction des filles françaises. Trois autres furent fondés au début du XVIII* siècle, et un quatrième eu 1732.

La mission de Boucherville dut son commencement à M. de la Soudrays, prêtre de Saint-Sulpice, qui l'établit en 1703. Deux Sœurs y furent envoyées par la communauté de Villemarie.

En 1705, le Seigneur Houcher donna aux Sœurs un emplacement sur lequel le curé leur fit bâtir une maison.

Après des débuts assez difficiles, la mission connut des jours meilleurs et « les Sœurs eurent la consolation de voir leurs écoles fréquentées par un très grand nombre d'enfants « dont la docilité, la piété et l'application à tous leurs

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devoirs, les dédommagèrent abondamment de lents peines et de leurs sacrifices • *.

La Praine-de*Ia-Madeleine eut son couvent des Sœurs de la Congrégation vers 1705, grâce aux soins de M. de Villermania. Le 3 juillet de cette année, le P. Cholenec concédait aux Sœurs, établies en ce lieu, un arpent de terre en superficie, à la condition qu'elles feraient, pour les donateurs, une communion dans Toctave de la Saint-Prançots- Xavier '. Cette concession fut ratifiée par le P. Vincent Bigot, à Québec, le 5 septembre de la même année ■. Nous avons trouvé dans nos archives le procès-verbal d*arpentage de ce terrain, fait par Catalogne, le 30 mai 1706 *.

Cette mission, qui existe encore aujourd'hui, n'a été interrompue que de 1836 à 1844 ^*

Depuis un grand nombre d'années, M. Basset, curé de la Pointe-aux-Tremblcs de Québec, désirait avoir des Sœurs de la Congrégation dans sa paroisse. On rapporte qu'il fit même, à cette intention, un pèlerinage à Lorette, avec la Sœurs Bourgeoys, et que celle-ci l'avait assuré qu'il ne mourrait pas sans en avoir *.

Ce projet n'eut cependant un commencement d'exécution qu'en 1713. Celte année-là, le 5 octobre, Nicolas Dupont,

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